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São Bernardo
Ramos Graciliano
GALLIMARD
12,25 €
Épuisé
EAN :9782070705467
Rien ne laissait prévoir que Paulo Honório, un jour, tenterait d'écrire son histoire. Orphelin pauvre, ne connaissant même pas la date de sa naissance, il est devenu un propriétaire terrien sans scrupules, brutal et agressif. Il maltraite ses paysans, escroque ses voisins, intrigue lors des échéances électorales. Homme d'action, il ne prend la plume que poussé par l'échec de sa vie : le suicide de Madalena, la jeune institutrice que, dans sa quarante-cinquième année, il a épousé par amour. Mais jamais la jeune femme n'a accepté la conduite de Paulo, ni sa jalousie, au point de préférer mourir plutôt que d'obéir à sa loi. De cette perte, Paulo Honório ne se console qu'en tentant de revivre, par l'écriture, l'itinéraire qui fut le sien. Assis à sa table, fumant la pipe et buvant du café devant "le feuillage noir des orangers la nuit", il trouve une sorte de sérénité. Devant nous resurgissent les épisodes les plus divers de son existence, les premières rencontres avec Madalena, la mort, sa solitude actuelle, avec ce fils que Madalena lui a donné et qu'il n'aime pas. São Bernardo est un roman d'apprentissage à rebours, dans lequel un homme vieillissant s'efforce de comprendre son trouble passé à l'aide de mots qu'il doit retrouver au-delà de sa mémoire, derrière le langage utilitaire qui a été le sien toute sa vie.
Résumé : Une immense portion du Brésil intérieur est un désert que l'on nomme le sertão recouvert par la catinga, savane où paissent des troupeaux chétifs. Périodiquement, la sécheresse chasse quelque famille à demi morte de misère : le lit pierreux des rivières sert de piste à leur exode. Fabiano le vacher, sa femme, ses deux fils et le chien Baleine atteignent ainsi une ferme provisoirement abandonnée par son propriétaire. Ils la remettent en état et y retrouvent, au coeur de l'hiver qui est la saison des pluies, une relative tranquillité. Mais une irrémédiable fatalité pèse sur la famille : la misère et l'ignorance les séparent du monde. Si Fabiano se rend au marché du bourg pour y faire des achats, il se fait voler, battre et jeter en prison. Et comme pour confirmer l'acuité de leur instinct, obscur et presque animal, des milliers d'oiseaux migrateurs s'abattent un jour sur la région pour lui voler ses dernières réserves d'eau : ils annoncent une nouvelle période de sécheresse. Fabiano et les siens, soumis au sort, quittent la ferme où ils ont connu une apparence de bonheur. Et, nostalgiques, ils partent à la recherche de l'inaccessible pays clément qui, peut-être, se cache derrière les montagnes.
Résumé : Qu'elles évoquent les interrogations existentielles surgissant au cours d'une nuit d'insomnie, le délire d'une agonie dans une chambre d'hôpital, l'angoisse du cambrioleur aux prises avec ses fantasmes ou encore l'absurdité d'une démarche faite à contrecoeur auprès d'un politicien infatué, ces nouvelles du grand romancier brésilien nous mènent aux zones troubles de la conscience en crise. Le personnage de l'écrivain est lui-même observé sous un éclairage sinistre, relevé parfois d'une touche d'humour acide. Un seul domaine semble épargné, celui de l'enfance : deux nouvelles sont consacrées au monde fantasque d'une fillette jouant à la grande dame dans un monde qui s'obstine à ne pas la comprendre. Pourtant, à y regarder de plus près, le lecteur découvre certains replis qui pourraient bien préfigurer de plus graves complexités...
Un papa essaie de coucher son "petit monstre" récalcitrant, qui fait traîner les choses, réclame une histoire, a soif, saute sur son lit... Le petit lecteur s'identifie à ce "petit monstre', représenté sous la forme d'une sorte de bébé crocodile rigolo. Cette histoire s'adresse aux très jeunes enfants qui font durer le moment du coucher. Le récit de leurs propres agissements est toujours source d'amusement et c'est tellement bien de se reconnaître dans quelqu'un d'autre. Et puis la chute (visuelle) ne manque pas de piquant. Un incontournable."
Résumé : Rien ne laissait prévoir que Paulo Honório, un jour, tenterait d'écrire son histoire. Orphelin pauvre, ne connaissant même pas la date de sa naissance, il est devenu un propriétaire terrien sans scrupules, brutal et agressif. Il maltraite ses paysans, escroque ses voisins, intrigue lors des échéances électorales. Homme d'action, il ne prend la plume que poussé par l'échec de sa vie : le suicide de Madalena, la jeune institutrice que, dans sa quarante-cinquième année, il a épousé par amour. Mais jamais la jeune femme n'a accepté la conduite de Paulo, ni sa jalousie - au point de préférer mourir plutôt que d'obéir à sa loi. De cette perte, Paulo Honório ne se console qu'en tentant de revivre, par l'écriture, l'itinéraire qui fut le sien. Assis à sa table, fumant la pipe et buvant du café devant "le feuillage noir des orangers la nuit", il trouve une sorte de sérénité. Devant nous ressurgissent les épisodes les plus divers de son existence, les premières rencontres avec Madalena, la mort, sa solitude actuelle, avec ce fils que Madalena lui a donné et qu'il n'aime pas. São Bernardo est un roman d'apprentissage à rebours, dans lequel un homme vieillissant s'efforce de comprendre son trouble passé à l'aide de mots qu'il doit retrouver au-delà de sa mémoire, derrière le langage utilitaire qui a été le sien toute sa vie.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.