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Ma vie et mes camps
Rapoport Benjamin
L'HARMATTAN
21,50 €
Épuisé
EAN :9782747529945
Ces pages ont été écrites par un survivant des camps nazis, plus de cinquante ans après sa libération. C'est l'histoire d'une vie qui nous est contée simplement, elle couvre le siècle et l'Europe. Russe de confession israélite, né en Allemagne, Benjamin Rapoport se rend en France, en 1926, pour y faire ses études supérieures. En 1940, il est arrêté par la police française et interné au camp du Vernet d'Ariège d'où il est livré aux Allemands, en 1942. Drancy, Birkenau, mine de Jawischowitz - annexe d'Auschwitz, évacuation sur Dora et Bergen Belsen où il est libéré, en 1945, par les troupes alliées. Polyglotte, il est rattaché en Allemagne à la 43e division anglaise comme interprète entre les Britanniques et les Soviétiques. Il revient en France en 1947 où il reprend son métier d'ingénieur en électricité. Il est coopérant en Algérie, après l'indépendance. Depuis sa retraite, il partage son temps entre un village de Dordogne et un village d'Andalousie. Benjamin Rapoport a fêté ses quatre-vingt-dix ans le 30 avril 1998, en compagnie de sa femme. En effet, à l'automne de sa vie - quatre-vingt sept ans ! - il eut le bonheur d'épouser une cantatrice. Ana, originaire du même pays que ses ancêtres, la Bielorussie.
A 14 ans, Charles passait chaque jour plus de trois heures sous la douche et il lui fallait deux heures pour s'habiller. Il souffrait de troubles obsessionnels-compulsifs, maladie étrange et secrète qui affecte des centaines de milliers de personnes. Pour la première fois, elles prennent parole, en compagnie de leur médecin, qui nous convie à une réflexion sur ce mal mystérieux que l'on commence seulement à pouvoir soigner. Judith Rapoport est psychiatre. Elle dirige le service de pédopsychiatrie du National Institute of Mental Health de Bethesda (Etats-Unis).
Nation "énigmatique" pour les uns, société "embrouillée" ou "kaléidoscope" politique pour d'autres, l'Argentine des années 1940 et 1950 constitua un casse-tête pour les responsables de la politique extérieure nord-américaine. Dans les années 20 et 30 les gouvernements successifs de Buenos Aires avaient résisté à accepter la politique panaméricaine, mais les Etats-Unis étaient devenus un élément fondamental de la vie économique et politique de l'Argentine. Durant la guerre, la neutralité argentine, jusqu'en 1944, raviva les traditionnelles dissensions entre l'Argentine et les Etats-Unis. L'affermissement du péronisme au pouvoir et le durcissement de la guerre froide entraînèrent une redéfinition de la politique américaine. La situation de l'Argentine dans l'Atlantique sud était importante pour la stratégie globale des Etats-Unis ; mais les relations n'étaient pas encore totalement rétablies à la fin des années 1940. C'est cette histoire, longtemps objet d'intenses polémiques, des relations entre l'Argentine de Péron et les Etats-Unis que l'auteur expose brillamment dans un livre qui est un classique en Argentine.
Dans une approche plurielle du vieillissement où l'intime se mêle au rationnel, l'auteure questionne les potentiels de liberté, de dépassement et de puissance de ces "années qui restent". Elle croise les apports des sciences humaines, son vécu personnel et des témoignages de femmes et d'hommes interrogés sur leur rapport émotionnel, souvent ambivalent, au vieillissement. Son objectif est de contribuer à casser les tabous et le cercle vicieux de la dépréciation de soi et du regard des autres sur le vieillissement et ses changements. Métamorphoses, abandons et rebonds jalonnent l'avancée en âge et chacun de nous est amené à explorer les nouveaux chemins aventureux que nous serons les seuls à connaître. Tout est à faire, à penser, à construire dans un monde en totale mutation !
Un néologisme a émergé dans la langue française, curieusement orthographié bien-traitance, avec ce trait d'union qui marque l'unité de l'être humain de sa conception au soir de son existence, quelles que soient les situations où il se trouve. Cependant, face aux nouvelles problématiques posées par l'avancée en âge, nous voyons converger de multiples courants de réflexions pour mieux cerner le contenu de ce concept, ses déclinaisons, sa mise en ?uvre. Encore faut-il prendre conscience de l'ampleur des mutations auxquelles nous sommes confrontés, comme les situations de dépendance et le recul de la mort aux âges extrêmes de l'existence, ou encore les différences fondamentales de repères culturels et sociaux auxquels les personnes vieillissantes devront faire face. Comment accompagner nos aînés au soir de leur vie? Comment promouvoir de nouvelles compétences dans une telle transition épidémiologique? Et surtout, comment privilégier la dimension relationnelle de la vie psychique de la personne âgée, en tant que sujet en quête de sens et de liberté intérieure, acteur de sa vie jusqu'au bout? Cet ouvrage, à travers les regards croisés de soignants, de responsables d'établissements, d'anthropologues, de psychanalystes, aborde ces questions sans préjuger des réponses. Il laisse la porte ouverte à de multiples pistes de travail, à partir de réflexions nouvelles, de témoignages concrets et d'initiatives de bien-traitance, donnant tout son sens au trait d'union qui en rassemble ici les artisans au soir de la vie.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.