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L'ESCLAVEMAITRE(L'ACHEVEMENT DE LA PHILOSOPHIE DANS LE DISCOURS
QUESSADA DOMINI
GALLIMARD
24,40 €
Épuisé
EAN :9782843351068
À première vue, tout les oppose : la publicité apparaît facilement comme une négation de la philosophie, une sorte d'anti-philosophie. Pourtant, bien qu'elle ait tout l'air d'emprunter la panoplie du sophiste (l'ennemi historique du philosophe), la publicité termine le travail laissé en souffrance par la philosophie : là où Platon et ses successeurs ont échoué à gouverner la cité, la publicité reprend les idéaux d'une gestion rationnelle du " troupeau " humain pour les marquer dans la chair vive du monde moderne avec le fer rouge d'un appareil de pouvoir planétaire. Elle constitue ainsi, à tous les sens du mot, l'achèvement de la philosophie. Issue du c?ur problématique de nos démocraties publicitaires apparaît alors une nouvelle entité logique et politique : l'Esclavemaître. Ce dernier donne corps à la réalité où nous sommes tous désormais plongés, dépris de la dialectique du maître et de l'esclave, pour incarner jusqu'au plus intime de nous-mêmes une figure qui n'est ni maître ni esclave, mais la fusion de l'un et de l'autre stade terminal et autophagique de l'homme démocratique.
Nous sommes sortis de la «société de consommation» qui renvoyait à l'idée de consommation de masse. Nous parvenons à l'ère où l'individu constitue l'unité de référence du social. Issue de la démocratie, voici donc la société de consommation de soi. Une société agitée par un principe d'autophagie fondamentale et où tout semble devoir être consommé. Il est utile, à cet égard, de rappeler que si le terme de consommation évoque joliment l'action de conduire quelque chose jusqu'à son plein accomplissement, ou de satisfaire des besoins à travers l'utilisation de biens et de services, il signifie également la dégradation irrémédiable d'une chose par son usage. Ce qui se communique dans et par le discours publicitaire, c'est de la communion. À travers la publicité, la société communi(qu)e avec elle-même. L'origine étymologique de communication renvoie d'ailleurs directement à l'idée de communion, même si son histoire est celle d'un éloignement progressif par rapport à ce sens premier. La publicité communique la communion par l'objet, en même temps qu'elle communique l'objet de la communion. Dans la dé-médiatisation qu'il opère entre les personnes, par la guerre qu'il mèner contre le principe d'un tiers symbolique (État, lois, règles, coutumes, localité, cultures locales, etc.) permettant la médiatisation et le tissage du lien social, le capitalisme mondial travaille - appuyé sur des réseaux géants de communication : networks planétaires d'information ou agences de publicité - à la mise en consommation de toute chose. C'est pourquoi le rôle du discours publicitaire ne se réduit pas à un «simple» en jeu de communication. La société assure une partie de son homogénéité à travers l'objet. Ce dernier constitue le point de passage par quoi la société s'assure de la fidélité inconditionnelle de ses sujets. L'objet remplit littéralement une fonction d'assujetissement : ce par quoi le sujet de la raison et celui de l'inconscient deviennent le sujet de la société. L'objet fabrique des sujets. Il assure une fonction fondamentale d'intégration qui le situe au-delà de son utilité immédiate. Il entretient, par nature, un rapport étroit avec la «chose» publique ; il est même ce qui fonde la possibilité qu'il y ait une «chose» publique. Par l'objet, tel qu'il apparaît livré par la publicité, la société devient, pour le sujet, l'entité dispensatrice du Bien. La publicité se tient au centre du système de production des objets et de gestion de leur circulation. Elle est à la fois le discours par lequel tout objet doit être mis désormais en circulation, et l'objet qui circule en tant que tel dans le collectif. La publicité vient ainsi rivaliser mondialement avec le discours politique comme seul discours apte à rendre compte du collectif.
Résumé : Nous sommes entrés dans l'âge de l'inséparation. Un mouvement de fond nous a fait passer d'un univers humaniste composé d'entités séparables à un réel inséparé où tous les phénomènes devenus globalisés sont liés, en interrelation et en co-dépendance. Des smartphones au multiculturalisme, des défis de l'écologie à la politique de réinvention des frontières, du politically correct au posthumanisme, notre monde élabore une nouvelle condition d'existence, dont la figure de l'Autre a disparu. Est-ce bien ? Est-ce mal ? Là n'est pas la question. Cela est. Ce monde enfanté par l'inséparation, la politique, les sciences, les arts et les techniques en ont produit l'architecture - une architecture sans coupure ni soudure. De ce monde ayant aboli la séparation, voici le plan, le code et l'histoire.
Löffler, Heerfordt, Wallenberg, Fitz-Hugh-Curtis, Moschowitz ou encore Li-Fraumeni... Autant d'éponymes à la fois évocateurs et embarrassants pour les étudiants en médecine, notamment par leur nombre. Néanmoins, la "Syndromologie" (ou connaissance des différents syndromes) constitue un maillon essentiel en vue de la démarche diagnostique. La première partie de l'ouvrage s'attelle donc à réunir l'ensemble des syndromes et maladies éponymes disséminés dans les ouvrages des Collèges universitaires, et en propose une description exhaustive évitant des recherches extérieures. Plus de 500 syndromes sont ici classés par discipline. Un index en fin d'ouvrage permet de retrouver aisément le terme recherché. Directement héritée de la médecine d'Hippocrate, la transmission transgénérationnelle par aphorismes avait pour vocation l'acquisition des grands axes de réflexion en vue d'affûter sa pratique clinique. Reprenant cette philosophie, la seconde partie de l'ouvrage regroupe plus de 2 000 aphorismes rédigés pour se forger les réflexes cliniques à acquérir face à des situations médicales typiques et/ou urgentes. Cette rédaction s'est faite en se focalisant sur les notions essentielles des items abordés dans les ouvrages des Collèges universitaires. Dans un souci de facilité d'apprentissage, les aphorismes sont classés par matière et regroupés par situations de départ et contextes cliniques.
Que faudrait-il pour refaire le monde ? Avant tout, parvenir à penser autrement. Penser le monde au-delà des certitudes faciles, des dogmes stérilisants, des refuges identitaires et des dualismes rassurants. Décloisonner la pensée. Explorer des pistes improbables, non visitées. Refuser de se soumettre à un destin déjà tracé. Rien n'est plus vital, rien n'est plus concret, rien n'est plus nécessaire aujourd'hui. C'est cette urgence collective actuelle - politique, économique, sociale, écologique - qui a motivé cet appel à une métaphysique nouvelle.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.