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LA POESIE ARABE
Khawam René
PHEBUS
26,15 €
Épuisé
EAN :9782859403508
Au commencement était le désert. C'est lui qui a d'abord façonné l'imaginaire arabe. Par ses violentes contraintes, il lui a dicté des règles de conduite extrêmes : nécessité absolue du court chemin, de l'approche fulgurante, essentielle, mépris voué aux arts encombrants au bénéfice exclusif de la poésie et de la musique. Par ses refus, par son austérité, par le vide qu'il impose aux âmes comme aux corps affamés, il lui a appris à faire ample provision d'images - licites et illicites : fontaines et jardins, filles offertes et tendres éphèbes aux yeux de gazelle, nuits éclairées de lune où circule la coupe de vin ambré... Car pour l'homme bien né, la vraie richesse est celle des mots. Caressés par les doigts du scribe ou les lèvres du diseur, ils sont un bien désirable entre tous : bon à partager avec l'ami de rencontre, à offrir à la délectation du prince, à transmettre aux générations en peine d'émerveillement. Ainsi le désert, peuplé d'images paradoxales, devient source : où s'est abreuvée près de vingt siècles durant (dès avant l'islam) l'inspiration des poètes, lieu d'efflorescence de la plus haute parole, de toutes les possibilités du dire. Audaces verbales quasi rimbaldiennes, érotisme dévoilé sans honte, impertinences et inconvenances, culte enamouré de la beauté sous toutes ses formes, recherche savante du plaisir, transmutation exaltée de la douleur et du manque : telle est la poésie arabe, cultivée jusqu'à nos jours par une succession de génies remuants, iconoclastes, gourmands des mille et une saveurs du verbe. Cette riche anthologie - la seule en langue française à embrasser aussi largement son sujet - donne de la civilisation arabe une image qui prend à contre-pied les sinistres clichés véhiculés par notre époque : la poésie y apparaît comme l'insurrection première de la soif et du désir, comme la quête toujours recommencée de notre impossible - et pourtant nécessaire - liberté.
4e de couverture : Édition intégrale établie, traduite et présentée par René R. Khawam (XIIe-XIIIe siècle) Le monde musulman au début du XIIIe siècle est le théâtre de bien des crises : pouvoir contesté, désordres dans la rue comme dans l'intimité des demeures... La femme, mille et une ruses à l'appui - et malgré le carcan de la loi -, n'est pas la dernière à tirer parti de ce climat. Au fil des contes imaginés par la belle Schéhérazade, c'est toute la face cachée d'un monde qui se révèle, un monde où la passion parle haut et où la magie fait corps avec le quotidien... La présente édition est la seule, de par le monde, à avoir été établie à partir des manuscrits originaux, la seule à être rigoureusement fidèle au texte arabe, et à en restituer les vertus natives : impertinence, âpreté visionnaire, voluptueuse crudité.
Résumé : Traduction intégrale à partir des manuscrits originaux arabes par René R. Khawam (Vers 800) A la différence de Sindbad le Marin, qui cherchait à gagner la Chine par la voie maritime, son homonyme le Terrien se lance sur la vieille route de la Soie - non moins fertile en embûches et en merveilles - et traverse les solitudes désolées du Ferghana, de la Mongolie et du Sinkiang avant de pousser jusqu'aux rivages du lointain Japon. Composées dès le VIIIe siècle, ces Aventures sont une invitation au rêve et à la géographie : une bien agréable façon de parcourir le monde sans avoir à souffrir des dangers de l'ailleurs.
Des jeunes filles livrent à mille persécutions leurs soupirants éperdus... Un calife échange son rôle avec un marchand et espère l'inattendu... L'amour ne triomphe plus que grâce à d'infinis stratagèmes et le monde apparaît voué à tous les renversements possibles. Nul n'est à l'abri des coups du sort !
Paru en 1978, La Fuite extraordinaire de Johannes Ott est le roman qui a rendu Drago Jancar célèbre. Devenu culte, traduit en plusieurs langues, il paraît pour la première fois en français. Un mystérieux inconnu, Johannes Ott, sème le trouble dans une communauté agitée par les hérésies religieuses et menacée par une épidémie de peste toute proche. Rapidement, on finit par se convaincre que l'homme cache quelque chose. Arrêté, torturé, il avoue une emprise démoniaque. Il réussit néanmoins à s'échapper et commence une fuite éperdue dans une Europe centrale médiévale que Drago Jancar restitue ici avec la puissance et l'invention qu'on lui connaît.4e de couverture : Paru en 1978, La Fuite extraordinaire de Johannes Ott est le roman qui a rendu Drago Jancar célèbre. Devenu culte, traduit en plusieurs langues, il paraît pour la première fois en français. Un mystérieux inconnu, Johannes Ott, sème le trouble dans une communauté agitée par les hérésies religieuses et menacée par une épidémie de peste toute proche. Rapidement, on finit par se convaincre que l'homme cache quelque chose. Arrêté, torturé, il avoue une emprise démoniaque. Il réussit néanmoins à s'échapper et commence une fuite éperdue dans une Europe centrale médiévale que Drago Jancar restitue ici avec la puissance et l'invention qu'on lui connaît.Notes Biographiques : Né le 13 avril 1948 à Maribor, en Slovénie, Drago Jan¿ar connaît la prison en 1974 comme jeune journaliste opposé au régime communiste de Yougoslavie. Devenu scénariste puis éditeur, ses premiers romans l'imposent rapidement sur la scène littéraire slovène. Aujourd'hui traduit en plus de vingt langues, il est reconnu dans le monde entier. Lauréat de nombreux prix (Prix Herder en 2003, Prix européen de littérature en 2011), c'est avec Cette nuit, je l'ai vue (Phébus, Prix du meilleur livre étranger 2014) qu'il rencontre un large public en France. Son dernier roman paru est Six mois dans la vie de Ciril (Phébus, 2016).
Présentation de l'éditeur L'histoire est celle d'une violente rencontre entre deux êtres. Celle d'une agression commise par Mino Torrès sur la personne d'Ariane un soir de novembre alors qu'elle rentrait chez elle. Sa vie bascule. Quelques mois plus tard, c'est depuis le fond de sa cellule que Mino Torrès décharge son fiel, contre la vie, les femmes et ses victimes. Quant à Ariane, c'est entre Munich et Berlin qu'elle renoue avec ses sens, avec le corps des autres et avec le sien. Deux versions complémentaires racontées l'une après l'autre, d'un même évènement, vues avec brio et pertinence par Marie Hélène Poitras qui a su parfaitement et sans faux-semblants se glisser aussi bien dans la peau de l'agresseur que dans celle de sa victime
Résumé : De l'art d'évoquer les grandes et petites tragédies de la vie en usant des mots les plus simples, les plus nus... Un faubourg de Melbourne dans les années 50. Un couple se rend à une party de fiançailles chez des voisins, par un beau soir d'été. Lui est conducteur de loco et fier de son métier (on est au temps des dernières machines à vapeur). Elle pense qu'elle est mal mariée et songe à une autre vie. Le gamin qui les accompagne (12 ans) se dit que ses parents décidément ont bien changé... La soirée de fête est plutôt réussie, et pourtant la fiancée n'a pas l'air enchantée de convoler. avec le brave type que son père lui a choisi-un autre prétendant, éconduit quelques jours plus tôt par la belle, fera une apparition inattendue. On boit-un peu trop-on rit, on danse. Tard dans la Huit chacun s'en retourne chez soi, remuant de drôles de pensées. Le lendemain la radio annonce que l'express de Sydney a méchamment déraillé... Tout cela ne serait rien, ou pas grand-chose.. sans l'art de Steven Carroll (un romancier australien-hier encore non traduit en français-qui commence à faire sérieusement parler de lui). Il lui faut vraiment très peu de mots pour suggérer urne atmosphère et beaucoup plus que cela. On songe à une sorte de William Trevor des antipodes, qui déchirerait en douceur le masque des apparences. Son livre, qui n'élève jamais la voix, donne l'impression d'avoir été écrit dans un souffle : 1'un de ces livres qui parlent tout bas mais pour nous murmurer des choses terribles. Les personnages sont d'une banalité que l'on dira touchante, et pourtant à chaque instant on a l'impression qu'ils vont se noyer (on ne peut s'empêcher de penser que, s'il vivait aujourd'hui, Tchekhov écrirait un peu comme ça). Dur métier que de vivre, oui : lequel d'entre nous pourrait assurer qu'il possède vraiment l'art de conduire sa machine ?....
Résumé : Nous sommes en 2003. Lily est taxi. Elle accompagne un couple de vieux agriculteurs sur la route de Cannes, en pleine fournaise. Et si la canicule se prolongeait indéfiniment ? Sur l'autoroute, les bolides klaxonnent de loin, fusillent le rétroviseur d'appels de phare et passent en trombe. A mesure que la température monte, les personnages se dévoilent, entre amour et violence. Lily songe à sa plus grande fille, Jessica, que l'adolescence expose aux premières déconvenues sentimentales. A son ex-mari, qui l'a quittée pour une femme plus jeune. A leurs anciens jeux érotiques... Il y a quelque chose de pourri dans l'atmosphère. La vie semble se résumer à une peur de souffrir. Et le lecteur est loin d'imaginer ce qui l'attend?