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Homo Narrans, pour une analyse énonciative et interactionnelle du récit. Tome 1 et 2, 2e édition rev
Rabatel Alain
LAMBERT-LUCAS
54,00 €
Épuisé
EAN :9782359353303
Homo narrans, c'est le sujet humain anthropologiquement saisi comme conteur d'histoires, l'Homme aux mille points de vue, aux mille voix. A l'analyse-immanentiste du récit qui prévaut généralement en narratologie, l'ouvrage propose de substituer une approche énonciative et interactionnelle. Le Tome I, Les Points de vue et la logique de la narration, est centré sur la problématique énonciative et interactionnelle des points de vue. Il distingue ces derniers selon leur source énonciative, leurs marques linguistiques et leurs effets textuels. Ce cadre, confronté à de grands textes (la Bible, les contes de Maupassant, Les Lauriers sont coupés, etc.), met en lumière des enjeux interprétatifs de premier ordre. Dans le Tome II, Dialogisme et polyphonie dans le récit, l'analyse énonciative des points de vue permet de définir le discours rapporté comme un discours représenté - comme la représentation des espaces mentaux par l'énonciateur citant. L'analyse des formes complexes de cette représentation (corpus d'A. Ernaux, R. Camus, J. Semprun, L. Calaferte, L. Salvayre. etc.) montre les relations dialogiques, d'ordre cognitif notamment, que l'énonciateur entretient avec lui-même et avec les autres.
Sous le titre général de De la narratologie à la linguistique, l'auteur réédite ses trois premières études (1997-2004) sur le point de vue : Tome I, Une histoire du point de vue, Tome II, La Construction textuelle du point de vue, Tome III, Argumenter en racontant. Dernier tome de la série, d'inspiration didactique, Argumenter en racontant articule interprétation littéraire, activité d'écriture et expérimentation linguistique en se centrant sur la dimension argumentative indirecte de certaines pratiques narratives. Partant de l'étude de textes littéraires, l'auteur dégage des outils pour l'écriture d'imitation et d'invention et les met en oeuvre dans des productions qui font elles-mêmes l'objet d'une analyse mettant en relation marques linguistiques ou rhétoriques et leurs effets sur le lecteur. Activités de lecture et d'écriture se succèdent en modules de difficultés croissantes, consacrés à des notions linguistiques et discursives : point de vue, construction des chaînes référentielles, stéréotypie, valeurs énonciatives des connecteurs logiques, etc. L'ouvrage intéressera les spécialistes de l'argumentation et du récit, tant en lecture qu'en l'écriture, ainsi que les enseignants et leurs formateurs. Combinant les plaisirs des jeux avec la langue, de l'invention et de la réflexion, ses exemples peuvent aisément être exploités ou transposés en classe. Avant-propos et après-propos reviennent sur des textes d'application produits par de futurs professeurs des écoles, de collèges et de lycées, analysent le respect des consignes et dégagent des critères objectivables d'évaluation.
Sous le titre général de De la narratologie à la linguistique, l'auteur réédite ses trois premières études (1997-2004) sur le point de vue : Tome I, Une histoire du point de vue, Tome II, La Construction textuelle du point de vue, Tome III, Argumenter en racontant. Deuxième tome de la série, La Construction textuelle du point de vue part de l'analyse énonciative des perceptions pour mettre de l'ordre dans la compréhension du phénomène de point de vue qui se substitue à la notion de focalisation. Alors que la tradition héritée de Gérard Genette pense les focalisations à partir du "foyer" (Qui sait ? Qui perçoit ? ), l'auteur renverse la problématique en recherchant les traces de l'énonciateur du PDV dans les marques et les modalisations qui affleurent dans la construction de l'objet-de-discours. Cette conception nouvelle du PDV abandonne la tripartition des focalisations ("zéro", "interne", "externe") et rompt avec l'approche fixiste du narrateur omniscient comme avec celle de la restriction de champ généralisée au personnage, dans le même temps qu'est évacué le mythe d'un focalisateur externe objectif et impartial. L'analyse de nombreux exemples empruntés à des contextes narratifs en troisième personne met en évidence l'existence de PDV déconnectés de l'ancrage déictique je-ici-maintenant, ainsi que la dimension subjective et cognitive des perceptions et les relations dialogiques ou polyphoniques entre PDV du narrateur et PDV médiatisés de personnages ou de sources collectives ou anonymes. Il en résulte autant d'effets de textes de nature argumentative et interprétative.
Ce petit livre articule interprétation littéraire, activités d'écriture et expérimentation linguistique, en privilégiant une approche centrée sur l'étude de la dimension argumentative indirecte de certaines pratiques narratives. La démarche s'appuie sur l'étude de textes littéraires variés, dégage des outils pour l'écriture d'imitation et d'invention et les met en oeuvre dans des productions diversifiées, qui font elles-mêmes l'objet d'une analyse pragmatique, mettant en relation marques linguistiques ou rhétoriques mises à contribution et effets produits sur le lecteur. Ces activités de lecture et d'écriture se répartissent en modules indépendants, de difficulté croissante, consacrés à des notions linguistiques et discursives: point de vue, construction des chaînes référentielles, stéréotypie, valeurs énonciatives des connecteurs logiques, etc. Par le soin accordé aux explications comme par la précision des analyses en réception et en production, l'ouvrage est susceptible d'intéresser les spécialistes de l'argumentation, du récit, de l'énonciation et de l'écriture, ou les formateurs d'enseignants (formation initiale ou continue). Il offre également des activités concrètes qui peuvent aisément être exploitées (ou transposées) en collège et en lycée, en combinant les plaisirs des jeux avec la langue, de l'inventivité et de la réflexivité.
On savait que la littérature intéressait Benveniste, qu'il avait été lié au mouvement surréaliste (dont il signe le manifeste La Révolution d'abord et toujours ! en août 1925) ; on savait depuis Henri Meschonnic que par sa pensée de la "subjectivité dans le langage" et du "sémantique sans sémiotique", il rendait possible une poétique. Aussi est-ce sans étonnement qu'on a retrouvé dans ses archives 370 feuillets manuscrits classés dans un dossier sobrement intitulé "Baudelaire", datant pour l'essentiel de 1967.