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Géopolitique de l'Arctique. La terre des ours face à l'appétit des nations
Maré Cyril ; Raher Rémi
L'HARMATTAN
24,00 €
Épuisé
EAN :9782343011011
En 2012, la fonte de la banquise arctique a battu son propre record ; elle ne s'étend plus que sur 3,4 millions de km2. Et elle continue de reculer, au point que certains spécialistes s'inquiètent d'une disparition des glaces marines de l'hémisphère Nord pendant l'été d'ici 2020. Danger planétaire, la diminution de la calotte glaciaire n'émeut pourtant pas les chefs d'Etats. Les Russes y ont planté leur drapeau en 2007 pour y imposer un acte de souveraineté, déclenchant une réaction sans précédent des Etats riverains. L'objectif de chacun : étendre sa propriété terrestre le plus au nord possible afin de revendiquer les fonds marins afférents. Et c'est à celui qui ira plus vite que le voisin. Mais la région circumpolaire abrite aussi 4 millions de personnes dont 10 % de groupes indigènes, qui pourraient devenir les premières victimes de la fonte des glaces. L'Arctique se trouve ainsi dans une position paradoxale face au réchauffement climatique. Ailleurs, les effets de ce phénomène sont dénoncés et craints. Ici, les Etats riverains attendent avec impatience d'exploiter les ressources d'un océan dont le plateau continental est immense. Dès lors, comment encadrer l'essor inévitable de la région en tenant compte à la fois des intérêts des Etats en compétition et du respect de l'environnement ? Les enjeux économiques et stratégiques liés à l'espace circumpolaire peuvent être atteints à condition de mettre en place les moyens pour établir une coopération approfondie en vue d'assurer le développement durable de l'Arctique.
Depuis sa reconnaissance législative en 1992, la coopération dite " décentralisée " s'insère progressivement dans le jeu des relations internationales aux côtés des autres acteurs publics et privés dont l'Etat, qui entend l'intégrer dans sa politique d'influence. Des jumelages historiques à la diplomatie digitale 2.0, des échanges transfrontaliers aux partenariats Nord-Sud, la coopération entre les collectivités territoriales françaises et leurs homologues étrangères ne cesse d'innover et de prendre de l'ampleur, dans un contexte de mondialisation et de décentralisation généralisée. Cet ouvrage pédagogique et critique se propose de restituer et d'analyser les principaux éléments actuels structurant la coopération décentralisée, à savoir son régime de droit commun, son organisation, ses acteurs, ses financements et ses pratiques. De manière constructive, il identifie les progrès accomplis mais aussi les défis rencontrés.
Comme les vagues successives d'étrangers qui tentent de gagner l'Europe par la Méditerranée, le thème de l'immigration refait surface lors de chaque campagne électorale française, avec son flot ininterrompu de chiffres, de formules et de propositions. Par-delà les divergences, surnagent pourtant les mêmes questions, dans l'hexagone comme ailleurs : comment contrôler l'entrée et l'emploi des non nationaux, quels droits leur accorder, de quelle façon les intégrer, et quels moyens mettre en oeuvre pour lutter contre la clandestinité ? Chaque pays entend ainsi accueillir les ressortissants étrangers susceptibles de répondre à leurs besoins économiques ou démographiques, et décourager la venue des autres, parmi lesquels ceux souhaitant retrouver leur famille ou demander l'asile. Une tension se crée entre la volonté souveraine des Etats et les droits fondamentaux de migrants qui défient leurs frontières et dont le nombre ne cesse de croître. Dans ce cadre, cet ouvrage cherche à étudier les politiques d'immigration choisie, des discours qui les portent jusqu'aux effets des mesures qui les concrétisent, en tentant de déconstruire les idées reçues. Il se focalise sur le cas de la France, à l'aune de l'expérience d'autres démocraties industrialisées. Cette analyse comparée du processus de sélection permet de s'intéresser aux répercussions qu'il entraîne en matière de gouvernance européenne et internationale des migrations, avec l'espoir qu'elle s'adapte davantage aux facteurs de mobilité des personnes.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.