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Le mythe de la naissance du héros suivi de la légende de Lohengrin
Rank Otto
PAYOT
28,01 €
Épuisé
EAN :9782228893459
De nombreux peuples ont glorifié, depuis les temps les plus anciens, leurs rois et princes légendaires, leurs fondateurs de religions, de dynasties ou de villes, bref leurs héros nationaux. Mais c'est principalement la naissance et la jeunesse de ces personnages qui semblent dotées de traits fantastiques. En étudiant les récits du héros à sa naissance, Otto Rank met en lumière les dynamiques d'un fantasme, celui du «roman familial», qui se réalise non seulement dans les histoires légendaires (Sargon, Moïse, Cyrus, Oedipe ou Jésus), mais aussi dans les délires paranoïaques des mythomanes modernes. Avec lui, la mythologie descend dans le monde quotidien des désirs et des conflits. Otto Rank (1884-1939) est l'un des pionniers de la psychanalyse. Il est l'auteur de plusieurs livres chez Payot, dont L'Art et l'Artiste, Don Juan et Le Double, et Le Traumatisme de la naissance.
Résumé : Nous pensons tous avoir une part d'ombre, un autre que soi contre lequel il faut lutter. De qui ou de quoi avons-nous vraiment peur ? Entre psychanalyse et littérature, les deux essais d'Otto Rank publiés ici, "Le Double" (1914) et "Don Juan" (1922), étudient, l'un, le thème du dédoublement de la personnalité, le mythe du jumeau, la croyance en l'immortalité du moi, et l'autre, à partir de réflexions sur l'opéra de Mozart, la série des incarnations artistiques de Don Juan.
Donner une base biologique à l'inconscient, tel est l'enjeu du Traumatisme de la naissance, sans doute le livre le plus célèbre d'Otto Rank.Avec cet ouvrage iconoclaste publié en 1924, Rank, que Freud considérait comme son « fils adoptif », prend de la distance avec la doctrine freudienne classique. Comme l'écrivent Élisabeth Roudinesco et Michel Plan dans leur Dictionnaire de la psychanalyse, « il soutenait l'idée qu'à la naissance tout être humain subit un traumatisme majeur qu'il cherche ensuite à surmonter en aspirant inconsciemment à retourner dans l'utérus maternel ».Les idées développées par Rank dans ce livre - le premier à donner à la relation mère-enfant une très grande importance - influenceront beaucoup la pensée psychanalytique, en particulier l'école anglaise, des kleiniens à Winnicott, en passant par Bowbly.
Résumé : Pourquoi la mère est-elle tantôt objet d'amour, tantôt objet de haine ? Pourquoi les moments de séparation provoquent-ils une telle angoisse chez le nourrisson ? Avant Melanie Klein et Winnicott, Otto Rank jeta, en 1924, les bases de la psychanalyse des tous premiers stades de la vie. Le traumatisme de la naissance n'est pas celui de l'accouchement, mais d'une perte. Chaque nouvelle vie trouve son premier objet, la mère, pour le perdre aussitôt : c'est la catastrophe originaire. Même avec la plus douce des mères et la naissance la moins violente, l'être humain naît dans l'angoisse. Voici l'acte premier d'une tragédie qui se vit autant dans le corps que dans le psychisme, et qui ouvre à notre relation ambivalente à la mère, avant tout Oedipe.
Résumé : Nul n'était mieux qualifié que l'autour de ce livre - docteur en philosophie et rabbin de la synagogue de Birmingham - pour entreprendre le véritable tour de force qu'il a réussi en réalisant la synthèse de l'enseignement contenu dans le Talmud. La richesse de son information n'a d'égale que la maîtrise avec laquelle il répartit son savoir en une suite de chapitres aussi clairs que précis. Cet ouvrage, pendant longtemps encore, rendra d'inestimables services à ses lecteurs.
Avec un humour ravageur et tout britannique, l'anthropologue Nigel Barley s'enfonce dans l'île indonésienne de Sulawesi (Célèbes) à la recherche de ce qui reste de la culture toraja. Au terme d'un parcours semé d'embûches (administrations capricieuses, pluies tropicales, sangsues voraces, transports aléatoires), il découvre un peuple chaleureux et accueillant, niché dans des montagnes à la beauté sauvage. D'un optimisme sans faille, l'auteur parviendra à faire venir à Londres les meilleurs artisans torajas. Ce sera alors son tour de devoir répondre à leurs questions, dans une version exotique de l'arroseur arrosé. Nigel Barley, qui s'était signalé par ses expéditions rocambolesques en Afrique de l'Ouest (Un anthropologue en déroute et Le Retour de l'anthropologue), nous offre ici un récit savoureux et montre, s'il en était besoin, que le respect et l'amitié se jouent des différences culturelles. --Guillaume Segerer
Eugène Minkowski (1885-1972) est l'un des plus grands spécialistes de psychopathologie que la France ait connus. Son oeuvre est structurée par une remarquable trilogie - La Schizophrénie (1927), Le Temps vécu (1933) et Traité de psychopathologie (1966) - dont voici réédité le premier volet. Il nous y donne une leçon de clarté et de précision, l'une des rares définitions sérieuses de la schizophrénie. À partir de la philosophie bergsonienne de l'élan vital, il souligne que la base même du processus schizophrénique est une perte du contact vital avec la réalité. Ce que le schizophrène perd, ce n'est pas la possibilité d'un simple contact sensoriel avec l'ambiance, mais bien la dynamique de ces contacts, c'est-à-dire tout ce qui fait le caractère vivant de la relation du sujet à autrui.
Au moment où l'on s'inquiète sérieusement des effets à long terme de la destruction des forêts dans le monde, ce livre nous rappelle le rôle qu'autrefois jouèrent dans la vie des hommes les arbres protecteurs qui, pourvoyant à presque tous leurs besoins, étaient considérés comme les manifestations par excellence de la présence des dieux sur terre. A chacun était attribuée une essence particulière, de telle sorte que le monde, où nature et divin se compénétraient et s'expliquaient l'un par l'autre, montrait de façon tangible sa multiplicité et son unité à travers les différentes espèces d'arbres. En ce livre foisonnant, plein de belles histoires oubliées, se rassemblent et se conjuguent les croyances, mais aussi les connaissances traditionnelles des civilisations dont nous sommes issus, qu'elles soient égyptienne, sémite, crétoise, grecque, latine, germanique ou celte. Du même coup nous sont restituées les clés d'une compréhension profonde, d'une mise en ordre de l'univers qui, faisant s'accorder l'homme à la nature, le profane au sacré, le quotidien au divin, pourraient encore nous servir d'exemple.