
De la mastication des morts dans leurs tombeaux
En 1725, les gens de Kisolova, en Hongrie, exigent l'exhumation et l'exécution de Plogojovitz, un villageois mort depuis peu, qu'ils accusent d'être un vampire. Le philosophe allemand Michaël Ranft, reprenant en 1728 le motif plus ancien de la "mastication des morts dans les tombeaux", analyse les données du rapport officiel de l'administration autrichienne : nous avons là les prémisses de la construction mythologique du vampire, ce "revenant en corps" dont on connaît la fortune. Au carrefour des voies rationalistes, des chemins théologiques et des sentiers ésotériques, anti-mécaniste et éclectique, Ranft s'avance toujours lesté du savoir de l'Antiquité, pour défendre la thèse de la Magie Naturelle... Au-delà d'un blason macabre du corps (comment vivent encore dans la tombe ongles, cheveux et peau, humeurs, sexe et sang ? ), soucieux de redéfinir la matière, le passage entre vie et mort, de distinguer la croyance dans les forces occultes de la sorcellerie, d'anéantir la superstition, de comprendre la contagion de la peste et le processus de la corruption, à son corps défendant, Ranft célèbre en fin de compte au cours de son enquête la puissance fantastique de l'imagination.
| SKU: | 9782841370276 |
| wmi_id_distributeur: | 29029400 |
| Is Salable (from plugin): | No (Out of Stock) |
| Is Salable (direct MSI check): | No (Out of Stock) |
| Distributor Name: | Par défaut |
| Availability Value: | 0 |
| Availability Label: | Epuisé |
| Match Result: | |
| Default Availability (Config): | 0 - Epuisé |
| Raw Config Mapping: |
Array
(
[_1772119784121_121] => Array
(
[id] => 12707000
[name] => 12707000
[availability] => 1
[activation_attribute] => 1
)
)
|
| EAN | 9782841370276 |
|---|---|
| Titre | De la mastication des morts dans leurs tombeaux |
| Auteur | Ranft Michael ; Sonnier Danielle |
| Editeur | MILLON |
| Largeur | 110 |
| Poids | 127 |
| Date de parution | 19981101 |
| Nombre de pages | 125,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-
Le conte de la montagne aux six pins
Raft MélissaAlex est un enfant qui vit du côté de la montagne aux six pins régi par les robots. Chaque année, ces dirigeants s'assurent de l'obéissance des humains en organisant un contrôle. Mais cette fois, Alex le rate. Il va voir sa vie complètement chamboulée. Il se retrouve projeté dans une aventure aussi périlleuse que fantastique qui l'emmènera de l'autre côté de la montagne, dans un lieu dont il ignorait totalement l'existence mais qui, secrètement au fond de sa mémoire lui chantait des berceuses depuis sa naissance. Il découvrira que dans cette partie de la montagne, ce ne sont pas les robots qui règnent mais les Dieux. Il n'aura alors qu'une mission : libérer les humains de l'emprise des robots pour les ramener vers les Dieux.ÉPUISÉVOIR PRODUIT19,10 € -
La peau de banane
Raft MélissaUne voix résonne dans le hall d'embarquement Vol Malaysia Airlines MH 20 – Tous les passagers sont invités à se présenter en porte d'embarquement 42 — Quelle foule ! pense Annie. Ils ont donc tous décidé de partir en même temps que moi ! J'aurais dû prévenir mon imprésario ! Un sourire se dessine sur son visage. Annie n'a pas plus d'imprésario que de TV plasma. Elle est une simple voyageuse qui s'en va en Asie. Ca faisait des années que ça la titillait. Faire un voyage loin, très loin de tout ce qu'elle avait toujours connu. Etre totalement dépaysée et aussi et surtout, être enfin seule. Accompagnée, elle l'avait toujours été. Beaucoup trop, en y repensant."ÉPUISÉVOIR PRODUIT22,22 €
Du même éditeur
-

Les causes et les remèdes
HILDEGARDE DE BINGENLorsqu?un homme bâtit une maison, il y fait une porte, des fenêtres et une cheminée, de façon à entrer et sortir par la porte pour aller chercher ce qui est nécessaire, de façon à recevoir de la lumière par les fenêtres et de façon que, lorsqu?il allume du feu, la fumée sorte par la cheminée, pour que la maison ne soit pas noircie par la fumée. De la même façon, l?âme qui est installée dans le corps comme dans une maison envoie et reçoit des pensées comme par une porte, les regarde comme par des fenêtres et fait passer leurs forces vers le cerveau ? de même que lorsqu?on allume du feu, la fumée s?en va vers la cheminée ? afin que celui-ci les trie en les examinant. Les pensées sont les causes premières de la science du bien et du mal et les organisatrices de toutes choses et sont appelées pensées. Car les pensées sont les causes premières de la bonté, de la sagesse, de la sottise et des autres faiblesses semblables, de la même façon que les mauvaises pensées sortent du c?ur : voilà ce qu?est la porte de la maison de l?âme. Et c?est pourquoi depuis le c?ur un chemin s?avance vers les éléments avec lesquels l?homme réalise ce qu?il pense. Et les forces des pensées montent vers le cerveau et le cerveau les rassemble, car le cerveau est le principe humide de tout le corps, de même que la rosée humidifie toutes choses. Et lorsque certaines humeurs mauvaises ou fétides se développent chez l?homme, elles envoient vers le cerveau une vapeur nocive.Il n?y a pas de maladies, rappelle avec force Hildegarde, mais des hommes malades, et ces hommes sont intégrés dans un univers qui, de même qu?il participe à leur malheur, doit aussi prendre sa part dans la guérison ; ils doivent être soignés dans leur totalité, corps et âme, et, même si la nature peut et doit venir à leur aide, c?est bien souvent dans leur propre sagesse, leur modération, leur maîtrise d?eux-mêmes, qu?ils trouveront les forces qui soutiendront le processus de guérison.4e de couverture : Lorsqu?un homme bâtit une maison, il y fait une porte, des fenêtres et une cheminée, de façon à entrer et sortir par la porte pour aller chercher ce qui est nécessaire, de façon à recevoir de la lumière par les fenêtres et de façon que, lorsqu?il allume du feu, la fumée sorte par la cheminée, pour que la maison ne soit pas noircie par la fumée. De la même façon, l?âme qui est installée dans le corps comme dans une maison envoie et reçoit des pensées comme par une porte, les regarde comme par des fenêtres et fait passer leurs forces vers le cerveau ? de même que lorsqu?on allume du feu, la fumée s?en va vers la cheminée ? afin que celui-ci les trie en les examinant. Les pensées sont les causes premières de la science du bien et du mal et les organisatrices de toutes choses et sont appelées pensées. Car les pensées sont les causes premières de la bonté, de la sagesse, de la sottise et des autres faiblesses semblables, de la même façon que les mauvaises pensées sortent du c?ur : voilà ce qu?est la porte de la maison de l?âme. Et c?est pourquoi depuis le c?ur un chemin s?avance vers les éléments avec lesquels l?homme réalise ce qu?il pense. Et les forces des pensées montent vers le cerveau et le cerveau les rassemble, car le cerveau est le principe humide de tout le corps, de même que la rosée humidifie toutes choses. Et lorsque certaines humeurs mauvaises ou fétides se développent chez l?homme, elles envoient vers le cerveau une vapeur nocive.Il n?y a pas de maladies, rappelle avec force Hildegarde, mais des hommes malades, et ces hommes sont intégrés dans un univers qui, de même qu?il participe à leur malheur, doit aussi prendre sa part dans la guérison ; ils doivent être soignés dans leur totalité, corps et âme, et, même si la nature peut et doit venir à leur aide, c?est bien souvent dans leur propre sagesse, leur modération, leur maîtrise d?eux-mêmes, qu?ils trouveront les forces qui soutiendront le processus de guérison.ÉPUISÉVOIR PRODUIT28,01 € -
Le parfait pêcheur à la ligne. Ou Le divertissement du contemplatif
Walton IzaacAu IIème siècle après J. -C., le naturaliste romain Claudius Aelianus décrivait déjà des pêcheurs qui, pour imiter les insectes dont se nourrissent les truites, "enroulent de la laine rouge autour d'un hameçon et fixent dessus deux plumes rouges extraites de dessous la caroncule d'un coq". Mais les Anglais furent les véritables inventeurs de ce sport. En 1653, Izaac Walton en édicta les règles dans son Parfait pêcheur à la ligne, constamment réédité depuis et dont on dit qu'il est le livre le plus vendu, outre-Manche surtout, après la Bible. Il s'agit d'un exposé sur l'art et la manière de pêcher, puis d'accommoder le poisson. Et si certaines recettes (de pêche ou de cuisine) ne trouvent plus d'adeptes, si les exposés scientifiques de Walton prêtent à sourire aujourd'hui (le brochet qui tire sa naissance de l'herbe à brochet par exemple), il reste ce qui a traversé les siècles et charmé des générations de lecteurs à savoir la leçon de sérénité d'un contemplatif.ÉPUISÉVOIR PRODUIT10,00 € -
Livre des prophéties
Colomb Christophe ; Estorach Soledad ; Lequenne MiEn l?an 1500, Colomb est arrêté avec ses frères à San Domingo et ramené en Espagne enchaîné. Les Rois catholiques lui interdisent de retourner dans "ses" Indes. Condamné à l?inactivité, il relit la Bible et accumule les citations bibliques : c?est LE livre où tout est vrai, où l?invraisemblable et l?incompréhensible ne font qu?appeler à un sens symbolique. C?est le livre dicté par Dieu même où passé, présent et futur sont écrits. « Sans lecture attentive de ce Livre des prophéties, il est impossible de comprendre la pensée de Colomb, son système du monde, sa ?philosophie de l?histoire?, et donc son ?uvre de découvreur? »Michel Lequenne a bouleversé les études colombiennes, bousculé les mythes noirs et roses, dissipé les pseudo-mystères, montré la cohérence du projet de Colomb et la logique de son utopie.?Biographe du découvreur, il est, avec Soledad Estorach (1915-1993), le traducteur de son ?uvre, désormais complète avec ce volume.4e de couverture : En l?an 1500, Colomb est arrêté avec ses frères à San Domingo et ramené en Espagne enchaîné. Les Rois catholiques lui interdisent de retourner dans "ses" Indes. Condamné à l?inactivité, il relit la Bible et accumule les citations bibliques : c?est LE livre où tout est vrai, où l?invraisemblable et l?incompréhensible ne font qu?appeler à un sens symbolique. C?est le livre dicté par Dieu même où passé, présent et futur sont écrits. « Sans lecture attentive de ce Livre des prophéties, il est impossible de comprendre la pensée de Colomb, son système du monde, sa ?philosophie de l?histoire?, et donc son ?uvre de découvreur? »Michel Lequenne a bouleversé les études colombiennes, bousculé les mythes noirs et roses, dissipé les pseudo-mystères, montré la cohérence du projet de Colomb et la logique de son utopie.?Biographe du découvreur, il est, avec Soledad Estorach (1915-1993), le traducteur de son ?uvre, désormais complète avec ce volume.ÉPUISÉVOIR PRODUIT16,00 € -
Le théâtre des philosophes. La tragédie, l'être, l'action
Taminiaux JacquesÉPUISÉVOIR PRODUIT24,00 €
De la même catégorie
-
Mort et pouvoir
Thomas Louis-Vincent ; Urbain Jean-DidierRésumé : Notre société vit dans le déni de la mort. Cette loi non écrite, découverte et formulée seulement dans les années 1950-1960 par des sociologues et des historiens, est à la base de ce livre, premier essai de Louis-Vincent Thomas à traiter de front, sans fard, notre rapport actuel à la mort : la mort et ses usages, la mort subie ou provoquée, montrée ou cachée, la mort manipulée, la mort au quotidien ou dans les hôpitaux, la mort dans les malaises sociaux, en politique, en médecine ou en justice. La mort partout, même si l?on ne veut pas en parler. La mort, enfin, puissante en tant qu?elle est angoisse, horreur, moyen de chantage ou d?évasion, et de ce fait à l?origine de tout pouvoir et de toute vie sociale.ÉPUISÉVOIR PRODUIT9,15 € -
Ethnologie des anciens alcooliques. La liberté ou la mort
Fainzang SylvieÉPUISÉVOIR PRODUIT9,13 € -
Le travail des morts. Une histoire culturelle des dépouilles mortelles
Laqueur Thomas ; Borraz HélèneRésumé : Voilà presque 2500 ans, Diogène demandait à ses disciples qu'a sa mort ils jettent son corps par-dessus le mur, où il serait dévoré par des bêtes sauvages. Quelle importance puisqu'il aurait quitté ce monde ? Pourtant Diogène fit scandale. Pourquoi - quel que soit le contexte religieux et idéologique, et même lorsque la croyance en l'âme est imprécise - le corps sans vie est-il considéré, en tous lieux et à toutes époques, comme important ? Comment la persistance de l'être se substitue-t-elle au cadavre ? Les vivants ont bien plus besoin des morts que l'inverse, et les morts sont à l'origine de mondes sociaux. Mobilisant poésie et peinture, architecture et médecine, statuaire et géographie, littérature et théologie, ce grand livre délimite les manières dont les morts ont façonné le monde moderne, malgré le désenchantement supposé de notre ère. Trois questions le structurent. "Où sont géographiquement les morts ? " Laqueur décrit la naissance, au Moyen Age, du lieu de repos dominant des morts - l'enclos paroissial - et expose les motifs pour lesquels, aux XVIIIe et XIXe siècles, il fut largement supplanté par le cimetière moderne. "Qui sont les morts ? " explicite les raisons qui ont rendu insupportable l'inhumation anonyme et conduit, depuis le XIXe siècle et à une échelle sans précédent, à réunir les noms des défunts sur de longues listes et des monuments commémoratifs. "Que sont les morts ? " éclaire l'échec de la crémation : cette technique sophistiquée - la transformation du corps en matière inorganique -, commencée comme une fantaisie moderniste visant à dépouiller la mort de son histoire, est venue buter sur l'inacceptable anonymat des cendres du Génocide. L'originalité foncière de Laqueur est de révéler les manières dont les morts font la civilisation à grande échelle comme au niveau intime, en tous lieux et en tous temps ; leur poids historique, philosophique et anthropologique est immense et presque sans limite ni comparaison.ÉPUISÉVOIR PRODUIT35,00 €







