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Afroscopie N° 1 : Le noir et le savoir scientifique. De la post-colonie à la mondialisation
Bishwende Augustin Ramazani
L'HARMATTAN
13,00 €
Épuisé
EAN :9782296136007
La postcolonie, un champ de recherche, un domaine d'étude, un espace du savoir ; pourquoi est-elle marginalisée ? Et pourtant, cinq décennies après la décolonisation de tant de pays africains, elle devrait se situer au coeur de certaines investigations en sciences humaines et sociales en Amérique du Nord, en Europe et en Afrique. En fait, elle reste toujours absente des institutions européennes et américaines d'enseignement universitaire et de recherche. Bref, les recherches postcoloniales sont marginalisées et se font dans l'ombre de la périphérie. Pour intégrer ce paradigme scientifique dans le monde de la recherche, nous avons voulu nous l'approprier dans notre premier numéro d'Afroscopie, revue savante et pluridisciplinaire sur l'Afrique et le monde noir. Ce numéro reprend différents articles qui ont été prononcés le samedi 15 mars 2008 au collège des Dominicains à Ottawa (Ontario, Canada), jour de l'inauguration officielle de notre Centre de recherches pluridisciplinaires sur les communautés d'Afrique noire et de diasporas, le Cerclecad. Les différents articles présentés dans cette publication veulent souligner la pertinence historique, culturelle, politique et philosophique de la postcolonie et de la mondialisation, périodes difficiles dans lesquelles l'Afrique noire désenchantée se trouve écartelée entre défis identitaires multiformes et quête de renaissance comme condition et possibilité de sa survie dans l'avenir.
En rattachant l'Eglise au mystère de la Trinité, Vatican II semble avoirréalisé une véritable révolution copernicienne, appelée à se poursuivre ai sein de la communion des Eglises et dans chaque église locale. Par ailleurs Vatican II se veut un concile de crise parce qu'il n'a pas permis à l'Eglise postconciliaire de promouvoir les renouveaux œcuméniques des institutions reflétant l'esprit conciliaire. En adoptant une épistémologie de déconstruction dans le but de mieux se réapproprier Vatican II, Augustin Ramazani B. élabore une ecclésiologie trinitaire de communion eucharistique ayant une triple tâche : l'inculturation de la foi, la contexturation de la communion ecclésiale et la sanctification du monde Ainsi, il propose plusieurs chemins possibles en vue du renouveau de l'Eglise : - d'abord, dans notre contexte de globalisation, nous devons accepter de pénétrer davantage dans la chair du monde afin d'assumer le valeurs de la postmodernité en prenant au sérieux le caractère souvent dramatique des attentes et des aspirations, des espoirs et des angoisses de l'homme contemporain. Ensuite, notre rapport au dogme de l'Eglise doit être herméneutique c'est-à-dire qu'il doit tenir compte du réalisme historique qui se conçoit dans la perspective d'une condition humaine cherchant à se dépasser en vue de devenir meilleure, en vue d'atteindre la perfection en s'approchant davantage de l'homme et de Dieu. Enfin, pour libérer l'ecclésiologie du dogmatisme en vue d'une conception évangélique de l'Eglise, nous devons prendre au sérieux la conscience pascale de l'Eglise dans son déploiement en direction de l'Esprit. C'est dans le mouvement historique de la révélation trinitaire de Dieu, difficilement dissociable de soi immanence divine, que le mystère de l'Eglise peut se comprendre pou mieux en vivre.
Les Sociétés multinationales capitalistes oeuvrant en Afrique, peut-on espérer quelles deviennent un jour des entreprises citoyennes, travaillant pour une révolution technologique et éthique en offrant ainsi plus à l'humanité qu'une simple valorisation de leur capital ? L'objectif premier de notre publication se veut triple : d'abord, alerter l'opinion tant nationale qu'internationale que l'Afrique est victime de ses propres richesses pillées par une élite autocratique et oligarchique au service des Sociétés multinationales capitalistes et de leur "mangeocratie". Les conséquences sont tragiques depuis la traite atlantique, la colonisation, la post colonie, la mondialisation accumulant crimes de guerres, crimes contre l'humanité, viols et génocides. Est-il possible de mettre fin au capitalisme sauvage et désastreux qui exsangue l'Afrique et la maintient dans l'expropriation et la sujétion pendant des siècles ? N'est-il pas grand temps que l'exploitation des richesses du continent soit menée en vue de l'industrialisation de l'Afrique en toute transparence et dans le respect de la raison éthique au bénéfice des peuples africains ? En plus, les hommes politiques africains peuvent-ils se libérer du nombrilisme asservissant en vue de permettre à leurs nations de se hisser à la hauteur des enjeux économiques de la mondialisation ? Enfin, si les Sociétés capitalistes multinationales se comportaient comme des entreprises citoyennes, elles assumeraient leur responsabilité économique, sociétale et environnementale en s'impliquant davantage dans le développement durable des milieux dans lesquels elles agissent. Une éthique des Sociétés capitalistes multinationales serait, en toute conséquence, pertinente et urgente en vue de bien réguler leurs activités pour veiller à l'imputabilité et déterminer la responsabilité de chacun, dans le but de démanteler les circuits mafieux sur le continent, de ce fait en participant ainsi à la Renaissance de l'Afrique.
La province du Kivu, voisine du Rwanda, du Burundi et de l'Ouganda appartient aujourd'hui à la République démocratique du Congo. Militant, l'auteur nous livre ici un plaidoyer pour qu'il ne soit pas annexé aux pays voisins en incitant ses compatriotes à s'indigner, afin que cessent les guerres qui se disputent les ressources sur ses terres. Génocides, massacres, déplacements de population, l'auteur en appelle également à la responsabilité des politiques en place à Kinshasa pour que soient reconnus et jugés les nombreux crimes commis dans la région, et que celle-ci soit enfin sécurisée.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.