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L'ambition morale de la politique. Changer l'homme ?
Quiniou Yvon
L'HARMATTAN
28,01 €
Épuisé
EAN :9782296116320
Depuis la fin du système soviétique, nous connaissons une crise sans équivalent de la politique qui paraît renoncer à intervenir moralement dans la marche du monde et accepter la fatalité sociale du malheur. Comment lui redonner une ambition normative tout en évitant le risque totalitaire qui paraît attaché au projet de moraliser la société pour mettre le bonheur à la portée de chacun ? L'ouvrage répond à cette question en distinguant clairement l'éthique individuelle et la morale prise dans sa dimension collective. Celle-ci, repensée à la lumière d'un matérialisme intransigeant, devient alors ce qui commande à la politique et lui assigne ses fins, jusqu'à nous mener au communisme. S'appuyant sur Kant et Rousseau, se réclamant d'une manière originale de Marx, multipliant aussi les références polémiques et les débats (Nietzsche, Foucault, Hayek, Comte-Sponville...), l'auteur entend ainsi revitaliser "l'hypothèse communiste", seule manière selon lui de redonner du sens à une politique menacée par la marchandisation capitaliste ou le cynisme gestionnaire et de ne pas abandonner l'idée d'améliorer la vie de l'homme, sinon l'homme lui-même, à travers une histoire qu'il maîtriserait enfin.
Présentation de l'éditeur Les religions, loin d'être des facteurs de lien social et de pacification des m urs, suscitent des conflits, favorisent la violence et alimentent l'obscurantisme. Si la philosophie des Lumières en a fait le procès en son temps, le contexte intellectuel actuel leur est favorable, cet aveuglement laissant libre cours à un retour en arrière stupéfiant. Yvon Quiniou, conscient d'aller contre l'air du temps, se livre ici à une imparable et salutaire critique des religions.
Dans ce nouveau livre, Yvon Quiniou renouvelle son approche morale de la politique en s'intéressant à l'histoire de l'homme dans son rapport à la nature et à lui-même, spécialement à travers les penseurs qui l'ont théorisée, de l'Antiquité à nos jours. Il y décèle une montée inquiétante, voire catastrophique aujourd'hui, d'une fascination incontrôlée pour la démesure à travers le développement des sciences et des techniques qui détruit dangereusement le monde naturel, menace notre vie et même abîme notre identité par la création de besoins artificiels liés à la consommation marchande. La cause principale s'en trouve aujourd'hui dans un capitalisme débridé et irresponsable, que Marx avait déjà dénoncé, mais peut-être aussi dans des affects humains visant la puissance dont le transhumanisme est la forme ultime. Par contre, il refuse tout autant les réactions irrationnelles de ceux qui, comme Nietzsche ou Heidegger, veulent nous faire revenir en arrière et nient ce que la maîtrise de la nature peut nous apporter comme bienfaits, dès lors que celle-ci est elle-même maîtrisée. Il appelle donc à un réveil critique général, fondé sur des normes humanistes et à une nouvelle sagesse, politique et sociale, visant à retrouver, contre la domination de l'argent, un sens de l'humain au service d'une vie "mesurée".
Résumé : Comment penser l'homme aujourd'hui, dans une perspective matérialiste désormais imposée par les sciences ? Celui-ci est incontestablement soumis aux déterminismes de la biologie, de l'histoire et de la psychologie, lesquels ne font pas de place au libre arbitre traditionnel. Mais il ne suffit pas d'en reconnaître l'efficience ; encore faut-il les articuler de manière fine et éviter de verser dans l'idée qu'une de ces instances l'emporterait fondamentalement sur les deux autres ? comme le fait par exemple et sous une forme extrême le "biologisme" quand il prétend expliquer l'être humain pas ses seuls gènes. Ce livre s'y efforce avec rigueur et bien des nuances, en tenant compte de nombreux acquis scientifiques. Il privilégie cependant la conception radicalement nouvelle de Marx, centrée sur l'histoire et montrant comment l'homme se construit en elle et par elle ; mais il s'agit d'un Marx revisité, voire corrigé, dans lequel on découvrira une forme de "nature humaine" régulièrement occultée par ses partisans, et autorisant pleinement une liberté collective à l'humanité. Reste le cas de Freud, ce géant lui aussi : son anthropologie, inspirée de sa psychologie de l'inconscient et de sa théorie des pulsions (Eros et Thanatos) est, par son pessimisme relatif, en concurrence avec celle de Marx quand il s'agit de penser l'aventure historique de l'homme et la possibilité d'un progrès proprement moral de la société. Cet ouvrage tente aussi de résoudre cette concurrence au profit de l'auteur du Capital.
Dans ce nouveau livre, Yvon Quiniou passe au crible du matérialisme l'idéalisme philosophique qui a dominé notre histoire intellectuelle, de l'Antiquité à nos jours, en choisissant comme cibles ses représentants les plus connus et les plus influents, soustraits habituellement à la critique universitaire ou académique. Il le fait avec rigueur, intransigeance et passion, mais aussi d'une manière nuancée quand il s'agit des meilleurs. Il montre son enracinement général dans le faible développement des sciences et des techniques, et sa persistance anachronique aujourd'hui. Mais il le fait avec sévérité aussi, en accusant l'influence que la religion a eue sur l'idéalisme et le rôle néfaste qu'il a pu jouer dans l'histoire, en se mettant souvent au service des pouvoirs en place et de leur idéologie, comme en s'opposant au progrès humain. Il en appelle donc, pour finir, à un réveil de la philosophie, de type matérialiste, accordé aux sciences et motivé par l'idéal d'une humanité émancipée dont Marx nous a fourni l'idée. C'est dire que cette réflexion théorique, qui s'en prend aux poncifs philosophiques dominants, fussent-ils élaborés ou sophistiqués, est aussi politique et le revendique !
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.