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Replanter les consciences. Une refondation de la relation Homme/Nature
Rabourdin Sabine ; Shiva Vandana
YVES MICHEL
19,90 €
Épuisé
EAN :9782364290198
Extrait de l'introduction«Entre moi et moi-même, il y a la nature.»Voici une science indisciplinée. Science car elle vous propose un savoir soumis à l'expérience, qui sera votre propre expérience. Indisciplinée car elle ne cherche pas à se placer dans l'une des catégories connue du savoir, mais les chevauche ensemble. Le savoir qu'elle recherche se situe à l'interface de l'histoire et de la philosophie, de l'ethnologie et des sciences cognitives, pour réunir certains des grands enjeux de notre époque: l'écologie - prise au sens large, avec son «objection de croissance»-et la spiritualité.Car au-delà des étiquettes collées derrière ces mots, n'y-a-t-il pas unité dans cet ensemble à première vue hétéroclite? Pour répondre à cette question, il faut déjà avoir conscience que ceux qui s'intéressent à l'un ou l'autre de ces thèmes font partie d'un véritable courant de pensée et d'action désirant un «changement de paradigme», selon les termes de l'éclaireur Edgard Morin.Pourquoi mettre en jonction l'écologie - décroissance ou sobriété comprises - et la spiritualité»? Je dois sans doute répondre par une digression via mon propre parcours. Dans mon apprentissage, j'ai vite été confrontée à un dilemme: entre la science et la conscience, il m'a fallu choisir. Comme si ces deux approches du réel n'étaient pas compatibles. La structure éducative et le poids social m'emportèrent vers la science de la matière, vers cette vision mathématique et physique du monde si convoitée. Mais j'ai vite reconnu que la science était limitée pour élucider le réel. Il m'a semblé que si elle décrivait bien une partie de la réalité matérielle, elle mettait de côté une autre réalité. Les démarches logique, synthétique et de libre pensée puisées dans la philosophie indienne m'ont montré qu'il était possible de dépasser cette opposition. Puis, engagée dans le milieu associatif sur les questions écologiques, j'ai constaté une autre limitation: celle de la science et de la politique pour élucider la crise écologique.L'approche de la nature des peuples indigènes m'a aussi semblé proposer une voie fascinante et j e leur ai consacré un livre, avec une analyse rationnelle de leurs savoirs, tout en cherchant secrètement à m'imprégner personnellement de cette sagesse. Je ne crois pas y être absolument parvenue. Car des obstacles m'empêchaient de la saisir en profondeur, de la faire mienne. Il me fallait me défaire de ce qui avait conduit la société dans laquelle je vivais à se mettre autant en retrait de la nature, et donc aussi en retrait d'une forme de spiritualité qui s'incarne dans le monde. La première étape a pour moi été de saisir le long chemin historique de rupture avec la nature mené par les peuples occidentaux. C'était la première condition pour mettre le doigt sur les obstacles qui m'empêchaient d'intégrer cette vision différente.J'ai rencontré bien des personnes cherchant leur propre voie. Beaucoup de questions se posent en effet dans cette tentative de mise en relation du spirituel et de l'écologisme. Le détachement spirituel n'implique-t-il pas paradoxalement un détachement du monde? La philosophie, la spiritualité, peuvent-elles servir la recherche de sortie de crise écologique? Inversement, comment cette crise écologique peut-elle s'inscrire dans la grande quête indéniablement humaine de spiritualité?
Un missel des dimanches conçu pour aider les jeunes à mieux suivre, mieux comprendre et mieux prier dans la messe. Ils y trouveront des méditations pour aider à l'action de grâce et des signes pour suivre le déroulement des célébrations.
Absolu " n'est peut-être pas le dernier mot d'un discours qui se refuserait d'aller plus loin, ni le terme ultime d'une pensée hésitant à prolonger son audace spéculative. L'originalité de l'oeuvre de Claude Bruaire (1932-1986) est d'avoir résolument entrepris l'approfondissement philosophique du concept d'absolu. Si " Dieu est celui avec lequel on n'en finit pas " , c'est d'abord parce qu'il libère une puissance d'affirmation que la rationalité, dès lors, s'efforce de recueillir - en cette épiphanie, à la suscitation de la Révélation même, la tâche est infinie. Sur le chemin de cet approfondissement, le présent ouvrage montre que la catégorie de " liberté " , décisive, est la pièce maîtresse du dispositif bruairien : " Si l'absolu n'est pas absolument libre, alors il n'est pas absolument absolu, donc pas absolu " . Mais peut-on dire de Dieu qu'il est libre sans questionner la liberté propre à l'homme ? Entre l'absolue liberté de l'absolu et la difficile liberté de l'homme, laquelle a la priorité ? Quelle est ici la structure du concept de liberté, et quelle en est la logique interne, pour qu'un même nom convienne et à l'homme et à l'absolu ? Au long de son oeuvre aussi audacieuse qu'exigeante, l'enseignement de Bruaire est constant : renouveler l'affirmation de Dieu, c'est penser la liberté de l'homme, au point de mesurer combien la liberté de l'homme est donnée à elle-même.
Paul Eluard, Jean Paulhan, Louis Aragon, André Breton, Tristan Tzara, Hans Arp, Jacques Rigaut, Benjamin Péret, Philippe Soupault... Proverbe : "Feuille mensuelle pour la justification des mots". Tout un programme pour Paul Eluard, qui souhaitait proposer une publication axée sur la question du langage. Mystère des mots, mystère de la grammaire, les phrases qui se retournent, les contraires qui se contredisent si peu, syntaxe, lexique, leur poids, leur légèreté, leur sens, leur non-sens et Proverbe naît sous le signe d'Apollinaire : "Ô bouches l'homme est à la recherche d'un nouveau langage Auquel le grammairien d'aucune langue n'aura rien à dire". Avec ses cinq numéros publiés entre le 1er février et le 1er mai 1920 - et un sixième durant l'été 1921 -, Proverbe, fondée et dirigée par Paul Eluard, est l'une des plus rares, des plus raffinées et des plus intrigantes des revues surréalistes. Mais surtout Proverbe a compté de prestigieux collaborateurs : les futurs surréalistes Louis Aragon, André Breton et son ami Théodore Fraenkel ; Philippe Soupault, Paul Eluard bien sûr, Benjamin Péret et Hans Arp ; Francis Picabia, Georges Ribemont-Dessaignes, Tristan Tzara naturellement ; et, enfin, le principal complice de Paul Eluard dans cette entreprise atypique : Jean Paulhan. Les Editions Dilecta proposent une réédition à l'identique des 6 numéros, complétée par une présentation de Dominique Rabourdin (critique cinématographique et littéraire, réalisateur du magazine culturel d'Arte Métropolis), qui a notamment bénéficié de la précieuse correspondance entre Paul Eluard et Jean Paulhan et de maquettes originales ayant appartenu à Tristan Tzara.
De tout temps, l'homme a été avide d'énergie pour satisfaire ses besoins... sans trop utiliser la sienne! De la maîtrise du feu au Paléolithique à la non-maîtrise du nucléaire à Fukushima, le rapport de l'homme à l'énergie fut toujours placé sous le signe de la domination, économique, sociale ou politique. Or, il est clair aujourd'hui que la course à la puissance énergétique est indissociable du chronomètre de la Terre et de la manière dont les hommes sauront prendre en compte ses limites. Quelles options reste-t-il? Après le feu et la machine à vapeur, une troisième révolution énergétique semble aujourd'hui inéluctable. Sera-t-elle dans la lignée des précédentes ou à contrecourant?
Il était une fois une femme rêvant de liberté, qui décida de tout quitter pour vivre simplement sous une tente fabriquée de ses mains.Pionnière des yourtes, elle s installe dans les années 1990 dans les Cévennes. Défricheuse d'un mode de vie sobre et autonome, elle fait rapidement des émules, mais se heurte à des obstacles: elle dévoile ici ses déboires au camp de yourtes, aux prises avec les spéculateurs, les potentats locaux, le voisinage, l'intolérance, et affirme son bonheur d avoir réussi à incarner son rêve d'intégrité et de cohérence. Elle rend hommage aux humbles en démontrant comment la yourte peut sauver du désespoir et restaurer la dignité.Hymne écoféministe à la simplicité volontaire, ce témoignage d une femme rebelle à l ordre dominant défend le droit à l'auto-construction, à l'auto-subsistance, aux énergies autonomes et renouvelables, le respect de la nature, la non-coopération au consumérisme, la non-violence, la poésie, le droit à la colère, le devoir d'alerte... C est ainsi qu un chemin vers l'éveil est tracé.
Audrey Gicquel livre un propos juste, étaillé, dynamique et incarné des différentes expériences, puisqu'elle vit l'aventure de l'habitat participatif au quotidien. Découvrez les clés pour développer votre projet d'habitat participatif à travers de très nombreux exemples de ce qui fonctionne en France. Pour ça, Audrey Gicquel revient en détail sur ce qui peut coincer au quotidien et ce qui n'est pas la hauteur des attentes du groupe. Assurez vos arrières avec les conseils de l'auteur sur les différents statuts juridiques envisageables. L'auteure évoque les atouts de chaque type de projet et propose différents chemins pour adapter les besoins et envies de chaque profil de collectif
L'écologie est à la mode. Elle est sur toutes les lèvres, rythme les débats, alimente l'agenda médiatique et recouvre nombre de publicités d'une pellicule verdâtre. Par la magie des mots, les éco-prédateurs revêtent les habits vert-pâle de l'écologie hors-sol. Mais derrière les envolées lyriques se cache une réalité moins reluisante qu'annoncée. Le verdissement écologique offre la possibilité aux pires pollueurs de la planète de s'acheter une conscience à ban compte. Avec une étonnante facilité, le nucléaire devient "décarboné", les pesticides biodégradables, les autoroutes écologiques... McDo, Areva, Monsanto, Total et bien d'autres se retrouvent unis pour survendre l'illusion d'une conversion écologique bien hypothétique. Stéphen Kerckhove dresse ici un état des lieux de ce greenwashing, explique comment il s'est imposé: cessons d'être dupes, apprenons à décrypter cette intox. Il termine en proposant des solutions pour en finir avec cette écologie hors-sol. Un livre exigeant, documenté et utile. Stéphen Kerckhove est délégué général d'Agir pour l'Environnement (ONG). Activiste et militant écologiste, il mène des campagnes de mobilisation citoyenne ciblant les responsables politiques et décideurs économiques, alliant happening et lobbying plus institutionnel. Il a participé directement au Grenelle avant d'en claquer la porte au regard des piètres résultats. Son association a coordonné deux manifestations, l'une durant le Grenelle de l'environnement en octobre 2007 et l'autre durant l'adoption par les députés du projet de loi dit Grenelle2 en mai 2010. Il est l'auteur de La dictature de l'immédiateté, et Grenelle de l'environnement: l'histoire d'un échec, tous deux parus aux Ed. Yves Michel.
Lietaer Bernard ; Ickx Michel ; Polignac Constance
Est-ce que l'argent moderne est en cohérence avec nos besoins et valeurs d'aujourd'hui? Et si nos systèmes monétaires constituaient le dernier grand tabou de notre époque? Et s'ils étaient en fait fondés plus sur des émotions collectives et inconscientes que sur une rationalité? Expert de la chose financière, Bernard Lietaer nous convie à un passionnant voyage de vingt huit mille ans jalonné par des archétypes, de la préhistoire à Wall Street. Il aborde notamment ceux de la Grande Déesse, de la féminité, de l'argent Yin. La mise en lumière de la dimension émotionnelle de la monnaie nous renvoie aux tréfonds de notre psyché. Il s'agit de guérir nos blessures face à l'argent pour le remettre à sa place de serviteur, au lieu de maître. L'auteur tire de ce voyage des enseignements très actuels pour éclairer les choix monétaires du XXIe siècle. Alors que la situation du système monétaire global de la planète semble devenir ingérable, ce travail de recherche, très bien documenté, ouvre des opportunités exceptionnelles pour trouver des réponses innovantes hors du cadre de la pensée unique.
Résumé : Nous voyons les banquises fondre, les espèces disparaître, les inégalités s'exacerber : tout nous annonce que nos modes de vie sont condamnés à un "effondrement" qui vient. Nous savons la nécessité d'une mutation vertigineuse, à laquelle nous ne parvenons pas à croire. Comment sortir de cette hantise - sans nier sa réalité ni subir sa fascination ? En multipliant les perspectives qui dévoilent une pluralité effondrements déjà en cours, plutôt qu'un unique écroulement à venir. En questionnant ce "nous" de la collapsologie à partir de temporalités alternatives, d'attentions altérées, de points de vues excentrés et excentriques. Ecrit à quatre mains, ce livre s'adresse à toutes les générations collapsonautes - jeunes et moins jeunes - qui ont mieux à faire que se laisser méduser par la menace des catastrophes à venir. Désespérées mais pas pessimistes, elles s'ingénient à accueillir et cultiver des formes de vie qui échappent parle haut au capitalisme extractiviste. Condamnées à naviguer sur les effondrements en cours, elles génèrent d'ores et déjà des arts inédits du soulèvement et du montage - dont ce bref essai encourage à hisser les voiles.
Personne ne connaît l'avenir, mais nous pouvons détailler les menaces qui pèsent sur la Terre, aller voir des lieux où ce que nous craignions est en train de se produire. Les décisions qui seront prises dans les années qui viennent influenceront le cours de la vie humaine. En effet, nous sommes aujourd'hui menacés par la 6ème extinction et cette prise de conscience doit engendrer une réaction qui passe de l'attention, à l'intention et à l'action, action qui est notre responsabilité.Comme nous l'avons longtemps pensé, les hommes ne sont pas le chef-d'oeuvre de la création, nous ne sommes pas le but de l'évolution. Nous devons absolument retrouver une certaine humilité et repenser notre place dans la nature, prendre conscience de la totale interdépendance de tous les êtres vivants avec qui nous devons être en relation, intégrer notre vie à celle du monde animal et arrêter de considérer la Terre comme notre propriété. Il faut croire qu'un avenir est encore possible.Autour de Hubert Reeves et Frédéric Lenoir, des scientifiques nous interpellent : la biodiversité est aujourd'hui menacée. Si certains humains sont à l'origine de la crise, d'autres, de plus en plus nombreux, s'y attaquent à bras le corps et créent des solutions. Ensemble, dans cet ouvrage dédié aux générations futures, ils nous rappellent à quel point le vivant sous toutes ses formes est un fascinant et touchant mystère... qu'il ne tient qu'à nous de préserver !
Ce livre est un appel à l'audace et un encouragement à passer à l'action. Nous sommes la dernière génération d'êtres humains à pouvoir agir pour endiguer les dérèglements du climat. Nous devons tout tenter au cours de la prochaine décennie. L'urgence est telle que ni les rapports alarmants des scientifiques, ni les changements de comportement individuels, ni même les interpellations habituelles de la société civile ne semblent suffisants. Face à l'ampleur et à l'accélération de cette crise, il faut aller plus loin, hausser le ton et contraindre nos gouvernements à agir pour transformer en profondeur nos sociétés et nos modes de vie. Deux millions de personnes qui soutiennent un recours juridique contre l'Etat, c'est un bon début, mais ce n'est pas suffisant. Une population qui consomme de manière plus responsable, c'est nécessaire, mais il faut aller plus loin. Un million de jeunes qui marchent dans les rues et des actions de désobéissance civile qui se multiplient, ce sont d'excellentes nouvelles. Quand les rapports et les rendez-vous dans les ministères ne suffisent plus, il faut savoir désobéir et multiplier les actions pour s'opposer à tous les projets incompatibles avec l'urgence climatique. Utilisons la loi pour attaquer en justice les entreprises les plus polluantes et les gouvernements qui n'agissent pas assez. Boycottons les biens produits d'une manière totalement irresponsable. Mettons-nous en grève s'il le faut et ne respectons plus des règles du jeu qui nous conduisent dans le mur. Nous devons urgemment panser les plaies de la Terre, et bâtir un nouveau monde, un monde plus juste pour les humains, et plus respectueux de la biodiversité. Jean-François Julliard , journaliste, ancien secrétaire général de Reporters sans frontières, est le directeur général de Greenpeace France, association qui lutte contre les crimes environnementaux sur tous les continents. Il est l'auteur des Veilleurs du ciel (Don Quichotte).
Résumé : Face aux signaux alarmants de la crise globale ; croissance en berne, tensions sur l'énergie et les matières premières, effondrement de la biodiversité, dégradation et destruction des sols, changement climatique et pollution généralisée, on cherche à nous rassurer. Les technologies "vertes" seraient sur le point de sauver la planète et la croissance grâce à une quatrième révolution industrielle, celle des énergies renouvelables, des réseaux intelligents, de l'économie circulaire, des nano-bio-technologies et des imprimantes 3D. Plus consommatrices de ressources rares, plus difficiles à recycler, trop complexes, ces nouvelles technologies tant vantées nous conduisent pourtant dans l'impasse. Ce livre démonte un à un les mirages des innovations high tech, et propose de prendre le contre-pied de la course en avant technologique en se tournant vers les low tech, les "basses technologies". Il ne s'agit pas de revenir à la bougie, mais de conserver un niveau de confort et de civilisation agréables tout en évitant les chocs des pénuries à venir. Si l'auteur met à bas nos dernières illusions, c'est pour mieux explorer les voies possibles vers un système économique et industriel soutenable dans une planète finie.