Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
L'Explosion du journalisme. Des médias de masse à la masse de médias
Ramonet Ignacio
GALILEE
20,00 €
Épuisé
EAN :9782718608358
Cet essai critique propose une anatomie de la presse écrite à l'heure où l'écosystème médiatique est dynamité par la révolution numérique et le développement des réseaux sociaux. Chaque citoyen, dans la nouvelle société-réseau, a vocation à devenir "journaliste" en s'appropriant des dispositifs légers comme les blogs, Twitter ou Facebook qui offrent un potentiel communicationnel inédit. Certains envisagent même un "journalisme sans journalistes", à la manière du média social WikiLeaks, pour garantir l'existence d'une information libre et indépendante. Etablis au cours d'un siècle et demi de domination médiatique, les repères théoriques et pratiques du journalisme se révèlent désormais inadaptés. Sous les diktats de l'urgence et du marché, les lois de l'information changent très vite, tandis que se multiplient les risques de manipulation et de bidonnage. Certains genres plébiscités par l'opinion publique, comme le journalisme de reportage ou d'investigation, sont déjà en voie de disparition, jugés trop coûteux. Cependant, ce nouveau système n'a pas encore réussi à trouver de modèle économique viable, alors que des sites Web novateurs et mieux adaptés à leur environnement viennent concurrencer toujours plus les grands médias traditionnels. Le journalisme y survivra-t-il? Sans doute, car il en a vu d'autres et n'a jamais connu d'"âge d'or". Mais, pour l'instant, il se retrouve un peu tel Gulliver à son arrivée dans l'île des Lilliputiens, ligoté par des milliers de liens minuscules.
Comment fut prise, au sein de l'Administration Bush, la décision d'envahir l'Irak ? Comment a été conçue, pour convaincre l'opinion mondiale, la plus ambitieuse opération de propagande et d'intoxication de tous les temps ? Quelles personnalités, autour du président des Etats-Unis, souhaitaient depuis toujours cette " guerre préventive " ? Pour quelles raisons ? Pour le pétrole ? Qui sont les " faucons " ? Quelle est l'idéologie des néoconservateurs ? Quels sont les liens entre cette guerre et les attentats du 11-Septembre ? Comment les médias ont-ils été manipulés ? Qui a fabriqué les grands mensonges qui servirent de prétexte à l'invasion ? Pourquoi l'occupation de l'Irak a-t-elle tourné au désastre ? Qui sont les résistants ? Les Etats-Unis peuvent-ils se dégager du bourbier irakien ? Ignacio Ramonet répond de manière documentée à chacune de ces questions, en reconstituant la chaîne d'événements et de décisions ayant abouti à l'invasion et à l'occupation de l'Irak : une réflexion passionnante sur les ambitions du néo-impérialisme américain.
Face à la puissance nouvelle des communications de masse, la question que se posent les citoyens n'est plus : sommes-nous manipulés ? Car la réponse à cette interrogation, chacun le sait, est malheureusement affirmative. Il s'agit désormais de savoir comment nous sommes mentalement influencés, contrôlés, conditionnés ? A l'heure d'Internet et de la révolution numérique, ce livre tente de répondre à cette question majeure. En rappelant comment se fabrique l'idéologie, comment se construit cette silencieuse propagande qui vise à domestiquer les esprits, à violer les cerveaux et à intoxiquer les c?urs. A l'aide de nombreux exemples puisés dans la télévision ou le cinéma, il nous explique quels sont les mécanismes et les procédés de l'endoctrinement contemporain. Comment, sans que nous nous en apercevions, les nouveaux hypnotiseurs entrent par effraction dans notre pensée et y greffent des idées qui ne sont pas les nôtres. Ainsi, par exemple, dans les modernes sociétés médiatiques, un enfant de quatre ans, avant même d'entrer à l'école, a déjà été soumis à plusieurs milliers d'heures de télévision et a gavé ses yeux de suggestions éphémères rapidement évanouies. Evanouies ? Pas entièrement, nous dit Ignacio Ramonet, car toutes ces images spots publicitaires, films-catastrophes, séries policières, comédies, scènes de guerre et de violence... laissent des traces subliminales dont l'influence, à la longue, finit par fortement déterminer nos comportements. Et par réduire notre liberté.
À l'heure d'Internet et de la révolution numérique, la question que se posent les citoyens n'est plus : " Sommes-nous manipulés ? ", mais " Comment sommes-nous mentalement influencés, contrôlés, conditionnés ? " Ignacio Ramonet, grâce à de nombreux exemples puisés dans les univers cinématographique et télévisuel, montre les manières dont se fabrique l'idéologie, dont se construit cette silencieuse propagande qui vise à domestiquer les esprits, à violer les cerveaux et à intoxiquer les c?urs. Il met au jour les mécanismes et les procédés de l'endoctrinement contemporain. Comment, sans que nous nous en apercevions, les nouveaux hypnotiseurs entrent par effraction dans notre pensée et y greffent des idées qui ne sont pas les nôtres : spots publicitaires, films-catastrophes, séries policières, comédies, scènes de guerre et de violence... - toutes ces images laissent des traces subliminales dont l'influence, à la longue, finit par fortement déterminer nos comportements. Et par réduire notre liberté.
Le capitalisme connaît en moyenne une crise grave tous les dix ans. Mais un séisme économique d'une aussi forte intensité que celui de L"automne noir 2008, il ne s'en produit qu'un seul par siècle. Aucun autre cependant, avant celui-ci, n'avait conjugué une somme de menaces croisées aussi alarmantes. Tout le système financier - banques, bourses, caisses d'épargne, agences de notation, normes comptables - a craqué. Et une doctrine a fait faillite: celle du néolibéralisme, responsable de la déréglementation des marchés et de la spéculation effrénée de ces trente dernières années. De surcroît, l'ouragan, d'abord immobilier, bancaire, puis boursier, s'est rapidement propagé à l'ensemble du champ économique pour devenir une tempête industrielle et enfin sociale. Tout cela, dans une atmosphère globale déjà alourdie par une triple crise: énergétique, alimentaire, climatique. Et dans un contexte géopolitique marqué par l'affaiblissement de l'hégémonie américaine et par la montée en puissance de la Chine. La convergence et la confluence de toutes ces tensions. au même moment, dans toute la planète, font de ce cataclysme un krach parfait. En s'appuyant sur d'éclairants exemples tirés de l'actualité, lgnacio Ramonet, ancien directeur du Monde diplomatique, décrit comment se sont mis en place, méthodiquement, depuis plusieurs décennies, les éléments (idéologiques, politiques, économiques) qui ont favorisé l'explosion de cette crise. Il explique le fonctionnement précis des mécanismes ayant permis la fabrication du krach et analyse les éventuelles conséquences - sociales et géopolitiques - qui pourraient en résulter. Enfin, il propose l'adoption d'une liste de mesures concrètes pour refonder l'économie sur des bases plus justes et plus démocratiques."
Libre parole rassemble trois essais de style et de circonstance différents : la Conférence Hrant Dink sur la démocratie et la liberté d'expression par temps de violence, donnée en public à Istanbul en janvier 2018 ; les Thèses élaborées en 2015 sur "Liberté d'expression et blasphème", pour intervenir dans la discussion qu'ont relancée les assassinats par les membres de Daech de journalistes de Charlie Hebdo associés à la publication des "caricatures de Mahomet" ; enfin, le séminaire donné en 2013 et rédigé l'année suivante sur les formes de la parrésia selon Michel Foucault, où se trouve déployée à partir de l'exemple grec sa conception du courage de la vérité. Leur objectif commun est de problématiser les conditions et la fonction de la liberté d'expression en tant que droit aux droits, plus fondamental que jamais dans une période de régression des formes démocratiques, facilitée par les effets désagrégateurs de la mondialisation capitaliste, et surdéterminée par les effets de terreur et de contre-terreur que suscite une situation de guerre endémique à laquelle aucune région du monde n'échappe entièrement désormais. Il est aussi de montrer que, si la liberté d'expression institutionnellement garantie, et la libre parole qui en forme la contrepartie subjective, constituent une "propriété" inaliénable des individus et des groupes dont l'autonomie est (théoriquement) reconnue en démocratie, il faut s'élever à la conception d'un bien public de la communication si l'on veut en généraliser l'exercice, en prévenir les usages discriminatoires, et lui conférer par là-même toute sa normativité politique.
La publication d'un Carnet soviétique écrit lors d'un voyage effectué en URSS en 1983 est l'occasion de critiquer ce que je nomme la gauche bifide - l'une libérale, l'autre robespierriste -, au nom d'une autre gauche : celle de l'individualisme libertaire. Pour ce faire, il faut penser l'impensé de la gauche. Penser l'impensé de la gauche, est-ce vouloir la fin de la gauche ? C'est vouloir plutôt la fin de cette gauche bifide et promouvoir une gauche qui en est très exactement l'antipode : celle de l'individualisme libertaire, forte de singularités qui installent dans l'Histoire leur révolte et leur rébellion, leur insoumission véritable et leur indocilité concrète au nom de la liberté. Doline avait bien raison - c'était la leçon de sa Révolution inconnue qui fut mon livre de chevet lors de ce séjour en URSS, c'est son esprit libertaire qui m'a animé et m'anime encore jusqu'à cette heure où je vois les Gilets Jaunes mourir d'avoir été mordus par Macron puis étouffés par les anneaux constricteurs de Mélenchon.