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Irak. Histoire d'un désastre
Ramonet Ignacio
GALILEE
27,00 €
Épuisé
EAN :9782718606613
Comment fut prise, au sein de l'Administration Bush, la décision d'envahir l'Irak ? Comment a été conçue, pour convaincre l'opinion mondiale, la plus ambitieuse opération de propagande et d'intoxication de tous les temps ? Quelles personnalités, autour du président des Etats-Unis, souhaitaient depuis toujours cette " guerre préventive " ? Pour quelles raisons ? Pour le pétrole ? Qui sont les " faucons " ? Quelle est l'idéologie des néoconservateurs ? Quels sont les liens entre cette guerre et les attentats du 11-Septembre ? Comment les médias ont-ils été manipulés ? Qui a fabriqué les grands mensonges qui servirent de prétexte à l'invasion ? Pourquoi l'occupation de l'Irak a-t-elle tourné au désastre ? Qui sont les résistants ? Les Etats-Unis peuvent-ils se dégager du bourbier irakien ? Ignacio Ramonet répond de manière documentée à chacune de ces questions, en reconstituant la chaîne d'événements et de décisions ayant abouti à l'invasion et à l'occupation de l'Irak : une réflexion passionnante sur les ambitions du néo-impérialisme américain.
Quel avenir pour la presse écrite à l'heure où l'écosystème médiatique est dynamité par la révolution numérique et le développement des réseaux sociaux ? Chaque citoyen, dans la nouvelle société-réseau, a vocation à devenir «journaliste» en s'appropriant des dispositifs légers comme les blogs, Twitter ou Facebook ; certains envisagent même un «journalisme sans journalistes», pour garantir l'existence d'une information libre et indépendante. Sous les diktats de l'urgence et du marché, les lois de l'information changent très vite, tandis que se multiplient les risques de manipulation. Certains genres plébiscités par l'opinion publique, comme le journalisme de reportage ou d'investigation, sont déjà en voie de disparition, jugés trop coûteux. Cependant, ce nouveau système n'a pas encore réussi à trouver de modèle économique viable, alors que des sites Web novateurs et mieux adaptés à leur environnement viennent concurrencer les grands médias traditionnels. Le journalisme y survivra-t-il ? Sans doute, car il en a vu d'autres et n'a jamais connu d'«âge d'or». Mais, aujourd'hui, il est en quelque sorte dans la situation de Gulliver à son arrivée dans l'île des Lilliputiens, ligoté par des milliers de liens minuscules...
Personnage de légende, le sous-commandant Marcos, chef de l'Armée zapatiste de libération nationale (EZLN), lutte depuis 1994 pour la reconnaissance des droits des Indiens au Mexique. Ce chef guérillero du Chiapas n'a jamais commis d'attentat, il honnit la violence et se sert seulement d'Internet, des mots et de son imagination pour mobiliser l'opinion internationale en faveur de la cause sacrée qu'il défend. Masqué par son célèbre passe-montagne, il explique ici les raisons de sa révolte, se penche sur la marginalisation des pauvres du Sud à l'heure de la globalisation économique, tout en rêvant à un autre monde possible. Il parle de sa récente marche sur Mexico, de la mondialisation, de la taxe Tobin, d'ATTAC, de Davos, du Plan Colombie, de Porto Alegre et des nouvelles résistances. À l'entendre s'exprimer, avec modestie et conviction, on comprend pourquoi tous ces jeunes qui, de Seattle à Québec, s'insurgent contre les méfaits de la globalisation, ont fait de Marcos leur " vengeur masqué ", leur grande référence politique et leur héros mythique.
Le spectre de désastres nouveaux hante désormais le monde. Ils appartiennent essentiellement à deux catégories. D'une part, les crises géopolitiques de type nouveau provoquées par l'hyperterrorisme, l'ultranationalisme et les fondamentalismes. D'autre part, les atteintes à l'écosystème qui sont à l'origine de catastrophes naturelles ou industrielles de très grande ampleur. Comment éviter ces nouveaux dangers qui menacent, à terme, la survie de l'humanité ?
Il y a une clé qui ne sèche jamais. Il s'agit de la clé qui déverrouillerait l'origine. La clé de la chambre interdite. On ne sait si elle est tachée de sperme ou de sang. On hésite toujours.
Démocrite fut dans la Grèce antique un philosophe matérialiste fêté, qui parcourut le monde. Lors de son périple jusqu'en Inde, il a constaté la vilenie des hommes, à la suite de quoi il fit construire une petite cabane au fond de son jardin pour y finir en sage le restant de ses jours. Je nomme tentation de Démocrite et recours au forêt ce mouvement de repli sur son âme dans un monde détestable. Le monde d'avant-hier, c'est celui d'aujourd'hui, ce sera aussi celui de demain: les intrigues politiques, les calamités de la guerre, les jeux de pouvoir, la stratégie cynique des puissants, l'enchaînement des trahisons, la complicité de la plupart des philosophes, les gens de Dieu qui se révèlent gens du Diable, la mécanique des passions tristes ? envie, jalousie, haine, ressenti-ment le triomphe de l'injustice, le règne de la cri-tique médiocre, la domination des renégats, le sang, les crimes, le meurtre... Le repli sur son âme consiste à retrouver le sens de la terre, autrement dit, à se réconcilier avec l'essentiel: le mouvement des astres, la logique de la course des planètes, la coïncidence avec les éléments, le rythme des saisons qui apprennent à bien mourir, l'inscription de son destin dans la nécessité de la nature. Fatigué des misères de ce temps qui sont les ancestrales souffrances du monde, il faut planter un chêne, le regarder pousser, débiter ses planches, les voir sécher et s'en faire un cercueil dans lequel on ira prendre sa place dans la terre, c'est-à-dire dans le cosmos.
Il ne s'agit pas d'ajouter quelque chose à Derrida. Pas non plus de suppléer à des manques chez lui. Rien du double sens de ce mot — supplément — dont il a fait une de ses signatures conceptuelles. De manière générale, on ne complète ni on ne remplace jamais rien dans l'oeuvre d'un auteur : elle vaut telle qu'elle existe. Je pense plutôt à un troisième sens du mot, à ce sens littéraire ou journalistique selon lequel on joint une publication à une autre pour offrir un autre registre ou un autre aspect (un supplément illustré, sonore, ou bien encore le Supplément au voyage de Bougainville...). Ces textes écrits au gré des circonstances — colloques, ouvrages collectifs — et au fil de vingt-cinq années ne sont ni des études, ni des commentaires, ni des interprétations de la pensée de Derrida. Ce sont, pour le dire ainsi, des réponses à sa présence — telle qu'elle est venue et qu'à nouveau elle nous vient, supplément d'elle-même.