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LA SOCIETE DE CONSOMMATION DE SOI(POLITIQUE DE LA PUBLICITE)
QUESSADA DOMINI
GALLIMARD
17,80 €
Épuisé
EAN :9782843350689
Nous sommes sortis de la «société de consommation» qui renvoyait à l'idée de consommation de masse. Nous parvenons à l'ère où l'individu constitue l'unité de référence du social. Issue de la démocratie, voici donc la société de consommation de soi. Une société agitée par un principe d'autophagie fondamentale et où tout semble devoir être consommé. Il est utile, à cet égard, de rappeler que si le terme de consommation évoque joliment l'action de conduire quelque chose jusqu'à son plein accomplissement, ou de satisfaire des besoins à travers l'utilisation de biens et de services, il signifie également la dégradation irrémédiable d'une chose par son usage. Ce qui se communique dans et par le discours publicitaire, c'est de la communion. À travers la publicité, la société communi(qu)e avec elle-même. L'origine étymologique de communication renvoie d'ailleurs directement à l'idée de communion, même si son histoire est celle d'un éloignement progressif par rapport à ce sens premier. La publicité communique la communion par l'objet, en même temps qu'elle communique l'objet de la communion. Dans la dé-médiatisation qu'il opère entre les personnes, par la guerre qu'il mèner contre le principe d'un tiers symbolique (État, lois, règles, coutumes, localité, cultures locales, etc.) permettant la médiatisation et le tissage du lien social, le capitalisme mondial travaille - appuyé sur des réseaux géants de communication : networks planétaires d'information ou agences de publicité - à la mise en consommation de toute chose. C'est pourquoi le rôle du discours publicitaire ne se réduit pas à un «simple» en jeu de communication. La société assure une partie de son homogénéité à travers l'objet. Ce dernier constitue le point de passage par quoi la société s'assure de la fidélité inconditionnelle de ses sujets. L'objet remplit littéralement une fonction d'assujetissement : ce par quoi le sujet de la raison et celui de l'inconscient deviennent le sujet de la société. L'objet fabrique des sujets. Il assure une fonction fondamentale d'intégration qui le situe au-delà de son utilité immédiate. Il entretient, par nature, un rapport étroit avec la «chose» publique ; il est même ce qui fonde la possibilité qu'il y ait une «chose» publique. Par l'objet, tel qu'il apparaît livré par la publicité, la société devient, pour le sujet, l'entité dispensatrice du Bien. La publicité se tient au centre du système de production des objets et de gestion de leur circulation. Elle est à la fois le discours par lequel tout objet doit être mis désormais en circulation, et l'objet qui circule en tant que tel dans le collectif. La publicité vient ainsi rivaliser mondialement avec le discours politique comme seul discours apte à rendre compte du collectif.
Que faudrait-il pour refaire le monde ? Avant tout, parvenir à penser autrement. Penser le monde au-delà des certitudes faciles, des dogmes stérilisants, des refuges identitaires et des dualismes rassurants. Décloisonner la pensée. Explorer des pistes improbables, non visitées. Refuser de se soumettre à un destin déjà tracé. Rien n'est plus vital, rien n'est plus concret, rien n'est plus nécessaire aujourd'hui. C'est cette urgence collective actuelle - politique, économique, sociale, écologique - qui a motivé cet appel à une métaphysique nouvelle.
La question du suivi des recommandations pour les ECNi est complexe tant pour les étudiants que pour les enseignants. A ce sujet le Conseil Scientifique en Médecine chargé de la préparation et de la vérification des sujets susceptibles d'être posés aux ECNi retient les règles suivantes : 1. Le respect de l'autorisation de mise sur le marché (AMM) ; 2. Les recommandations de la Haute autorité de santé (HAS) et de l'Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé (ANSM) ; 3. En cas d'absence de recommandations les pratiques en vigueur recommandées par les Collèges de spécialité et les Sociétés savantes françaises seront appliquées. Afin de compléter les données des ouvrages de référence des Collèges des enseignants existants pour chacune des spécialités et être ainsi totalement à jour pour les épreuves des ECNi cet ouvrage synthétique et didactique liste pour l'ensemble du programme les recommandations absentes des ouvrages et parues jusqu'au 31 décembre 2019. Ce livre exhaustif est organisé en fiches répondant au programme officiel des ECNi et qui en suivent le déroulé par items. Chaque fiche précise le numéro d'item son intitulé et propose une synthèse complète de la recommandation accompagnée d'un flashcode pour accéder à sa version intégrale en ligne. En bonus l'ouvrage propose un tableau croisé inédit des items et recommandations associées afin d'avoir une vision globale et rapide et de gagner encore en efficacité.
Résumé : Nous sommes entrés dans l'âge de l'inséparation. Un mouvement de fond nous a fait passer d'un univers humaniste composé d'entités séparables à un réel inséparé où tous les phénomènes devenus globalisés sont liés, en interrelation et en co-dépendance. Des smartphones au multiculturalisme, des défis de l'écologie à la politique de réinvention des frontières, du politically correct au posthumanisme, notre monde élabore une nouvelle condition d'existence, dont la figure de l'Autre a disparu. Est-ce bien ? Est-ce mal ? Là n'est pas la question. Cela est. Ce monde enfanté par l'inséparation, la politique, les sciences, les arts et les techniques en ont produit l'architecture - une architecture sans coupure ni soudure. De ce monde ayant aboli la séparation, voici le plan, le code et l'histoire.
Ce livre dévoile un meurtre, mais ce n'est pas un roman policier (Le corps est introuvable, on serait bien en peine d'identifier un coupable et, par ailleurs, même si les mobiles du crime abondent, il est fort possible que nous soyons en présence d'un cas de mort naturelle)." Ainsi s'ouvre Court traité d'altéricide, une exploration philosophique entre essai subjectivement intuitif et traité rigoureusement spéculatif. Dominique Quessada y constate un phénomène contemporain inéluctable, ta disparition de l'Autre, liquidation qui inaugure l'an-altérité: un état paradoxal d'être sans Autre. "Votre concept d'altéricide, et c'est ce qui en fait tout l'intérêt, est donc une généralisation du déicide comme on disait autrefois. (..) Avec la mort du Dieu de l'être, quelque chose qui était nécessaire à la compréhension de soi de l'homme classique est aboli." (Peter Sloterdijk). Biographie de l'auteur Dominique Quessada est philosophe. Il a précédemment publié, aux Éditions Verticales, La Société de consommation de soi (1999) et L'Esclavemaitre (2002).
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.