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Inter. Inter aerias fagos
Quignard Pascal - Flohic Catherine
ARGOL
18,40 €
Épuisé
EAN :9782915978681
« Inter aerias fagos » est un poème écrit par Pascal Quignard en 1977 au sortir d une grave dépression et perte du langage. C est par la langue latine que Quignard est revenu à l écriture. Traduit et publié en 1979 par Emmanuel Hocquard dans sa collection mythique « Orange Export Ltd », ce texte au statut exceptionnel dans l uvre de Quignard, matriciel et présent dans beaucoup de ses livres, est resté inconnu et parfaitement oublié jusqu au colloque organisé par Bénédicte Gorrillot à Mineapolis aux USA en 2009. Elle conçut alors le projet de proposer la traduction du poème à des écrivains contemporains avec la consigne de rester au plus près de leur propre langue. Ce livre est un double événement littéraire:c est un ouvrage capital pour cerner l uvre de Quignard, qui révèle dans sa longue postface la violence de sa « terror » et comment il a réussi, par le latin, à « remettre ses pieds dans ses pas »; c est aussi avec la réunion exceptionnelle de grands noms contemporains: Pierre Alferi, Eric Clémens, Michel Deguy, Bénédicte Gorillot, Emmanuel Hocquard, Christian Prigent, Jude Stefan, le premier livre qui répond poétiquement et magistralement à la question fondamentale de la traduction.
Résumé : "Ne me touche pas ! " dit Jésus à Madeleine quand il s'approchait d'elle dans le jardin, après sa mort. "Ne te retourne pas ! " dit Hadès à Orphée tandis que celle qu'il aimait remontait des enfers, à sa suite. "Ne me regarde pas ! " dit Amour à Psyché dans la pénombre de la chambre, après qu'il l'eut étreinte.
Résumé : "Le révérend Simeon Pease Cheney est le premier compositeur moderne à avoir noté tous les chants des oiseaux qu'il avait entendus, au cours de son ministère, venir pépier dans le jardin de sa cure, au cours des années 1860-1880. Il nota jusqu'aux gouttes de l'arrivée d'eau mal fermée dans l'arrosoir sur le pavé de sa cour. Il transcrivit jusqu'au son particulier que faisait le portemanteau du corridor quand le vent s'engouffrait dans les trench-coats et les pèlerines l'hiver. J'ai été ensorcelé par cet étrange presbytère tout à coup devenu sonore, et je me suis mis à être heureux dans ce jardin obsédé par l'amour que cet homme portait à sa femme disparue". Pascal Quignard.
Un homme a froid parce qu'il a oublié un ancien prénom. Il collectionne sur la terre entière tout ce qu'une main d'enfant peut étreindre. A Rome, à Tokyo, à Paris, à Londres, Edouard Furfooz vend des vieux jouets, des poupées, des miniatures, des dessus de tabatière: il vend les dons des Saturnales. Arrive le solstice d'hiver, où tout ce qui est petit est aimé, où les jours sont les plus courts. Alors que l'année, le feu, le soleil se préparent à revenir, c'est un intense amour qui revient.
Loin devant les villas sur la digue, elle se tenait accroupie, les genoux au menton, en plein vent, sur le sable humide de la marée. Elle pouvait passer des heures devant les vagues, dans le vacarme, engloutie dans leur rythme comme dans l'étendue grise, de plus en plus bruyante et immense, de la mer.
Sous le même Je, sept personnages composent un drôle de roman familial, plutôt iconoclaste et bouleversant. Qu'il l'ait vécu ou non, David Besschops témoigne que le pire se porte bien ! Il écrit et vous coupe le souffle. J'ai six ans et je dispose les ustensiles doucement pour ne pas alerter mes frères. Je cuisine avec mes petites mains. J'urine. Je dépasse d'une tête mon bout de ficelle. J'éprouve immédiatement mon existence. La sérénité. Mon sexe n'est pas un petit trou où je me cache quand il pleut. Mais un instrument de travail. Bientôt je dégotte d'autres moyens de feindre l'existence. Respirer par exemple.
A travers la forêt, un enfant prénommé Pierre est pourchassé par des soldats de la Waffen-SS. Une femme, Jessi, gît sur un lit du Jefferson Hospital à Philadelphie, le cerveau enfiévré. Un homme aveugle, Pierre, s'est égaré dans les rues froides de sa petite ville littorale. Jessi et Pierre, deux jeunes gens, se retrouvent pris au piège d'un funiculaire souterrain qui mène à des sommets en scie d'où se découvre un paysage archaïque et minéral de bout du monde. Le fil narratif de cette énergie noire suit les trajectoires physiques enchâssées des personnages, qui soit apparaissent à différentes époques de leur vie, soit revêtent plus singulièrement et successivement des identités différentes. Le roman serait à l'image de l'Univers, en expansion accélérée sous l'effet d'une force mystérieuse.