Les actions d?éveil culturel de la petite enfance ont commencé à se développer en France, à l?initiative des personnels de la petite enfance et des artistes au cours des années 70. Dans les années 80 des projets forts ont vu le jour : la naissance d?A. C. C. E. S (Actions culturelles contre les exclusions et les ségrégations), le projet Théâtre Action de Saint-Egrève, la création de l?IDEF (Institut de l?enfance et de la Famille) et son investissement dans ce domaine, le premier salon des bébés lecteurs en Bourgogne? Dans le même temps, la télévision diffuse le Bébé est une personne émission de T. Lainé, G. Lauzun et B. Martino venant toucher le grand public à la suite des interventions de Françoise Dolto diffusées à la radio dans les années 70 ? sensibilisant le grand public aux connaissances des pédiatres, psychanalystes, linguistes ? et autres chercheurs. Toutes ces actions menées ici et là au gré des énergies de chacun aboutiront en 1989 à la signature d?un protocole d?accord entre le secrétariat d?Etat à la Famille et le Ministère de la culture. Ce protocole a eu pour objectif de démultiplier au niveau national des actions entreprises en leur donnant les moyens financiers nécessaires. Quinze ans après la signature de ce protocole, trente ans après les premières actions, nous avons souhaité interroger les différents acteurs de l?éveil culturel des tout-petits : les pionniers, les institutions ? ministères, collectivités territoriales ? les acteurs de projets actuels, les coordinateurs, les parents, les artistes? et aussi les tout-petits !
Résumé : Le tome 3 de la Flore forestière française décrit 845 espèces des forêts et des milieux associés de la région méditerranéenne. La Flore forestière française, est la "bible" de la botanique forestière, déjà adoptée par plus de 70 000 professionnels de la forêt et de la nature amoureux des plantes et randonneurs. Retrouvez dans chaque tome : - une présentation des caractères écologiques des zones boisées, - un vocabulaire, des clés simples d'accès pour les mousses, les fougères, les arbres, et les autres plantes forestières, - des espèces décrites et dessinées dans les moindres détails avec leur autécologie précisée, - deux index des noms français et latins, - des annexes sur les groupes d'espèces indicatrices, - les groupements végétaux et les plantes protégées.
Résumé : La littérature de jeunesse est ainsi : pour les uns un bouquet de fleurs et pour les autres, inutile. Depuis toujours, elle se complaît dans cette interrogation persistante, insignifiante et infécond écrit-on pour les enfants ? Elle résonne alors inlassablement de mille polémiques quant à sa qualité, son statut, sa fonction. Faut-il l'interdire, la remettre à l'ordre, l'"éduquer" ? Contre les voix qui s'élèvent pour l'éreinter, souvent sans la connaître, Patrick Ben Soussan fait l'éloge de cette singulière faculté de la littérature de jeunesse : offrir aux enfants des occasions de penser, de rêver, de rire et de pleurer, d'aimer, de comprendre, de partager, de rencontrer, au plus vrai, le sensible, l'affecté, le réel et le rêve, de s'échapper et de se retrouver. C'est cela aussi qu'apporte la littérature de jeunesse à ceux qui ne sont plus des enfants, des retrouvailles, non pas avec leur enfance, perdue, inaliénable, mais avec des parts d'eux-mêmes, étranges et étrangères parfois, qu'elle leur révèle, à leur insu.
A près Lire des livres à des bébés, paru en 1998, dans cette même collection, Dominique Rateau nous convie à une promenade à travers ces livres d'images publiés par les éditeurs pour la jeunesse et où des artistes de talent nous donnent leurs points de vue sur le monde. Ces albums, qui offrent plusieurs niveaux de lecture, ne sont pas réservés aux tout-petits! Lire les mots, lire les images, lire entre les lignes n'est pas une question d'âge. En route pour quelques bonheurs de lectures, à partager.
Bosse-Platière Suzon ; Ben Soussan Patrick ; Desca
Si de tout temps les femmes ont travaillé tout en ayant des enfants, aujourd'hui elles sont de plus en plus nombreuses à exercer leur activité à l'extérieur de chez elles. Et les transformations de la famille conduisent la plupart d'entre elles à confier leurs enfants à des professionnels de l'accueil éducatif. Le mouvement féministe, ces dernières décennies, s'est attaché à l'émancipation de la femme et à la construction de la parité avec les hommes. Aujourd'hui, il apparaît important de repenser la maternité et la prise en charge du jeune enfant à partir de la question de la place des femmes dans la société. C'est cette interrogation qui est ici soumise à des historienne, sociologue, médecin, psychiatre, psychologues et psychanalyste.
L'ouvrage est une réponse à la question "à quoi ça sert d'être éducateur?" A contre-courant d'une pensée unique qui réduit le sens d'une pratique à son utilité, l'auteur affirme que la relation éducative ne sert ni à guérir, ni à ramener des individus dans la norme, ni à réparer un préjudice comme y invite l'arrêt Perruche, mais à les aider à surmonter l'injustice liée à leur différence et à trouver du sens à leur vie. C'est ce que l'auteur appelle passer du "vivre" à "l'exister". Prenant appui sur l'expérience de terrain et sur cinq histoires de vie, l'ouvrage présente une relation éducative fondée sur l'engagement de l'éducateur autant que sur son savoir-faire professionnel. Il renoue avec les valeurs fondamentales du métier et tisse le lien entre l'éthique et la pratique. Biographie de l'auteur Educateur spécialisé et docteur en sciences de l'éducation, Philippe Gaberan est aujourd'hui formateur en travail social à l'ADEA de Bourg-en-Bresse (01); ses enseignements et ses recherches le conduisent à se spécialiser en histoire et philosophie de l'éducation. Il est rédacteur au journal Lien social (Toulouse) et l'auteur de plusieurs ouvrages.
La résilience, terme emprunté à la physique pour désigner la capacité des individus à surmonter les traumatismes, n'est pas une notion globale ou uniforme : elle présente de multiples facettes et provoque des controverses dans le monde thérapeutique. Dans cet ouvrage où dialoguent Boris Cyrulnik, à 'origine de la diffusion de cette notion en France, et Serge Tisseron qui en combat les ambiguïtés, les auteurs s'attachent à explorer les phénomènes de résiliences: la résilience serait-elle une recette miracle ou une réelle capacité de chacun à s'épanouir malgré le poids d'un traumatisme ? S'agit-il d'un état ou d'un processus ? D'un mécanisme de défense inné ou acquis ? D'une méthode comportementale ou d'une thérapie ? A mener seul ou avec l'aide d'un tuteur de résilience ? Apanage seulement de la jeunesse ou bien possible à tout âge ? Serait-ce un mot magique survalorisant ceux qui ont survécu à un traumatisme en même temps qu'il donnerait du rêve à ceux qui, dans des difficultés graves, peuvent espérer guérir par leurs seules ressources ? D'autre part, la résilience relève-t-elle du scientifique ou bien du moral dans la mesure où l'amour et la compassion semblent y jouer un râle primordial au détriment du travail scientifique sur l'Inconscient ? Et n'emprunte-t-elle pas à la psychanalyse certains concepts dans leur seul aspect positif et structurant ? Enfin, peut-on en tirer des outils thérapeutiques, voire pédagogiques, où à la traditionnelle prise en charge se substituerait une approche valorisant les ressources de vie, les potentialités de l'individu et de son environnement en développant l'espoir sous forme de réparation ou de création ? . . Joyce Aïn, psychanalyste (Toulouse), membre de la Société Psychanalytique de Paris, présidente de l'association Carrefours & Médiations.
Mauvais Patrick ; Blazy Micheline ; Deligne Isabel
Des professionnels de PMI, de lieux d'accueil, de services de soins en périnatalité, de CAMSP et de pouponnières témoignent de leurs pratiques dans l'accompagnement des relations entre parents et enfants. On reconnaîtra aisément, au travers de ces expériences diverses, une référence appuyée aux travaux d'Emmi Pikler - pédiatre hongroise qui a fondé en 1946 la pouponnière de Lòczy à Budapest - sur le très jeune enfant et sa famille. On y retrouvera l'importance qu'elle accordait, jusqu'au moindre détail, aux conditions concrètes du bien-être et de la sécurité de l'enfant. Les professionnels réunis ici, attentifs et assurés de leur confiance en l'enfant, nous enseignent combien l'accompagnement du processus de parentalisation peut bénéficier de cette approche, dans le respect des familles en devenir. Biographie: Patrick Mauvais est psychologue clinicien, responsable de la formation des formateurs à l'association Pikler Lòczy de France.