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Tous les mots qu'on ne s'est pas dits
Rachedi Mabrouck
GRASSET
18,60 €
Épuisé
EAN :9782246827344
Octobre 2005, aux premiers jours des émeutes en banlieue. Pour les soixante-dix ans de Fatima, ses enfants lui offrent un tour en péniche. En point de mire, la Tour Eiffel. La matriarche ne l'a jamais vue et pourtant, elle en rêve depuis toujours. Si loin, si proche... Comme la France qu'elle a découverte à la fin de la guerre d'Algérie et qu'elle a appris à aimer. Le programme de la journée semblait millimétré mais rien ne va se passer comme prévu... Fatima et son mari Mohand ont quitté l'Algérie en 1962, leurs dix enfants sont devenus français. En embarquant vers Marseille chargé de leur seul espoir, le jeune couple partait vers l'inconnu. Certains de leurs rêves ont viré à la désillusion, d'autres ont dépassé leurs plus folles espérances. Voici la grande saga familiale de l'immigration algérienne : la participation des tirailleurs à la Première Guerre mondiale, la guerre d'indépendance, le massacre du 17 octobre 1961, le mythe du retour au pays, l'élection de François Mitterrand, la montée du Front National... Il y est aussi question du bandeau de Brigitte Bardot, de la fierté ouvrière, de la mort de Jean Gabin, ou encore de la destruction des tours HLM des Minguettes... Entre réalité et fiction, Mabrouck Rachedi nous livre une fresque sociale, politique, mais également très personnelle. Il dresse le portrait d'une famille aux visages multiples, dont les failles et les blessures n'ont empêché ni les rêves ni les accomplissements.
Véritable manuel de survie en milieu hostile qui vous enseignera l'art de bien vivre avec rien du tout, cet Eloge du miséreux est aussi un pamphlet qui prend à rebrousse-poil les discours moralisateurs et larmoyants sur les méfaits de l'assistanat et les dégâts collatéraux engendrés par les minima sociaux. Selon l'auteur de cet ouvrage, disciple de Proudhon, le miséreux représente une résistance salutaire face à la société du travail et de la consommation. C'est le ventre fécond d'où naîtra l'espoir d'une vie basée sur le désir et la passion plutôt que sur la productivité et la compétition. On peut être miséreux et heureux ! Mais, à une condition : au lieu de se mettre au service de la société, le miséreux doit mettre la société à son service.
Il est huit heures du matin. Les cris de sa mère rappellent à Lounès que c'est aujourd'hui jour de classe. Un doux frisson lui caresse le visage, les réminiscences d'un joli rêve, sans doute. Une lutte, inégale, s'engage contre le sommeil, Lounès perd chaque fois...Sur le mode picaresque, les mésaventures d'un jeune homme de banlieue toujours au mauvais endroit au mauvais moment, et le chassé-croisé des hommes et des femmes qui, contre le système, contre la banlieue, contre leur quotidien, vont tenter de l'aider.
Résumé : L'analyse des récits de vie et des oeuvres significatives de six écrivains maghrébins vivant au Québec nous permet de mettre en évidence des parcours migratoires où les oeuvres publiées jouent des rôles diversifiés pour leurs auteurs. Elle nous amène à considérer l'impact de l'écriture des oeuvres et de leur publication dans la mise en place de stratégies identitaires d'insertion pour ces écrivains immigrants. Parce qu'elles ont un sens pour eux, leurs oeuvres occupent une place fondamentale dans l'élaboration de leurs stratégies d'insertion. Elles tiennent compte, entre autres, de leurs rapports diversifiés à l'histoire, à l'espace et à l'écriture et mettent en valeur certaines fonctions de l'écriture et de la publication. Plus largement, l'écriture leur permet d'occuper un espace de citoyenneté. Cette recherche contribue à faire la promotion du livre comme médium d'intervention sociale, à stimuler et à intégrer la sphère de la créativité pour accompagner les populations et, enfin, à explorer la place des auteurs immigrants comme modèles dans nos pratiques et nos formations. En ce sens, des travailleurs sociaux pourraient s'inspirer de ces résultats puisqu'ils sont transférables non seulement aux populations immigrantes dans leur ensemble, niais aussi à d'autres populations.
Angèle est lycéenne et fan de dark romance. Sur les réseaux sociaux, son pseudo est @thekoolgirl, et elle échange régulièrement autour de sa passion pour l'autrice Lara Nevens avec ses deux copines, Léa et Ayana. Quand Bradley, un nouvel élève aux allures de bad boy, apparaît dans sa classe, c'est le coup de foudre. La réalité rejoint la fiction mais, bientôt, le rêve devient un cauchemar... Very Bad Romance met en évidence l'influence de la dark romance sur une bande de copines dont la rencontre virtuelle est à l'origine d'une amitié réelle. Avec un humour caustique, ce roman questionne les mécanismes de reproduction du patriarcat.
Résumé : Maurice Sachs brûlait. sa vie comme un acteur brûle les planches. Il avait de la présence, du magnétisme. Luxe plus rare, il avait du regard et de la mémoire. Rescapé chaque soir du jeu d'enfer de sa vie, une vie de jeton de casino, il prenait le temps, avant l'angoisse du matin prochain, de jouer encore à se souvenir... Et il se souvient, ici, du temps du B?uf sur le toit, paradis des Années folles, hanté par Cocteau et tant d'autres qui surent, de la vie, faire un interminable bal tragique...
Résumé : Après " La pensée post-nazie " et " L'autre pensée 68 " , tous deux publiés au printemps 2018, voici le dernier volume de l'extraordinaire chantier de Michel Onfray : écrire une " contre-histoire " de la philosophie, cheminant le long de la philosophie officielle, majoritaire, face à elle, et envisager une contre-philosophie embrassant tous les domaines, métaphysiques, esthétiques, politiques, phénoménologiques, poétiques, sociaux. Et proposant des oeuvres, des lectures, des philosophes inconnus. Voici donc " La résistance au nihilisme " . " Les promesses de Mai n'ont pas été tenues. La révolution politique n'a pas eu lieu, quelle qu'aient pu être ses formes. En revanche la révolution métaphysique a eu lieu, elle a été libertaire. Le meilleur fut la fin d'un monde tout entier construit sur la hiérarchie qui, étymologiquement, suppose le pouvoir du sacré. Le patriarcat associé au monothéisme chrétien avait fait son temp. Pour autant, la fin des valeurs judéo-chrétiennes n'a pas été suivi par l'avènement de nouvelles valeurs postchrétiennes. Dès lors, l'abolition de la domination du supérieur par l'inférieur a accompagné une transvaluation des valeurs de sorte que l'inférieur s'est mis à dominer le supérieur. Jadis, le patron faisait la loi sur les ouvriers, les enseignants sur leurs élèves, les parents sur leurs enfants. Après Mai ce fut l'inverse. Révolte des esclaves aurait dit Nietzsche : le nihilisme comme symptôme de ce que les déshérités n'ont plus aucune consolation " . Après une longue introduction sur la construction du nihilisme (le " gauchisme culturel " , l'antifascisme et l'antiracisme revisités, le structuralisme, Deleuze, les nouveaux philosophes, Foucault, les libéraux libertaires, la " gauche libertaire " de Bourdieu...), Michel Onfray s'arrête longuement sur trois figures : Vladimir Jankélévitch ; Mikel Dufrenne et " l'affirmation joyeuse " ; enfin Robert Misrahi et " les actes de la joie " . Avant de conclure sur la vie philosophique...
Bogdanov Igor ; Bogdanov Grichka ; Tettiravou Marc
Résumé : Que diriez-vous si l'on vous apprenait un jour que l'un des plus grands mathématiciens de l'histoire, Bernhard Riemann, le père de la fameuse "géométrie riemanienne", avait découvert en 1859 une mystérieuse formule qui, selon ses propres mots, "indiquait le chemin qui mène vers Dieu ? ". Une formule impénétrable, qui donne le vertige. Son nom ? L'hypothèse de Riemann. Or, malgré des efforts acharnés, aucun mathématicien n'a encore été capable d'en percer le mystère. L'Institut de Mathématiques Clay offre aujourd'hui une récompense d'un million de dollars à celui qui trouvera enfin la solution. S'agit-il du graal dans lequel seraient enfouies, sous une forme algébrique, les réponses ultimes aux questions que chacun se pose sur le sens de la vie ? Une clef permettant de comprendre que la naissance de l'Univers n'est pas le fruit du hasard ? Fascinés, à leur tour, par le formidable secret que recèle la fonction Zeta de Riemann, Igor et Grichka Bogdanov nous plongent jusqu'au vertige au coeur de cette éblouissante énigme mathématique. Une énigme qui pourrait bien confirmer que l'Univers a bel et bien un sens. Et que notre propre existence repose sur un ordre profond décrit, de manière inévitable, par l'équation Dieu.
Résumé : Paru en 1845, Paris anecdote est un livre consacré à la vie quotidienne à Paris, au milieu du XIXe siècle. L'auteur revient sur les métiers les plus insolites de la capitale : du pâtissier ambulant à la femme qui a fait fortune en vendant de la mie de pain récupérée pour les oiseaux, en passant par l'éleveuse de fourmis ou l'exterminateur de chats. Il raconte la vie d'une maison du quartier de Saint-Germain-des-Prés, où logent peintres, poètes, chanteurs, tous pauvres et flamboyants, des princes râpés de la bohème. Il raconte ses nuits dans les plus fameuses tavernes et autres cabarets du quartier des Halles, mille rencontres avec des Parisiens et des banlieusards qui commercent, rêvent, boivent, perpétuant un Paris du Moyen Age depuis bien disparu et qui ont fait de Paris, à jamais, la ville qu'elle est. Industrieux du jour et dériveurs de la nuit, comme ce pair d'Angleterre excentrique et tragique, ou cette tenancière de café gouailleuse, c'est le grand et petit peuple de la capitale du XIXe siècle, pour reprendre l'expression de Walter Benjamin. Un Paris disparu, d'avant les travaux du baron Haussmann, d'un temps où, comme l'écrit Privat d'Anglemont dans ce livre culte et inédit depuis des décennies, " on voulait s'amuser, on ne pensait même qu'à cela ".