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Hermès N° 61 : Les musées au prisme de la communication
Rasse Paul ; Girault Yves ; Veaute Monique
CNRS EDITIONS
24,99 €
Épuisé
EAN :9782271072849
Le Musée est devenu l?un des lieux incontournables de la culture et de sa transmission. Hermès livre ici un éclairage original, non-conformiste, sur cette institution incontournable. L?équipe de Dominique Wolton revient sur les différentes mutations, sur l?essor des musées, mais surtout s?intéresse aux formes et aux transformations de cet espace de communication. Ce numéro questionne le rôle esthétique des musées, leur jeu sur les marchés de l?art, leur fonction de sacralisation d?un art officiel et universel, et en contre point, le débat et les critiques des autres cultures qui voudraient, ou refusent, d?y entrer. Il interroge également la place des exclus du Musée, le non public, la colère des personnes confrontées à une définition de la culture dont elles ne perçoivent pas le sens. Refuge d?une réflexion foisonnante et d?incessantes innovations en matière de médiation et d?accueil des visiteurs, les musées sont un objet parfait pour réfléchir plus largement sur la communication. Jouant avec l'ensemble des moyens offerts par la technologie, ils ouvrent sur un monde synesthésique, sensationnel, multidimensionnel, tout à la fois réel et virtuel et nous interrogent tout particulièrement sur la façon dont se réfractent et sont perçues les controverses sur les choix scientifiques et technologiques, sur les rapports entre la techno-science et la société.
Résumé : La mondialisation est aujourd'hui une réalité bien installée, qui emporte hommes, sociétés et cultures. Mais avec quelles conséquences au juste pour la diversité culturelle ? Pour certains, la mondialisation conduirait à l'homogénéisation, à l'effacement des identités locales sous le poids de modèles imposés par les pays riches et par l'essor des moyens de communication. Pour d'autres, notre époque hypermoderne serait caractérisée par la fragmentation et la diversification des formes d'expression qui se développent par métissage, réaffirmation des cultures régionales ou réaction communautariste. Un ouvrage clair qui fait le point sur la question de la diversité culturelle, les débats et les enjeux qu'elle suscite.
Etudier une population en situation de crise en accentue Les traits vers l'excès, mais enjoint les chercheurs à multiplier les perspectives et apporter des nuances à leurs avancées. Les intermittents du spectacle, population hétérogène revendicatrice d'une parole d'exposition de soi et de dénonciation sociale, symbolisent les maux d'une société visant l'uniformisation tout en dérivant vers le traitement inégalitaire de ses citoyens. Une population sans laquelle le Festival Off d'Avignon ne serait pas ce qu'il est, vitrine de la création contemporaine aux dimensions contrastées, voire contradictoires, du mercantilisme et de la révélation de talents artistiques sous-estimés. L'interpénétration croissante entre les mondes de l'art et des industries culturelles nécessite une redéfinition de la place des intermittents du spectacle dans la société et l'économie. Ce redéploiement, gage de leur propre survie, passe par une réflexion approfondie sur Leur organisation et leurs stratégies de communication. Du monde de La culture à celui des médias, la délimitation se fait de plus en plus ténue. L'évolution de L'intermittence relève d'un processus " médiaculturel " en voie d'expansion. Il s'avère utile de faire converger les recherches en études culturelles et en sciences de La communication pour appréhender ces processus.
La diversité des cultures, depuis la dispersion de par le monde des premières communautés de chasseurs-cueilleurs, a accompagné et largement conditionné l'histoire de l'humanité. Il aura fallu des millénairesd'explorations et d'exactions, d'échanges violents ou pacifiques et deux révolutions technologiques pour atteindre la configuration actuelle, dans laquelle les cultures sont nécessairement confrontées les unes aux autres: mises au défi de se fondre dans une "mondialisation" envahissante, elles peuvent encore espérer la féconder sans s'y perdre. L'ouvrage s'inscrit dans le débat sur la préservation des cultures menacées. Le croisement de l'anthropologie et des SIC (sciences de l'information et de la communication) ouvre la perspective d'une approche critique de la mondialisation qui se souvient des sociétés disparues pour réfléchir aux grands enjeux de la période actuelle. Car, si la rencontre des mondes est globalement enrichissante, en dépit des apparences, elle tend à appauvrir la diversité. Elle est extrêmement dynamique, mais va en s'accélérant, entraînant une transformation sans précédent des modes de vie et des rapports de chacun aux autres. Ce livre, exempt de soumission aux idées reçues, éclaire de manière renouvelée et originale des problématiques centrales pour qui s'interroge sur les mutations du monde: l'atomisation des sujets et le lien que tissent les technologies de la communication en réseaux, les transformations du travail ou de la famille, le pillage des cultures, l'anomie, la progression du sentiment de solitude, mais aussi l'invention de nouvelles formes de sociabilité et de résistance...
Quelles sont les différences entre la Bible juive et la Bible chrétienne ? Entre les Bibles orthodoxe, catholique, protestante ? Qui les a fixées ? Comment ont-elles été diffusées ? Aucun livre n'aura été plus copié, imprimé, traduit, commenté, débattu, loué et honni, aucun livre surtout n'aura eu autant d'influence sur nos croyances mais aussi sur nos modèles de pensée, sur notre langage et notre culture que la Bible. De la traduction de saint Jérôme à l'étude des rouleaux de la mer Morte, c'est la véritable histoire du livre que raconte ici, avec une science et un brio inégalés, Jaroslav Pelikan. Un ouvrage indispensable pour découvrir ou redécouvrir la Bible avec intelligence.
Résumé : Que lisait-on dans la France des années noires ? Comment expliquer la "faim de lecture" propre à la période de l'Occupation ? Quelle fut la part prise par le régime de Vichy dans la circulation, la diffusion, l'orientation des livres publiés ? Et celle de la Résistance dans la propagation des écrits clandestins ? Comment accéder à l'intimité des millions de lecteurs qui, cherchant à s'évader hors d'un quotidien éprouvant, trouvèrent alors refuge dans un ailleurs fait de phrases imprimées ? Stratégies et pratiques des éditeurs, querelles autour du patrimoine littéraire, réorganisation corporative de la chaîne du livre, listes d'interdictions et spoliations de l'occupant, écrivains partagés entre collaboration, accommodement, évitement, insoumission : Jacques Cantier signe la première histoire totale du livre et de la lecture entre 1939 et 1945, des politiques de censure mises en oeuvre par Vichy à l'ébullition culturelle de la Libération. Archives publiques, critiques littéraires, notes de lecture mais aussi écrits du for privé permettent de retrouver les traces intimes des actes de lecture : écoliers de la France rurale cherchant à élargir leur horizon, adolescents parisiens en quête d'initiation, prisonniers de guerre tentant de maintenir une vie de l'esprit, victimes de la persécution antisémite en quête de réarmement moral... Jacques Cantier montre qu'en dépit de la défaite, de la peur et des privations, la France continue à lire et à être le théâtre d'une foisonnante vie littéraire et intellectuelle.
C'est que du bonheur ", s'exclame-t-on désormais communément à tout propos ! Mais qu'est-ce que le bonheur ? Un désir, une aspiration ? Une disposition d'esprit, une aptitude que chacun posséderait à des degrés différents, l'humanité se divisant entre optimistes et pessimistes ? Notre époque, pourtant lourde d'angoisses en l'avenir, semble en effet obsédée par le bonheur. Elle paraît faire de la capacité à être heureux une injonction, un ordre politiquement correct : multiplication de guides et de manuels, créations de clubs et de think tank (" Fabrique Spinoza ", " ligue de l'optimisme "), mise en place de travaux de recherche sur le thème (chaire de sciences du bonheur, Nobel d'économie décerné à Angus Deaton pour ses travaux sur bonheur et croissance). Ce dictionnaire est donc né d'un étonnement sur la place paradoxale prise par une notion fuyante dès que l'on tente de la fixer historiquement et psychologiquement. Il se veut donc critique. Croisant des points de vue multiples à travers 230 entrées et 92 auteurs, de la philosophie à la littérature, des arts à la sociologie, de l'économie à la psychologie et à la psychanalyse, des neurosciences à l'histoire, etc. , il est à la fois instrument de connaissances et invitation à réfléchir sur le contemporain. L'enjeu de ce dictionnaire réside surtout dans la volonté de questionner les nouveaux clichés sur le bonheur.
Résumé : Début 2016, pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, Mein Kampf ressort en Allemagne dans une édition scientifique. Dans le même temps, l'éditeur historique de la traduction française annonce son intention de republier l'ouvrage dûment accompagné d'un appareil critique. Comment expliquer la postérité de ce pensum dont les divagations racistes et complotistes apparaissaient déjà comme telles à l'époque ? La réponse à la question ne serait-elle pas à chercher dans la forme plutôt que dans le fond de cet ouvrage ? En plus d'être le manifeste du national-socialisme, Mein Kampf ne serait-il pas en effet l'archétype d'un genre littéraire bien particulier, celui adopté par des leaders amenés à devenir autocrates, et mêlant propagande, manipulation et autobiographie ? En s'immergeant dans le livre, Albrecht Koschorke fait ressortir les procédés visant à rendre irréfutables les propos avancés, attire l'attention sur la construction de l'ouvrage, les transitions des expériences personnelles aux stigmatisations globalisantes, les changements de registres d'écriture, désintrique les niveaux de lecture et éclaire les divers publics visés. Une approche originale qui, dans la perspective de la prise du pouvoir, s'intéresse moins à la "doctrine" postulée de Mein Kampf qu'à sa "poétique" conjuguant autoritarisme et inconsistance intellectuelle.