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Une puissance d'affirmation. Essai sur la philosophie de Claude Bruaire
Rabourdin David
HERMANN
35,15 €
Épuisé
EAN :9791037029485
Absolu " n'est peut-être pas le dernier mot d'un discours qui se refuserait d'aller plus loin, ni le terme ultime d'une pensée hésitant à prolonger son audace spéculative. L'originalité de l'oeuvre de Claude Bruaire (1932-1986) est d'avoir résolument entrepris l'approfondissement philosophique du concept d'absolu. Si " Dieu est celui avec lequel on n'en finit pas " , c'est d'abord parce qu'il libère une puissance d'affirmation que la rationalité, dès lors, s'efforce de recueillir - en cette épiphanie, à la suscitation de la Révélation même, la tâche est infinie. Sur le chemin de cet approfondissement, le présent ouvrage montre que la catégorie de " liberté " , décisive, est la pièce maîtresse du dispositif bruairien : " Si l'absolu n'est pas absolument libre, alors il n'est pas absolument absolu, donc pas absolu " . Mais peut-on dire de Dieu qu'il est libre sans questionner la liberté propre à l'homme ? Entre l'absolue liberté de l'absolu et la difficile liberté de l'homme, laquelle a la priorité ? Quelle est ici la structure du concept de liberté, et quelle en est la logique interne, pour qu'un même nom convienne et à l'homme et à l'absolu ? Au long de son oeuvre aussi audacieuse qu'exigeante, l'enseignement de Bruaire est constant : renouveler l'affirmation de Dieu, c'est penser la liberté de l'homme, au point de mesurer combien la liberté de l'homme est donnée à elle-même.
Les mathématiques tiennent une place importante dans la pensée de Platon, tant par la nature de leurs objets que par leur puissance démonstrative. Quel était le degré de développement des mathématiques à son époque ? Quelle a été leur influence sur le type de raisonnement employé en philosophie ? La postérité de Platon a-t-elle donné autant d'importance aux mathématiques ? Les mathématiques ont-elles eu le même privilège épistémologique dans les autres écoles ? Telles sont les questions auxquelles ce numéro propose des réponses.
Du grand nombre de brouillons, notes et essais mathématiques que Leibniz a laissés à sa mort, on estime que seule la moitié est aujourd'hui publiée, et seule la moitié de cette moitié selon les critères actuels d'une édition scientifique rigoureuse. Le travail de publication de ces manuscrits entrepris depuis les années 1970 sous l'égide d'Eberhard Knobloch a déjà livré quelques trésors qui ont changé notre regard sur la pratique mathématique leibnizienne : les nombreux chantiers engagés au titre de la combinatoire, un traité complet de quadrature du cercle, l'élaboration d'une conception des infinitésimaux comme fictions dès 1676, le travail sur les nombres fictifs et les déterminants, celui sur l'analysis situs, sur le postulat des parallèles, etc. Mais beaucoup reste encore à faire connaître à mesure que progresse l'exploration des manuscrits. Dans ce numéro, nous avons souhaité donner de la visibilité aux aspects de la pensée mathématique leibnizienne auxquels l'étude des manuscrits mathématiques inédits nous permet d'avoir accès. Une attention particulière a été apportée aux implications philosophiques des conceptions et recherches mathématiques inédites de Leibniz, que cela soit dans le cadre de sa théorie de la connaissance, de son épistémologie ou, encore, de sa métaphysique.
Résumé : Fondée sous les auspices du père de notre modernité philosophique Descartes, puis consolidée par des penseurs aussi importants que Leibniz, Bolzano ou Husserl, la mathesis universalis paraît représenter à elle seule l'ambitieux programme du "rationalisme classique". Des philosophes tels que Husserl, Russell, Heidegger ou Cassirer ont pu s'accorder en ce point. Le développement de la "science moderne" aurait porté ce grand "rêve dogmatique" pour mener vers son terme le destin de la métaphysique occidentale. Pourtant les recherches historiques récentes ont montré que l'idée de " mathématique universelle" existait bien avant Descartes, que ce dernier ne revendiquait d'ailleurs aucune rupture sur ce point et que sa réflexion se situait même assez clairement dans l'héritage des Anciens. Comment dès lors justifier que les Anciens, avec lesquels le programme des Classiques était censé rompre, aient pu déjà se préoccuper de "mathématique universelle" ? Plus simplement encore, de quoi se préoccupaient donc ces philosophes sous ce concept ? Le regain d'intérêt pour la mathesis universalis à la fin du siècle n'avait-il pas conduit paradoxalement à la perte de son sens comme problème ? Cette étude a pour but de suivre ces questions jusqu'à leur origine et de montrer leur importance dans le dialogue entre mathématique et philosophie.
Lapointe Pascal ; Dupont Christophe ; Boileau José
L'information est un service public essentiel. Sans information, comment prendre des décisions éclairées sur les enjeux de société de l'heure ? La question est devenue encore plus importante à l'heure des réseaux sociaux, qui fournissent de l'information en abondance, mais sans vérifications ni préférences pour des sources crédibles. Pour ce faire, il faut des journalistes et des médias dignes de ce nom. Comment la nouvelle génération de journalistes va-t-elle réussir à se sortir de cette situation ? Comment trouver du travail et des contrats lucratifs tandis que les médias peinent à survivre et à trouver un "modèle d'affaires " ? Que signifie concrètement devenir journaliste indépendant, ou pigiste, ou entrepreneur, dans la crise actuelle des médias ? Quelles sont les habiletés dont un "nouveau journaliste " a besoin, au-delà des compétences de base qu'on enseigne dans les écoles de journalisme ? Comment la nouvelle génération de journalistes va-t-elle réussir à maintenir la liberté de la presse à travers ce dédale ? S'ils peinent à trouver du boulot, qu'ils deviennent journalistes indépendants, les nouveaux journalistes tireront-ils leur épingle du jeu ? Cet ouvrage s'adresse aux journalistes indépendants, pigistes ou blogueurs ou aux équipes qui songent à créer un nouveau média. Il leur apportera ce temps essentiel de réflexion pour mieux saisir les enjeux de la profession et relever leurs manches, à l'heure de la communication planétaire, des algorithmes et des inquiétudes sur l'avenir de la profession.
En quelques décennies, le jeu vidéo est devenu l'une des pratiques culturelles les plus prisées des adolescents. Sources de problèmes et d'inquiétudes pour les uns, simple loisir pour les autres, les pratiques vidéoludiques sont souvent l'objet de critiques et la cible de nombreux stéréotypes, malgré leur grande popularité. A partir d'enquêtes de terrain, cet ouvrage propose de déconstruire les présupposés sur le jeu vidéo afin de mieux comprendre sa relation avec ces adeptes singuliers que sont les adolescents et, depuis plusieurs années déjà, les adolescentes. De leur rôle dans la construction identitaire de jeunes joueurs aux représentations de l'adolescence dans les scénarios qu'ils proposent, les jeux vidéo révèlent alors leur complexité à la lumière des regards sociologiques et anthropologiques.
Nous vivons une époque paradoxale : les extraordinaires progrès scientifiques et techniques des dernières décennies ont bouleversé notre existence, mais, dans le même temps, un fulgurant retour de la barbarie sape nos valeurs laïques fondamentales, héritées des Lumières. Religions et utopies sociales, ces illusions dangereuses constituent la pire malédiction de l'humanité ; elles assaillent notre liberté de penser et de nous exprimer librement. Elles nous imposent leurs critères absolutistes du Bien et du Mal ainsi leur foi dans un au-delà ou un avenir radieux chimériques. Leur but est évident : nous empêcher de vivre sereinement et nous priver du bonheur quotidien. Dès lors, l'alternative est tranchée : Homme ou Dieu ? Raison ou foi ? Plaisir ou ascèse ? Vivre ici et maintenant ou attendre la vie après la mort ? Ce livre très documenté n'en est pas moins un ouvrage grand public : écrit dans un style simple et accessible, il se veut un essai-coup de poing, un pamphlet choc et sulfureux pour nous libérer des fausses promesses et des mensonges qui nous emprisonnent.
Dans son livre L'âme désarmée, essai sur le déclin de la culture générale, le philosophe Allan Bloom écrivait : "La question qui se pose à tout jeune être humain : "Qui suis-je ? " et le besoin puissant de se conformer à l'impératif de l'oracle de Delphes : "Connais-toi toi-même" qui est congénital en chacun de nous, signifient en premier lieu : "Qu'est-ce que l'homme ? "... La culture générale donne accès à ces réponses, dont plusieurs vont à l'encontre de notre nature et de notre époque. L'homme pourvu de culture générale est capable de ne pas s'en tenir aux réponses faciles... Il est certes ridicule de croire que ce qu'on apprend dans les livres représente l'alpha et l'oméga de l'éducation, mais la lecture est toujours nécessaire, en particulier à une époque où les exemples vivants de valeurs élevées sont rares". Inscrits dans la foulée de cette réflexion, Thomas De Koninck, Joseph Facal, Mathieu Bock-Côté et Louis-André Richard, professeurs engagés au service de l'éducation libérale, tentent de comprendre les chemins menant à une culture générale signifiante. Nous proposons, en songeant à la course effrénée des penseurs de l'école pour adapter celle-ci aux besoins immédiats du monde du travail ou aux tendances sociétales du moment, d'interroger les modalités de l'éducation supérieure : Remplit-elle son mandat ? Favorise-t-elle un milieu privilégié d'éducation libérale ? Qu'en est-il aujourd'hui de l'idée d'université ?