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LE MISANTHROPE DANS L'IMAGINAIRE EUROPEEN
RALLO DITCHE E.
DESJONQUERES
13,20 €
Épuisé
EAN :9782843210990
Figure essentielle de l'imaginaire européen, le personnage du misanthrope apparaît dans les textes majeurs de la littérature théâtrale de l'Antiquité jusqu'à l'époque moderne : Le Dyscolos de Ménandre, Timon d'Athènes de Shakespeare, Le Misanthrope de Molière en sont les plus célèbres exemples. Cet homme en colère, blessé, malheureux, vit dans la sensation que la société n'est qu'une scène où une comédie inique est jouée par ses contemporains dissimulés derrière des masques. Cherchant à faire tomber ceux-ci au nom de son exigence d'authenticité, le misanthrope communique avec ses semblables sur un mode propre et particulier. Cette figure de théâtre a pour fonction paradoxale de dénoncer le théâtre du monde. Ses propos, son rapport au langage, sa manière d'être, font l'objet de cet essai, qui s'attache à mettre en relief toute l'originalité du personnage, à faire entendre autrement sa voix. . . Élisabeth Rallo Ditche est professeur de Littérature comparée à l'Université de Provence. L'essentiel de ses travaux porte sur les grandes figures de l'imaginaire européen. Parmi ses principaux ouvrages, citons : La femme à Venise au temps de Casanova ; Images de l'adolescence dans quelques récits du XXe siècle.
L'explication de texte à l'oral des concours du CAPES et de l'Agrégation de lettres classiques et modernes correspond à des attentes particulières des jurys: cet ouvrage se propose de donner non des exemples d'explications rédigées - puisqu'il s'agit d'une épreuve orale et qu'il est demandé aux candidats de ne pas lire leur préparation -, mais une méthode d'investigation des textes reposant sur les diverses approches de la critique littéraire, que les jurys estiment devoir être connues des candidats, et la mise en place d'une série de questions pertinentes face à ces textes.Choisis selon la typologie des extraits proposés aux concours, ceux-ci sont explorés systématiquement, et les outils d'analyse explicités pour que les candidats puissent acquérir cette méthode et l'appliquer à tous les textes de même type (des "fiches techniques" résumant, en fin de chapitre, une attitude de questionnement à adopter face à l'extrait).Les candidats seront donc à même de proposer une explication linéaire satisfaisant aux critères d'évaluation des jurys et d'obtenir les meilleurs résultats.
La littérature a toujours été une source de réflexion et d'inspiration pour les Sciences Humaines, mais elle va bien au-delà. Avant même la constitution des sciences humaines et sociales, la littérature a mis en scène l'individu et les passions individuelles, la société et les passions sociales: que l'on songe au théâtre antique ou à celui de Shakespeare, aux romans d'apprentissage ou encore au roman naturaliste et aux grandes fresques sociales du XIXe siècle. La littérature constitue un domaine de réflexion et de recherche sur l'homme et le comportement humain au même titre, mais de façon différente, que les Sciences Humaines. Certains grands textes littéraires, à divers moments et dans divers états de culture, "secouent l'entropie des idées reçues", fécondent la pensée des scientifiques et permettent aux questions qui n'ont pas encore été posées de l'être. C'est pourquoi se côtoient ici Mme de La Fayette et Laurence Sterne, Shakespeare et Cervantès, Thomas Hardy et Molière... Au miroir des Sciences Humaines et des grands thèmes qui les traversent (les rapports entre nature et culture, l'identité, les rapports personnels et les rapports sociaux) ces textes donnent la mesure de leur profondeur et de leur modernité. Loin d'être seulement une machine à rêver, la littérature se révèle ainsi une machine à vivre: lorsque, comme dit Yves Bonnefoy, on "lève les yeux de son livre" pour regarder la "vraie vie", le regard est aiguisé pour aller au-delà des apparences, la pensée est affûtée: de quoi vivre avec ferveur ce lot de destin qui nous est échu.
Zoller Albert ; Schroeder Christa ; Aslangul-Rallo
Quel destin que celui de cette sténographe surdouée engagée dans le staff administratif du parti nazi en 1930, puis remarquée par Hitler qui, à compter de 1933, la prend à son service exclusif. Christa Schroeder restera douze ans dans le sillage du Führer, disponible de jour comme de nuit : à la chancellerie, au Berghof, jusque dans le bunker de Berlin pour ne quitter Hitler que quelques jours avant sa mort. Internée au camp d'Augsbourg en 1945, l'ancienne secrétaire est approchée par un agent français des renseignements franco-américains. Il lui demande de raconter celui qu'elle observa et analysa souvent avec une étonnante perspicacité. Le témoignage de Christa Schroeder est des plus précieux, car si les événements de la Seconde Guerre mondiale nous sont connus, le personnage qui a mis le feu à l'Europe reste largement occulté par les extraits de bandes filmées d'actualités qui nous le montrent vociférant à la face du monde civilisé. Au fil des pages, nous faisons connaissance avec un Hitler vivant dans l'exaltation permanente de nouveaux projets, stupéfait lui-même par les victoires remportées. Les notes de Christa Schroeder font la démonstration de l'impossibilité d'enfermer cette personnalité historique et humaine dans une seule formule. La diversité de ses manifestations, de ses attitudes, de ses réflexes, de ses réactions est telle qu'une analyse des traits fondamentaux de son caractère s'impose. Christa Schroeder prétend n'avoir rien su des horreurs du régime nazi. Il n'y a rien du sens de la perspective ou du mea culpa que l'on trouve dans les mémoires de l'autre secrétaire d'Hitler, Traudl Junge, qui concluait "nous aurions dû savoir". Au contraire, le ton qui imprègne les mémoires de Schroeder est celui de l'amertume.
Cet ouvrage est un guide de préparation des DEUG de lettres. Il explique l'organisation, en apparence complexe, des études du 1er cycle universitaire. Il rassemble de manière synthétique des informations dispersées. Il familiarise avec les outils de travail, leur maniement et leurs lieux d'accès. Il fait le point sur les connaissances minimales à maîtriser, proposant pour chacune des disciplines une bibliographie succincte (un test final permettant d'auto-évaluer ses acquis). Il propose une méthode de travail simple et efficace que les étudiants qui poursuivront leurs études pourront continuer à appliquer. Ce guide s'adresse à tous les étudiants qui ont choisi de s'inscrire (" jeunes " bacheliers, détenteurs d'une équivalence) ou sont inscrits en DEUG de lettres (en 1re et 2e année universitaires), ainsi qu'aux élèves d'hypokhâgne et de khâgne, option lettres.
Dans la vieille terre d aurochs qu est l Espagne, la mise à mort des taureaux était une activité ancestrale.Né dans les abattoirs sévillans contre la volonté des autorités, le toreo moderne se hausse peu à peu à la hauteur d un art. Codifié au XVIIIe siècle, il atteint son apogée a la fin du XIXe siècle et au début du XXe.Spectacle dont les grands matadors sont les idoles, la corrida est aussi un phénomène social lié à l essor des villes. Par ses relations avec les bouleversements de l Espagne, ses interactions avec l élevage et le tourisme, elle a en outre une dimension politique et économique. Par-delà la péninsule ibérique, la tauromachie exerce un rayonnement mondial, de l Amérique latine au Midi de la France où elle est devenue un phénomène culturel essentiel.
L'abbé Galiani était, selon Nietzsche, "l'esprit le plus raffiné du XVIIIe siècle" et aux yeux de ses contemporains "l'ironie faite homme". Sa Correspondance avec Mme d'Epinay le révèle tout entier. Au cours des dix années de son séjour parisien, Galiani, secrétaire de l'ambassade de Naples, avait été l'hôte favori de tous les salons fréquentés par les encyclopédistes. Mme Geoffrin, Diderot, Grimm, d'Alembert comptaient parmi ses proches. Désespéré par son rappel à Naples en 1769, ii demande à ses amis de lui écrire pour le "consoler des maux de l'absence". Mme d'Epinay devient bientôt et pendant douze années sa principale correspondante. Leur relation épistolaire, sur un ton vif et spirituel, restitue les idées, les propos et l'atmosphère des salons parisiens. Au cours des sept années de ce dernier volume, la Correspondance, toujours variée et enjouée, trahit entre Galiani et Mme d'Epinay une de ces ressemblances qui naissent au fil des longues amitiés. Si tous deux aiment encore à philosopher sur la morale, la physiologie, la pédagogie ou la politique, la musique leur procure les enthousiasmes les mieux partagés. Pour intime et familière qu'elle est, cette correspondance demeure liée à l'actualité, dominée en France par les événements allant du ministère Turgot à la chute de Necker, à l'étranger par la révolution américaine et l'émergence de la Russie.
Résumé : Tel un prisme réfractant sa pensée et sa production ultérieures, les ?uvres de jeunesse de madame de Staël présentent à la fois des essais théoriques et de brefs romans. Parmi les premiers, les lettres sur les ouvrages et le caractère de Jean-Jacques Rousseau révèlent ses opinions philosophiques. Admiratrice du penseur genevois, elle établit avec lui un dialogue critique d'un genre nouveau, soumettant une à une les ?uvres du romancier-philosophe, et au premier chef les confessions, à une analyse pénétrante. L'essai sur les fictions résume quant à lui ses conceptions esthétiques en matière littéraire : elle privilégie " la seule peinture des mouvements du c?ur ", à l'instar de Rousseau, Fielding et Richardson. Loin de s'en tenir à ses théories, la fille de Necker les applique : elle n'avait pas vingt ans qu'elle avait déjà écrit ses nouvelles. Les principales se déroulent dans le cadre pré-romantique de lointains exotiques. Partout, dans ces récits tragiques d'aventure, de passion et de sacrifice, les héroïnes tombent, innocentes victimes d'un monde d'hommes qu'elles surmontent cependant grâce à leur grandeur d'âme. Dans ces premières ?uvres, c'est tout l'art et la pensée de l'inspiratrice de romantisme français qui déjà se révèle.