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La Personne au principe du social. Les leçons de l’adolescence
Quentel Jean-Claude
GALLIMARD
21,00 €
Épuisé
EAN :9782073013002
Le concept de Personne, tel qu'on l'entend ici, désigne la capacité qui permet à l'homme à la fois de se vivre comme une subjectivité singulière et de participer au social. L'argumentation prend ici appui sur l'expérience de l'adolescent, son fonctionnement étant en effet révélateur des processus que suppose la Personne. Ce qui se joue à cette période de la vie oblige à comprendre que, loin d'être acquise d'emblée, c'est à une époque relativement tardive de son existence, après les années de l'enfance au sens strict, que la Personne émerge en l'homme. Elle se spécifie dès lors clairement par rapport aux autres capacités dont celui-ci peut faire preuve dès la première enfance, à savoir le langage, mais également l'habileté technique et le désir. Processus général, donc anthropologique au plein sens de ce terme, la Personne suppose fondamentalement une abstraction, en l'occurrence une prise de distance radicale par rapport au mode de rapports immédiats dans lequel l'être humain se trouve naturellement pris. Cette abstraction se fait ici absence, à soi-même en même temps qu'à autrui. Pour autant, l'homme n'en demeure aucunement à ce moment d'abstraction qui n'est qu'implicite et il investit contradictoirement son être dans des situations sociales diverses. Le présent ouvrage trouve sa source dans les travaux du linguiste Jean Gagnepain, auquel on doit d'avoir éclairé, le premier, ce processus paradoxal ou "dialectique" constitutif de la Personne. Mais, au-delà de la Personne, c'est toute la dimension pratique de la rationalité humaine que cette perspective d'analyse invite à repenser, de l'emploi du signe au sens de la norme, en passant par l'usage de l'outil.
L?adolescence semble être aujourd?hui une réalité évidente. Les médias, les parents, mais aussi lesprofessionnels ne cessent pourtant d?en débattre. Et la littérature abonde sur les difficultés del?adolescent. Qu?en est-il donc de son statut? Quel rapport l?adolescence entretient-elle avec lapuberté? S?agit-il d?une phase naturelle du développement, comme l?ont soutenu lespsychologues? Cet ouvrage rappelle que l?adolescence constitue d?abord une réalité sociale, correspondant à un montage opéré par les sociétés occidentales. Elle n?est toutefois que la forme que vient prendre dans ces sociétés une problématique d?ordre général qui est la sortie de l?enfance. Dès lors, ce sont les processus que celle-ci recouvre qui doivent être interrogés. Leur mise en évidence permet d?être mieux armé pour faire face aux questions que l?adolescence provoque de nos jours dans nos sociétés.
Dans la conférence qui inaugure cet ouvrage, Marcel Gauchet propose un condensé de ses travaux autour de la notion "d'Histoire du sujet", notion qui s'applique aussi bien au champ politique et social qu'à celui de la psychologie ou de la psychopathologie. Mais il la met en même temps en rapport avec celle de "Personne" élaborée par Jean Gagnepain dans le cadre de sa théorie anthropologique dite de la médiation. Car si les perspectives générales de ces deux auteurs s'avèrent différentes, leurs réflexions se croisent et se répondent sur bien des points. La conférence de Marcel Gauchet, qui est suivie d'un débat, offre ensuite l'occasion à plusieurs auteurs, s'inscrivant pour l'essentiel dans la suite de Jean Gagnepain, d'explorer à la fois les convergences et les divergences entre les travaux de ces deux grands chercheurs et de poursuivre la réflexion autour des thèmes que ces notions d'Histoire du sujet et de Personne recouvrent. Marcel Gauchet conclut l'ensemble en réagissant à ces propos.
La Fontaine Jean de ; Quétel Claude ; Boutet de Mo
Résumé : Chacun en connaît quelques vers quand ce ne sont pas des fables entières. Celles-ci ont gardé leur merveilleux pouvoir d'évocation : "un loup n'avait que les os et la peau, Tant les chiens faisaient bonne garde..." Le décor est aussitôt planté. Les fables donnent à réfléchir mais d'abord à voir. Dès les premières éditions illustrées au XVIIe siècle et jusqu'à nos jours, cette peinture des mots a inspiré des centaines d'artistes. Célèbres ou peu connus, ils ont tous fait preuve d'une étonnante originalité, qu'ils s'adressent aux adultes ou aux enfants. C'est cette extraordinaire diversité, cette richesse des images que cet album nous fait découvrir. Entrons de nouveau, petits et grands, dans ce monde enchanteur.
Résumé : Qu'ils s'appellent Svetlana, Edda, Carmen, Li Na, Zoia, Jean-Claude ou Bachar... leur point commun est d'avoir été, ou d'être, fils et filles de dictateurs. Acteurs involontaires d'un destin dont ils n'étaient pas maîtres, certains ont dû offrir leur innocence à un régime qui voyait en eux une continuité dynastique. D'autres furent mis en avant pour servir une propagande dogmatique, ou bien dissimulés, exilés, niés pour ne pas faire d'ombre à un père inaccessible. Si certains ont assumé, assument et même revendiquent l'héritage paternel, d'autres n'ont eu de cesse de se cacher ou de rompre de toutes leurs forces avec celui à qui ils doivent la vie. Une fois adultes, ces enfants ont-ils prolongé l'action paternelle ou s'en sont-ils vivement détournés ? C'est ce que nous raconte, avec passion, un collectif d'auteurs, composé d'historiens et de journalistes.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.