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L'auditeur de la parole. Ecrits sur la philosophie de la religion et sur les fondements de la théolo
Rahner Karl ; Riaudel Olivier ; Trocheris Yves
CERF
46,00 €
Épuisé
EAN :9782204096379
Hörer des Wortes (L'auditeur de la parole, 1941), ainsi que son frère jumeau Geist in Welt (L'Esprit dans le monde, 1939), sont les deux porches d'entrée philosophiques de l'oeuvre théologique de Karl Rahner. Le lecteur dispose ici, pour la première fois, de la possibilité de suivre la genèse de Mirer des Wortes à la trace, en faisant une lecture synoptique des deux versions de l'ouvrage : la version originelle de 1941 et la version remaniée, due à Johann Baptist Metz, datant de 1963. Se mettre à nouveau à l'écoute de la première version n'est pas un luxe ; c'est, au contraire, se plonger dans une situation comparable à celle des auditeurs de la série de leçons publiques que Rahner donnait en 1937 dans le cadre des Salzburger Hochschulwochen qui furent à l'origine de l'ouvrage. Aujourd'hui, comme à la veille de la Seconde Guerre mondiale, Rahner nous prend à témoin d'un travail de pensée et de compréhension unique en son genre, auquel on peut appliquer sans hésiter le beau titre cartésien de " méditations métaphysiques ". " Toute métaphysique est une affaire laborieuse dès qu'on ne se contente pas d'en parler, mais qu'on la fait ", lisons-nous dans L'auditeur de la parole. Je serais tenté d'appliquer la même formule à ce qu'on appelle de nos jours " déconstruction " de la métaphysique. Elle aussi devient une " affaire laborieuse " si l'on ne se contente pas d'en proclamer la nécessité, mais qu'on tente de la mettre réellement en oeuvre. " L'avidité impatiente de notre propre subjectivité " que dénonce Rahner ne se rencontre pas seulement dans le camp des métaphysiciens qui se font rares, mais aussi dans le camp des antimétaphysiciens empressés.
Est-il possible aujourd'hui de croire en toute honnêteté intellectuelle? Peut-on répondre du tout du christianisme ainsi que des grands aspects de la foi et de la vie chrétienne? Au regard d'une intelligence critique, qu'est-ce qu'un chrétien et qu'est-ce que le christianisme? Au long de quarante années d'enseignement et de recherches, Karl Rahner est sans cesse allé des questions particulières à ces interrogations fondamentales. Cette grande oeuvre est le fruit mûr de sa passion de l'intelligence du christianisme, un testament théologique qui restera une des grandes entreprises du XXe siècle, sans doute la plus forte, pour penser ensemble la raison et la Révélation, la philosophie et la théologie, l'homme et Dieu. Seuls les grands maîtres savent réellement introduire ainsi à la foi sans humilier la raison. Au terme d'une longue analyse de cet ouvrage, le cardinal Joseph Ratzinger conclut: "C'est la synthèse de tout un itinéraire de pensée; elle méritera d'être encore proposée à la réflexion par-delà la succession des modes théologiques, quelle que soit la position qu'on tienne par rapport à ses affirmations. Le Traité fondamental de Rahner est un grand livre porté par la passion de l'intelligence... Il faut être reconnaissant à Rahner d'avoir réalisé finalement, comme le fruit de tous ses efforts, cette synthèse imposante qui restera une source d'inspiration, le jour où la majeure partie de la production théologique actuelle sera tombée dans l'oubli".
Deux fois millénaire, le christianisme implique un cinquième de l'humanité. Ce volume en offre d'abord un survol historique ("Le Christianisme raconté"), de Jésus à Jean-Paul II, en passant par l'apogée du Moyen Âge et Vatican II. Suit l'abécédaire proprement dit (70 notices). On s'y repère par des carrés de couleurs indiquant s'il s'agit de doctrine (Apocalypse, Docteurs de l'Église, Péché...), de rituel (Musique sacrée, Reliques, Saints...), ou d'histoire (Hérésies, Judaïsme, Oecuménisme...). Des renvois par astérisques incitent aussi aux chemins de traverse. Les 100 illustrations, presque toutes en couleurs, font ressentir l'impact considérable du christianisme sur la culture occidentale. Chronologie, bibliographie sélective et index des noms viennent s'y ajouter. Très maniable, concis, suggestif, d'une présentation agréable sur papier glacé, ce livre présente les qualités de la collection ABCdaire. Ancien rédacteur en chef du quotidien La Croix, Jean Potin a écrit maints ouvrages sur l'Écriture Sainte. Pierre Chavot a collaboré à de nombreux travaux sur le christianisme. Colette-Rebecca Estin
En ces temps de crise profonde, la relation entre les hommes et les femmes à l'intérieur de l'institution ecclésiale impose plus que jamais son actualité. Certes, le magistère entend, depuis quelques décennies, valoriser la part féminine de l'Eglise. Mais le constat s'impose : stéréotypes et préjugés sont demeurés intacts, tout comme des pratiques de gouvernance qui maintiennent les femmes sous le pouvoir d'hommes - des clercs en l'occurrence. Sortant de ces ornières, il s'agit d'éprouver ce que le " temps des femmes " qui cherche à advenir peut apporter de renouvellement dans l'intelligence des textes scripturaires qui ont modelé l'imaginaire en monde chrétien. Il s'agit aussi de montrer combien la prise en compte des femmes questionne à frais nouveaux l'identité de l'Eglise, l'économie en son sein du sacerdoce des baptisés et du ministère presbytéral, donc également les modalités de sa gouvernance. Un livre qui nous montre une série d'" éclats de féminin " pour suggérer les gains qui seraient ceux de cette ouverture. Et si, la femme était l'avenir de... l'église !
Résumé : Abus sexuels, concentration de la parole et du pouvoir, exclusion des femmes : comment ces faits ont-ils été rendus possibles au sein d'une institution née pour incarner la parole de Jésus ? Avec toute la vigueur de la colère et d'un attachement authentique au message évangélique, Loïc de Kerimel va à la racine du mal : l'Eglise ne produit pas privilèges et abus comme n'importe quelle institution de pouvoir le fait ; elle est fondée sur l'affirmation d'une différence essentielle entre une caste sacerdotale, sacrée, et le peuple des fidèles. Alors que Jésus dénonce le monopole des prêtres et de la hiérarchie lévitique du Temple dans l'accès au salut, l'Eglise chrétienne naissante se dote d'une organisation similaire. Alors même que le judaïsme naissant se convertit à une spiritualité sans prêtres ni sacrifices, l'Eglise donne au repas du Seigneur, l'eucharistie, une tournure sacrificielle. Or, c'est précisément autour du monopole sacerdotal, et masculin, de cette célébration que le cléricalisme a fait système et s'est installé dans l'histoire. Tenu à l'écart des réformes, il a généré les abus de pouvoir qui gangrènent l'Eglise aujourd'hui. Un livre passionnant et nécessaire. Loïc de Kerimel est agrégé de philosophie. Il a un rôle actif dans l'Amitié judéo-chrétienne de France et au sein de la Conférence catholique des Baptisé-e-s francophones
Dans notre société laïque, la chrétienté constitue-t-elle encore un sujet pertinent pour l'histoire ? Plus que jamais, répond Françoise Hildesheimer. En explorant celle de l'Eglise sur le temps long, l'historienne retrace les origines et les développements du conflit d'influence entre religion et Etat qui a enfiévré l'Occident des siècles durant. Or c'est en France qu'il a connu son paroxysme. Doctrine politique originale, le gallicanisme a prôné dès le XIIIe siècle l'indépendance temporelle de l'Eglise de France vis-à-vis du pape ; une spécificité qui, via la rupture de la Séparation, a durablement marqué notre histoire. La France, fille aînée de l'Eglise ? De Clovis à Aristide Briand en passant par Charlemagne, Charles VII et Jeanne d'Arc, Louis XIV et Bossuet ou Napoléon, ce parcours passionnant entrecroise théologie, politique, récit historique et débats d'idées pour proposer une vision inédite de l'histoire de l'Eglise catholique en France.