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Histoire du sujet et Théorie de la personne
Gauchet Marcel ; Quentel Jean-Claude
PU RENNES
16,00 €
Épuisé
EAN :9782753509207
Dans la conférence qui inaugure cet ouvrage, Marcel Gauchet propose un condensé de ses travaux autour de la notion "d'Histoire du sujet", notion qui s'applique aussi bien au champ politique et social qu'à celui de la psychologie ou de la psychopathologie. Mais il la met en même temps en rapport avec celle de "Personne" élaborée par Jean Gagnepain dans le cadre de sa théorie anthropologique dite de la médiation. Car si les perspectives générales de ces deux auteurs s'avèrent différentes, leurs réflexions se croisent et se répondent sur bien des points. La conférence de Marcel Gauchet, qui est suivie d'un débat, offre ensuite l'occasion à plusieurs auteurs, s'inscrivant pour l'essentiel dans la suite de Jean Gagnepain, d'explorer à la fois les convergences et les divergences entre les travaux de ces deux grands chercheurs et de poursuivre la réflexion autour des thèmes que ces notions d'Histoire du sujet et de Personne recouvrent. Marcel Gauchet conclut l'ensemble en réagissant à ces propos.
Henry Laurens, Le Débat, La nouvelle question d'Orient (entretien)Vers la société numérique : Pierre Bellanger, Les données personnelles : une question de souveraineté Alexis Abeille ; Geoffroy Daignes, En route pour une nouvelle aventure. Les MOOCS et la reconfiguration du savoir Denis Mollat, Quel avenir pour la librairie ?Autour de Le livre à l'heure numérique de Françoise Benhamou : Pierre Assouline, Une actualité volatile Alban Cerisier, L'édition au défi Françoise Benhamou, Une politique à réinventer Olivier Alexandre, Le cinéma français peut-il rester une exception ? Sociétés en mouvement : Jean-Paul Mialet, Vers un nouvel ordre sexuel ? Thibault Le Texier, Le management de soi Thierry Blin, Et si on liquidait l'homme ! Sur le bonheur transhumaniste qui nous menace Vincenzo Cicchelli ; Sylvie Octobre, Sur le cosmopolitisme esthétique chez les jeunes Jean de Maillard, Fractures délinquantes Les enfants du mariage homosexuel (suite) : Elisabeth Roudinesco, Puissance de la famille. Odipe, Antigone, Jean Valjean Dany-Robert Dufour, Sur l'état civil des enfants du mariage homosexuel Eric Garnier, Un enrichissement de la parentalité Olivier Vecho ; Benoît Schneider, Homoparentalité et développement de l'enfant. Réponse à Maurice Berger Maurice Berger, Réponse à Olivier Vecho et Benoît Schneider Marcel Gauchet, L'enfant imaginaire Autour de Persécutions et entraides dans la France occupée de Jacques Semelin : Jean-Louis Crémieux-Brilhac, La complexité du cas français Robert O. Paxton, Comment Vichy aggrava le sort des juifs en FranceHenry Rousso, Une bonne question, de mauvaises réponses Jacques Semelin, Le paradoxe français.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.