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La tour d'arsenic
Ragde Anne Birkefeldt ; Renaud Jean
10 X 18
9,90 €
Épuisé
EAN :9782264058478
«À ma petite Thérèse chérie», avait écrit ma grand-mère sur un bout de papier blanc attaché à une montre en or. Celle-ci se trouvait dans le tiroir de la table de nuit, le papier était fixé à la chaîne à l'aide d'un élastique. Le cadran était joliment bordé de nacre, mais le verre était cassé et la montre s'avéra en définitive ne pas être en or. J'y cherchai ensuite un poinçon, en vain.Les mots étaient tracés à l'encre vert marine. La montre était l'un des deux objets quelle me destinait, à moi et personne d'autre. L'élastique était rouge et friable. Toutes ses affaires étaient garnies d'élastiques, on aurait dit quelle les avait soigneusement ficelées en vue d'un long voyage ou d'un déménagement. Nous trouvâmes des élastiques y compris autour de petits bocaux aux couvercles fermés, comme pour en maintenir le verre même. J'imagine ses longues mains ridées, pareilles à des griffes, au vernis à ongles rose écaillé, enrouler les élastiques autour des bocaux - ce qui n'avait aucun sens - et j'entends le silence de mort qui l'entoure ce faisant.Ce fut dans le prolongement de ce silence que ma mère me téléphona pour m'annoncer la nouvelle:- Maman est morte.Puis elle se mit à rire. Longuement. Un rire sonore et rude, entrecoupé de respirations.- Grand-mère est morte?- Oui! Ce n'est pas formidable?Le petit Stian était à côté de moi, une feuille de papier hygiénique à la main, j'allais tout juste lui moucher le nez.- Grand-mère est morte? s'écria-t-il.- Non, pas ta grand-mère, dis-je. La mienne. La mère de ta grand-mère.Je coinçai le combiné entre mon menton et mon épaule et entrepris de le moucher, appuyant sur une narine, puis l'autre. Il souffla deux fois de chaque côté, une collaboration entre son nez et mes doigts qui se passait de commentaires. Après quoi il s'éclipsa par la porte de la véranda en courant sur ses jambes minces et bronzées avec force mouvements de coudes.- Je comprends que tu sois contente, maman.- Oui. Je suis si heureuse, Thérèse! Je... et Ib tout pareil. C'est lui qui m'a appelée. On est tellement... tellement... Et tu vas pouvoir m'accompagner à Copenhague! On va enfin examiner la maison de fond en comble, regarder dans les placards et tous les tiroirs. C'est fantastique, Thérèse!- Je n'ai pas les moyens de m'offrir un voyage à Copenhague ces temps-ci, maman.- Je paierai pour toi. Ça te fera presque des petites vacances! Et Ib n'a jamais vu Stian! Mon Dieu, c'est super...Elle se remit à rire, un fou rire de petite fille qui me coupait le souffle. Le bas des grands rideaux à la porte de la véranda oscillait, comme toujours sous l'effet de la brise de fin d'été, c'était le propre de tous les rideaux de tous les temps. Je fondis en larmes, mais veillai à ce que ma mère ne s'en rende pas compte.
Après des années de splendeur puis de misère, la ferme des Neshov est désormais à l'abandon et la famille éclatée. Seul à Trondheim, Margido s'est tourné vers Dieu et se voue à son entreprise de pompes funèbres, mais peine à s'épanouir dans sa vie privée. À Copenhague, pour son frère Erlend et son compagnon Krumme, désormais heureux parents de trois bambins, les journées ne connaissent aucun répit ; ils en viendraient presque à s'oublier eux-mêmes. Quant à leur nièce Torunn, installée à Oslo avec Christer, elle s'interroge sur l'avenir d'une relation dans laquelle tromperies et résignation ont succédé à un temps de folle passion. À quarante ans, les choix qui se profilent seront cruciaux. Mais après tout, la vie n'est-elle pas cette quête permanente portée par l'espoir de trouver sa plénitude ?" La romancière norvégienne dévore la vie et dissèque la famille à belles dents... "Pascale Frey ? ELLETraduit du norvégien par Hélène Hervieu
Le dernier tome de la saga des Neshov, plus de 500 000 exemplaires vendus en France ! Après la mort de son oncle Margido, Torunn se consacre corps et âme à la modernisation de l'entreprise de pompes funèbres sans pour autant négliger la ferme familiale où elle règne désormais seule. Sa petite routine est cependant interrompue par deux événements : Erlend et Krumme, accompagnées de leurs enfants et de leurs mères porteuses ont décidé de rendre une visite à l'ancienne demeure familiale ; et depuis peu, le nouveau pasteur de la région semble éprouver un intérêt tout particulier pour la jeune propriétaire de la ferme. Mais, comme souvent chez les Neshov, ces premiers signes ne sont que les doux annonciateurs des chamboulements à suivre.
1960: Lotte, 8 ans, habite Trondheim, Norvège. Son existence sans soucis s?écroule le jour où ses parents se séparent. Le père part vivre avec une jeune veuve, Monica, et ses deux enfants. Lotte, très attachée à son père, un homme sensible et gentil, se referme sur elle-même, perd la confiance de ses deux meilleures copines et noue une nouvelle amitié avec Marit. Toutes deux passent des heures à collectionner et à échanger des images chromo (celle d?un tigre contre celle d?un ange par exemple). Les relations avec sa mère, rongée par l?amertume et la jalousie, sont très difficiles. Pendant les vacances dans la ferme de ses grands-parents paternels, Lotte retrouve un peu de sa joie de vivre. Mais à cette époque où le divorce est encore mal accepté, la petite est étouffée par le poids des non-dits, de la honte, des secrets de famille et se sent trahie par son père. Lotte développe un sentiment qui ne la quittera plus jamais: celui de ne pas savoir qui elle est et d?être une inconnue pour elle-même.
Ragde Anne Birkefeldt ; Hervieu Hélène ; Sauvegrai
Un huit-clos haletant, par l auteure norvégienne à succèsQu est-ce qui a bien pu pousser Bea, jeune caricaturiste branchée de 35 ans, à s inscrire pour une croisière à destination des terres du Grand Nord? La croisière, d abord: un concept plutôt destiné au Troisième âge et pas à une célibataire croqueuse d hommes comme elle... La destination, ensuite: le Svalbard, dite « Zona frigida », aux confins septentrionaux de la Norvège, ne constitue pas un territoire des plus accueillants. On prétend même qu il y fait si froid que tous les animaux sont devenus blancs... Autant dire que la présence de Bea sur ce cargo a de quoi susciter la curiosité de ses compagnons de route. Si la jeune femme a prétexté auprès de ses proches le besoin de rompre avec son quotidien, il apparaît rapidement que ses motivations sont tout autres: Bea a des comptes à régler avec son passé et ce voyage devrait lui permettre de repartir à zéro. La croisière d agrément va vite se transformer en cauchemar pour certains passagers...
Nous sommes en 1977. Un jeune homme, occupant un job d'étudiant à la Gare Centrale deCopenhague, croise le chemin d'une jeune femme de retour d'Allemagne. Il accepte de l'hébergerquelques jours, avant de découvrir qu'elle lui a donné un faux nom elle s'appelle Sonja, et non pasRandi. Puis, après sa disparition, il trouve un sac plastique rempli de billets de banque. Quinze ans plus tard, il revoit Sonja dans la rue, la suit, puis prend contact avec elle. Sonja accepte alors de lui raconter son histoire: issue d'un milieu modeste, elle part travailler comme jeune fille au pair à Francfort, en Allemagne. Elle y rencontre Thorwald, qui la fascine et l'introduit dans un groupuscule d'extrême gauche dirigé par une certaine Angela. Bien que dénuée de toute conscience politique, Sonja participe alors à quelques activités du groupe, sans véritablement réaliser ce qu'elle fait... Puis, rentrée au Danemark, elle cherche à oublier, se marie et mène une vie bourgeoise. Mais lorsqu'elle apprend par les journaux que Thorwald et Angela ont été extradés de Syrie et qu'un procès aura lieu en Allemagne, elle ne peut plus éviter la question de sa propre responsabilité, voire de sa culpabilité. Les mains rouges confirme le grand talent de Jens Christian Grondahl, passé maître dans l'évocation des existences au carrefour de la grande et de la petite histoire.
«D'une histoire, elle faisait une essence, de l'essence, elle faisait un élixir, et avec l'élixir, derechef, elle se mettait à composer l'histoire», expliqua un jour Eudora Welty, qui mettait Blixen au panthéon des génies.4e de couverture : Babette est une Française devenue domestique en Norvège, après la Commune qui l'a contrainte à l'exil. Ses patronnes sont deux vieilles filles austères. Le jour où elle gagne dix mille francs or à une loterie, elle leur demande de la laisser préparer un dîner fin, dans la grande tradition française. Sa fortune y passe, mais une soirée aura effacé des années de carême. «D'une histoire, elle faisait une essence, de l'essence, elle faisait un élixir, et avec l'élixir, derechef, elle se mettait à composer l'histoire», expliqua un jour la romancière du Sud américain Eudora Welty, qui mettait Blixen au panthéon des génies.Notes Biographiques : Descendante d'une famille patricienne du Danemark, la baronne Karen von Blixen-Finecke est née en 1885 près de Copenhague. Elle part en 1914 pour le Kenya afin d'y diriger avec son mari la plantation du café qui lui inspirera son ?uvre célèbre, La ferme africaine et y demeure, dix ans après son divorce, jusqu'en 1931. Elle se retire ensuite dans la demeure familiale de Rungstedlund, où elle se consacre à son ?uvre jusqu'à sa mort en 1962.
Quatrième de couverture Un grand-père fou, une mère servante, un père qui est le plus pauvre des cordonniers d'Odense, où il naît en 1805. Àquatorze ans, il arrive à Copenhague, vit dans le quartier des prostituées, s'essaie au chant, à la danse, à l'art dramatique, tombe amoureux d'une petite bossue, plus tard d'une prestigieuse cantatrice, sans d'ailleurs avoir avec elles ni avec aucune autre femme le moindre rapport. Des romans, des poèmes, des pièces de théâtre. Puis les merveilleux contes. Très vite, le fils du plus pauvre des cordonniers d'Odense devient un des hommes les plus célèbres et fêtés d'Europe : traduit en quinze langues (et jusqu'en bengali !), il est invité par les souverains dans leurs châteaux, accueilli à Weimar comme un autre Goethe et, lorsqu'il va à Londres, c'est chez Dickens qu'il descend. Le Conte de ma vie s'achève en 1875, au moment où «le vilain petit canard» va rejoindre au pays de «la reine des neiges» «la petite marchande d'allumettes » et «la fée au sureau».
Gísli est un Viking hors du commun ; habité de généreux idéaux, fils respectueux, frère fidèle et mari aimant, il se trouve bien malgré lui dans une situation compliquée. Victime d'un destin impitoyable, il doit choisir entre venger son frère ou perdre son honneur.Vengeance, jalousie, trahison, tous les ingrédients sont rassemblés pour nous offrir une histoire de vaillance, d'amour et de mort dans le monde rude des fiers guerriers vikings.