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Altérité(s) et société inclusive
Queval Isabelle
CHAMP SOCIAL
15,00 €
Épuisé
EAN :9782366160949
L'autre n'est jamais différent au point d'être non-humain. Il est une variation de moi-même. Nous sommes tous des variations les uns des autres sur fond d'une même humanité. Cette continuité qui s'exprime, cette "â¯différence de degréâ¯" et non "â¯de natureâ¯" , nous l'éprouvons aussi dans notre propre existence. Au fil de notre histoire, nous pouvons être affaiblis, amputés d'une partie de nous-mêmes, dépendants. Nous passons alors de l'autre côté d'un miroir qui demeure pourtant celui d'une même humanité. La différence de l'autre est aussi la mienne, aujourd'hui et demain. Le couperet qui tomberait entre le normal et le pathologique, le normal et l'anormal, la validité et l'infirmité, l'utilité et l'inutilité sociale, l'inclusion et l'exclusion est ici remis en question - il doit l'être, c'est la condition d'une société inclusive -, soumis à la critique. La volonté d'une inclusion possible fait ainsi pression sur les normes qui séparent, distinguent, discriminent. Avec les contributions d'Alain Blanc, Claude Julie Bourque, Anne-Lyse Chabert, Julie Dachez, Simone Emmert, Charles Gardou, Nassira Hedjerassi, Simone Korff-Sausse, Florence Labrell, Cristina Lindenmeyer, Bertrand Quentin, Isabelle Queval, Didier Séguillon, Simona Tersigni, Flora Thiébaut, Alexandra Vié, Sabine Zorn. Isabelle Queval est philosophe, professeure des universités à l'INSHEA, directrice du Groupe de recherche sur le handicap, l'accessibilité, les pratiques éducatives et scolaires (Grhapes) et titulaire de la chaire Unesco "⯠Handicap, Education et Numérique â¯" .
Résumé : L'idée d'un dépassement de soi-même, aujourd'hui si courante, est liée, historiquement, à l'avènement de la modernité. La pensée antique, toute marquée par la notion de finalité naturelle et enfermée dans un monde clos, ne la connaît pas. Pour l'astronomie, la physique, la médecine, pour l'histoire des gymnastiques et dans le culte du héros " sportif ", prédomine l'idée d'une nature pourvoyeuse d'ordre et de normes ; elle interdit celle d'un progrès indéfini. Il faut attendre les bouleversements scientifiques des XVIe et XVIIe siècles, le passage à l'idée d'univers infini, l'invention du sujet cartésien pour que puisse apparaître l'ambition d'une perfectibilité sans limites. Alors s'affirment dans l'élan des Lumières la liberté humaine face à la nature, la confiance dans l'amélioration toujours possible des performances et dans les techniques qui la permettent, l'éducation et la médecine. Le sport de haut niveau apparaît aujourd'hui comme le laboratoire expérimental de ce dépassement de soi, devenu l'emblème de notre idéologie contemporaine. Au-delà de la question classique sur les fins de l'exercice physique - s'accomplir ou se dépasser ? -, il est le révélateur des conséquences paroxystiques de ce culte et de cette obsession de la performance. A travers le dopage, à travers les manipulations génétiques, il pose le problème de fond sur l'évolution des sociétés contemporaines et sur le rapport, chez l'homme d'aujourd'hui, de la culture et de la nature. Quel est cet humain tout entier soumis à l'impératif idéologique et technique du dépassement de soi ?
Résumé : Face aux nombreux défis sociétaux, les jeunes ont un rôle essentiel à jouer dans la conduite du changement, dans la création et l'innovation à travers le sport pour penser une société : plus égalitaire, plus coopérative, permettant l'intégration, favorisant la mixité, l'inclusion, le bien-être, plus durable aussi et relevant le défi éthique à l'ère de l'accélération technologique.Ce livre analyse les enjeux de société pour la jeunesse par le prisme du sport et répond à ces grandes questions : - Quelles sont les actions à mettre en oeuvre ? - Quels leviers permettront d'engager les jeunes dans le sport ? - Comment tisser un lien intergénérationnel grâce au sport pour penser la société de demain ? Cette thématique des " Jeunes et du sport " et l'approche sociologique retenue, s'inscrivent pleinement dans les contenus des cours de " Sociologie du sport " présents dans l'ensemble du cursus STAPS, de la 1ère année de licence STAPS aux différents Master, sans oublier les différents concours de recrutement des enseignants (épreuve de sociohistoire et thématique présente aux différents concours du CAPEPS externe et de l'Agrégation interne et externe).
L'étymologie vaut parfois programme : dans la paidagôgía grecque, cet art d'éduquer les enfants, il y a d'abord l'enfant, (paid?s), puis le verbe (ágô) qui signifie " mener et conduire ", " guider ", " diriger, élever et former ". En outre, la pédagogie s'étend aux soins que l'on peut donner à une plante ou encore à un malade. Entre l'" éduqué ", enfant, jeune, catégorie élargie à l'adulte dans le cadre de la formation tout au long de la vie, et la connaissance, il y a donc des chemins à parcourir qui nécessitent d'être accompagné et guidé, et qui promettent de grandir et de s'instruire. La correspondance entre celui ou celle qui apprend et ce qui peut/doit être appris ne va pas de soi. Pas de transfert mécanique de la connaissance vers le cerveau en formation, vers la personne à éduquer. La plupart du temps, le processus d'apprentissage déjoue les pseudo-évidences. Il est sinueux, déroutant, encombré d'" obstacles épistémologiques " de toute nature. Bachelard, qui pose et dissèque ces obstacles, en résume l'effet désolant : " J'ai souvent été frappé du fait que les professeurs de sciences, plus encore que les autres, si c'est possible, ne comprennent pas qu'on ne comprenne pas. " La pédagogie est donc un art, celui d'inventer des chemins, singuliers, l'issue n'étant jamais certaine.
Résumé : Si l'impératif de performance pèse dans le sport plus encore qu'ailleurs, et particulièrement dans le très haut niveau en projetant un corps indéfiniment perfectible, c'est la société tout entière qui est aujourd'hui traversée par l'obsession de la santé parfaite, de la jeunesse et de la beauté éternelles, occultant ainsi la souffrance, la mort, le handicap et la vieillesse. Que voulons-nous faire de notre propre corps ? Tout ce qui est techniquement réalisable doit-il se réaliser ? Par le prisme du sport, ces questions éthiques fondamentales nous sont posées.
Troubles du comportement: des mots lourds de sens qui stigmatisent durablement les élèves ainsi désignés. Souffrant de troubles psychiques avérés, ils sont engagés dans un processus handicapant reconnu par la loi qui, désormais, privilégie un accueil en milieu ordinaire à une scolarité en établissement spécialisé. L?ensemble de la communauté éducative se sent désemparée et ne saitplus comment agir avec ces élèves qui semblent voués à l?échec. Les auteurs associent leurs compétences respectives, médicales et pédagogiques, pour proposer des solutions concrètes aux enseignants des premier et second degrés, aux éducateurs et à l?ensemble des professionnels qui ont en charge d?accueillir des enfants ou des adolescents souffrant de troubles du comportement.