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L'art et la vie. Réunit L'illusion esthétique Suivi de De la mort à la beauté
Quiniou Yvon
TEMPS CERISES
14,00 €
Épuisé
EAN :9782370710604
L'expérience esthétique s'offre souvent à nous comme transcendant notre vie sensible, nous mettant en présence d'une oeuvre qui s'imposerait par sa beauté propre comme Kant le pensait. Ce livre entend démystifier cette impression dans le cadre d'une approche matérialiste intransigeante. S'appuyant sur des auteurs aussi divers que Nietzsche, Freud, Marx, Bourdieu et même le grand psychologue russe Vygotski, tout en multipliant les analyses concrètes, l'auteur montre avec beaucoup de rigueur mais aussi de subtilité, que l'oeuvre d'art est une production entièrement immanente à la vie de l'artiste, à ses intérêts vitaux les plus profonds, mais qui s'expriment en elle d'une manière sublimée, grâce à une forme spécifique qui nous fait croire à son autonomie. Et c'est par eux qu'elle nous touche, voire nous bouleverse, puisqu'elle rejoint ainsi notre propre vie, fût-ce à notre insu. Reste que nous parlons pourtant de sa beauté, qui paraît nous transporter en un autre lieu : c'est sans doute là une illusion, l'illusion esthétique, mais qui est inévitable à son niveau dès lors que l'on parle d'art. L'essai est suivi d'un récit, De la mort à la beauté, dans lequel Yvon Quiniou décrit l'expérience personnelle qu'il a faite de l'art en Italie : celle d'une illusion d'éternité le faisant fugitivement échapper à la mort. On y retrouve, mais concrétisées avec une extrême sensibilité, les idées précédentes.
Dans ce nouveau livre, Yvon Quiniou renouvelle son approche morale de la politique en s'intéressant à l'histoire de l'homme dans son rapport à la nature et à lui-même, spécialement à travers les penseurs qui l'ont théorisée, de l'Antiquité à nos jours. Il y décèle une montée inquiétante, voire catastrophique aujourd'hui, d'une fascination incontrôlée pour la démesure à travers le développement des sciences et des techniques qui détruit dangereusement le monde naturel, menace notre vie et même abîme notre identité par la création de besoins artificiels liés à la consommation marchande. La cause principale s'en trouve aujourd'hui dans un capitalisme débridé et irresponsable, que Marx avait déjà dénoncé, mais peut-être aussi dans des affects humains visant la puissance dont le transhumanisme est la forme ultime. Par contre, il refuse tout autant les réactions irrationnelles de ceux qui, comme Nietzsche ou Heidegger, veulent nous faire revenir en arrière et nient ce que la maîtrise de la nature peut nous apporter comme bienfaits, dès lors que celle-ci est elle-même maîtrisée. Il appelle donc à un réveil critique général, fondé sur des normes humanistes et à une nouvelle sagesse, politique et sociale, visant à retrouver, contre la domination de l'argent, un sens de l'humain au service d'une vie "mesurée".
Depuis la fin du système soviétique, nous connaissons une crise sans équivalent de la politique qui paraît renoncer à intervenir moralement dans la marche du monde et accepter la fatalité sociale du malheur. Comment lui redonner une ambition normative tout en évitant le risque totalitaire qui paraît attaché au projet de moraliser la société pour mettre le bonheur à la portée de chacun ? L'ouvrage répond à cette question en distinguant clairement l'éthique individuelle et la morale prise dans sa dimension collective. Celle-ci, repensée à la lumière d'un matérialisme intransigeant, devient alors ce qui commande à la politique et lui assigne ses fins, jusqu'à nous mener au communisme. S'appuyant sur Kant et Rousseau, se réclamant d'une manière originale de Marx, multipliant aussi les références polémiques et les débats (Nietzsche, Foucault, Hayek, Comte-Sponville...), l'auteur entend ainsi revitaliser "l'hypothèse communiste", seule manière selon lui de redonner du sens à une politique menacée par la marchandisation capitaliste ou le cynisme gestionnaire et de ne pas abandonner l'idée d'améliorer la vie de l'homme, sinon l'homme lui-même, à travers une histoire qu'il maîtriserait enfin.
Yvon Quiniou est philosophe et a publié de nombreux ouvrages sur le matérialisme, la morale et la politique. Membre des rédactions d'Actuel Marx et de La Pensée, il ne sépare pas son travail intellectuel d'un engagement dans le débat public. Depuis longtemps, il milite pour un communisme inspiré de Marx qui reste totalement à inventer.
A travers ses différentes passions humaines et intellectuelles, Pasolini essaie de comprendre, de pénétrer et de révéler les raisons et les causes des transformations sociales et culturelles dans l'Italie des années soixante. Ces articles journalistiques nous donnent l'occasion de voir un "autre" Pasolini, l'homme plus que l'artiste, ses parcours de réflexion plus que son côté créateur, qui reste néanmoins manifeste dans son acte d'écriture.
Contrairement à l'habitude qui veut qu'une anthologie soit le fait d'un homme de lettres, seul, qui impose ses choix au public, ce recueil de poèmes de Paul éluard, grand poète de l'amour et de la liberté, a été établi collectivement par le poète Jacques Gaucheron et par des personnalités connues à des titres diverses: Lucien Bonnafé, Roger Bordier, Fanny Cottençon, Antoine Duhamel, Cécile Éluard, Pierre Gibert, Eugène Guillevic, Jean Hugues, Albert Jacquard, Henri Krasucki, Roland Leroy, LN, Boris Taslitzky, Michel Tourlière, Christian Viguié, Claude Vinci.
Le mouvement des Gilets Jaunes est certainement le mouvement social le plus long qui se soit jamais produit au cours de l'histoire de la France contemporaine. Même si de nombreuses références historiques s'expriment, en particulier à la Révolution française et aux Sans-culottes, c'est un mouvement qui présente des traits originaux et forts qui bousculent les images toutes faites, dans les médias, mais aussi dans le monde syndical et politique. Jacquerie ? Révolte appelée à s'éteindre ? Mouvement populiste et démagogique ? Lutte populaire porteuse d'avancées sociales et démocratiques ? Révolution qui s'annonce ? Ce livre réunit des témoignages de participants au mouvement. Ils aident à mieux comprendre la réalité de ce qui se passe et mettent à mal la caricature parfois faite des Gilets Jaunes. Ouvrage collectif, il présente aussi des analyses, solidaires ou empreintes de sympathie, mais différentes, et parfois même contradictoires, produites "à chaud" par des historiens philosophes, des militants syndicaux ou politiques.