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La sculpture hellénistique. Tome 2, Royaumes et cités
Queyrel François
HERMANN
78,36 €
Épuisé
EAN :9791037001627
La période hellénistique correspond à une extension géographique maximale du monde grec. On trouve dans ce vaste espace, qui s'étend jusqu'aux portes de l'Inde, des sculptures qui portent la marque de leur temps avec des inflexions régionales. On ne peut, à partir de la mort d'Alexandre en 323, tracer des frontières rigides qui correspondraient aux limites mouvantes des royaumes qui se constituent en remodelant un espace élargi, car les hommes et les objets circulent. Après un premier volume consacré à la présentation des fonctions et des grands thèmes de la sculpture hellénistique (Picard, 2016), François Queyrel privilégie dans cet ouvrage une approche régionale. Il met ainsi en valeur localement la consommation des sculptures, qui peut coïncider mais pas nécessairement avec leur lieu de production, et cerne les échanges et interactions entre sculpteurs et commanditaires, car la sculpture était faite pour un contexte particulier. En adoptant un ordre géographique, il vérifie si des différences existent entre cités et royaumes et constate l'originalité de traditions locales et leur diversité, alors même que les conditions historiques varient suivant les régions, et la force d'une ambition unificatrice qui évolue dans ses formes durant les trois derniers siècles avant notre ère.
Le phénomène de miniaturisation dans la production artistique fait l'objet à l'heure actuelle d'un intérêt croissant. Parmi les formes que peut prendre la miniaturisation, il faut signaler le portrait. Le petit portrait royal trouve son origine à la cour macédonienne de Philippe Il de Macédoine et de son fils et successeur Alexandre le Grand. Il a connu par la suite une grande faveur dans les royaumes hellénistiques, tout particulièrement dans l'Egypte ptolémaïque. Cette étude se veut une première synthèse sur les portraits en médaillons miniatures des souverains lagides. L'ouvrage s'organise en trois parties. La première est consacrée à l'étude des formes des " médaillons-portraits " miniatures (supports, matériaux privilégiés) et à la question des modes de représentation adoptés. La question des fonctions et des contextes d'utilisation de ces images spécifiques, ainsi que leur réception est examinée dans une deuxième partie, car des fonctions et des usages, des conditions de commande, découlent les types iconographiques créés et diffusés à un moment donné de l'histoire du royaume dans un contexte singulier. La question des attributs du pouvoir est posée dans une troisième partie. Enfin, on trouvera un catalogue des effigies commentées, organisé selon un classement typologique.
Les portraits en ronde bosse, c'est-à-dire les représentations plastiques de personnages historiques, constituent l'un des traits caractéristiques de la culture visuelle du monde antique gréco-romain. Cet ouvrage innove en mettant délibérément l'accent sur la vie des statues après leur exposition - c'est-à-dire sur la communication et le rapport que les acteurs sociaux entretiennent avec les portraits. Ceux-ci sont étudiés en tant que médias de la mémoire dans une perspective matérielle, spatiale, urbanistique, topographique et mentale. La durée de leur présence physique est ainsi interprétée en relation avec les transformations de leurs contextes d'utilisation et de réception. L'étude commence au début du ve siècle av. J. -C. : c'est le moment où l'individualisation physionomique devient un phénomène important dans la sémantique des portraits, qui changent de signification dans l'espace de la polis. La période qui s'étend du ive au ier siècle voit l'apogée du portrait grec, en particulier sous la forme des statues honorifiques, qui peuplèrent en grand nombre les places publiques et les sanctuaires. Si l'accent est mis sur des lieux emblématiques du monde grec, qui offrent un riche matériel (notamment Délos, Athènes, les sanctuaires panhelléniques et Pergame), des cas moins connus sont également exploités.
Résumé : Ce volume traite de la période la plus riche de l'art grec : la période hellénistique. François Queyrel, qui est probablement le mieux à même d'entreprendre ce vaste travail, nous offre une synthèse stimulante sur la sculpture grecque à l'époque hellénistique, de la mort d'Alexandre en 323 av J-C à la bataille d'Actium en 31 av J-C. La sculpture hellénistique fascine par sa richesse et sa diversité qui sont le reflet d'une histoire faite d'échanges dans un monde élargi jusqu'aux portes de l'Inde par la conquête d'Alexandre : l'horizon géographique se déplace au loin et l'art s'ouvre à de nouveaux effets et de nouveaux publics. Durant les trois siècles de cette période, il est difficile d'inscrire la complexité artistique dans un schéma linéaire. Pour dégager des lignes de force, il faut d'abord comprendre les principales formes qu'a prises la sculpture hellénistique. La question est ici abordée par l'histoire de sa réception pour retrouver l'émerveillement de l'homme de la Renaissance, qui découvrait à Rome des chefs-d'oeuvre antiques connus par les textes. L'art hellénistique, c'est la nouveauté, la nature, la spontanéité, la vérité : les images le confirment. La documentation, renouvelée par des découvertes récentes, éclaire un art qui prône la variété et vise à toucher l'individu. Pour comprendre ces sculptures et cerner leur action, on doit les mettre en contexte : c'est ainsi que l'étude des thèmes et des fonctions amène à saisir les mécanismes du dynamisme artistique et les ressorts de l'émotion. Cet ouvrage novateur devrait faire date tant en histoire de l'art qu'en archéologie. Il fait suite aux deux volumes rédigés par Claude Rolley sur la sculpture grecque des origines à la fin de la période classique.
Admiré depuis près de 2500 ans, le Parthénon a traversé une histoire d'épreuves et de passions. Modèle classique, il est une des plus parfaites réalisations du miracle grec. Conçu au Ve siècle dans l'Athènes de Périclès, le Parthénon se dresse sur l'Acropole, le haut lieu le plus sacré de la cité. Sa décoration, avec ses frises et ses frontons sculptés, aujourd'hui en grande partie au British Museum à Londres, exalte d'antiques légendes qui rattachent les Athéniens au sol sacré de la patrie. Tout concourt à célébrer la déesse Athéna. François Queyrel revient sur la construction du monument lui-même et sur la signification des décorations qui l'ornent. Puis il raconte les péripéties, les mutilations et les renaissances de cet étonnant bâtiment. Dès l'origine lieu saint d'Athènes, le Parthénon fut successivement une église, puis une mosquée sous le joug de l'Empire ottoman, mais aussi une poudrière qui explosa sous les bombes des troupes vénitiennes. Passage obligé des voyageurs romantiques au XIXe siècle, avant d'être protégé et restauré au cours du XXe siècle, il demeure aujourd'hui au centre de nombreux enjeux culturels et politiques, avec les revendications sur les " marbres d'Elgin ".
Lapointe Pascal ; Dupont Christophe ; Boileau José
L'information est un service public essentiel. Sans information, comment prendre des décisions éclairées sur les enjeux de société de l'heure ? La question est devenue encore plus importante à l'heure des réseaux sociaux, qui fournissent de l'information en abondance, mais sans vérifications ni préférences pour des sources crédibles. Pour ce faire, il faut des journalistes et des médias dignes de ce nom. Comment la nouvelle génération de journalistes va-t-elle réussir à se sortir de cette situation ? Comment trouver du travail et des contrats lucratifs tandis que les médias peinent à survivre et à trouver un "modèle d'affaires " ? Que signifie concrètement devenir journaliste indépendant, ou pigiste, ou entrepreneur, dans la crise actuelle des médias ? Quelles sont les habiletés dont un "nouveau journaliste " a besoin, au-delà des compétences de base qu'on enseigne dans les écoles de journalisme ? Comment la nouvelle génération de journalistes va-t-elle réussir à maintenir la liberté de la presse à travers ce dédale ? S'ils peinent à trouver du boulot, qu'ils deviennent journalistes indépendants, les nouveaux journalistes tireront-ils leur épingle du jeu ? Cet ouvrage s'adresse aux journalistes indépendants, pigistes ou blogueurs ou aux équipes qui songent à créer un nouveau média. Il leur apportera ce temps essentiel de réflexion pour mieux saisir les enjeux de la profession et relever leurs manches, à l'heure de la communication planétaire, des algorithmes et des inquiétudes sur l'avenir de la profession.
L'amour virtuel, un amour véritable ? Certains affirment tomber amoureux en ligne. Mais est-ce là de l'amour véritable ? L'amour, soutient-on, est désir du bien de l'autre. Il nécessite l'amour de soi, il amène à vouloir être près de l'être aimé, il exige une reconnaissance mutuelle et vise une personne concrète et autre que soi. On le décrit également comme étant inconditionnel, durable, voire incontrôlable (c'est lui qui nous contrôle), toujours pauvre et irrationnel. Que signifient et qu'impliquent ces caractéristiques ? Surtout, les retrouve-t-on toutes dans les relations d'amour virtuelles ? Plus encore, quelle vision de l'amour le virtuel pousse-t-il à adopter ?
Cénat Jude Mary ; Cyrulnik Boris ; Dérivois Daniel
Même si, avec plus de 200 000 morts et des dizaines de milliers de blessés, le séisme du 12 janvier 2010 a déjà suscité nombre de réflexions sur l'histoire et la population haïtiennes, on a rarement l'occasion de lire des témoignages aussi poignants ainsi qu'une fine analyse des traumatismes et de la résilience des survivants. Tout le monde s'en souvient : isolés, sans abri, sans nourriture, débordés par la dévastation et dans l'attente des secours, les insulaires ont vécu parmi les morts et avec les morts pendant de nombreuses semaines. Ces témoignages de survivants nous font précisément entrer dans cet enfer, dans le récit d'une souffrance insupportable, mais qui refuse toute attitude condescendante. Par-delà blessures et amputations, le dialogue avec l'auteur laisse lentement apparaître les voies salutaires de la résilience, une sortie proprement humaine vers la vie, comme une renaissance que donne en partage le peuple haïtien à l'humanité entière. Cela nous donne un ouvrage touchant, rigoureux et engagé. Un ouvrage édifiant.
La dépression est-elle une vraie maladie, que seuls les psys et les docteurs savent diagnostiquer ? Peut-elle être traitée avec des médicaments efficaces ? Ou bien est-ce une sorte de "maladie imaginaire" dont ceux qui en souffrent sont des tire-au-flanc qui s'écoutent trop ? Les médicaments antidépresseurs marchent-ils, ou bien sont-ils une sorte de drogue légale qui rapporte beaucoup d'argent ? En somme, qu'est-ce réellement que la dépression, ce phénomène si répandu et pourtant si mal connu ? Dans ce petit livre ingénieux, Maël Lemoine nous aide à distinguer, à rebours des idées reçues, ce qu'est, et n'est pas, la dépression, quels sont les faits scientifiquement établis, loin du discours des philosophies feel good qui vendent un bonheur kitsch et irréaliste. Cette Petite philosophie de la dépression, qui prend au sérieux la réalité des phénomènes dépressifs, propose ainsi en creux une réflexion sur le véritable bonheur.