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Qu'est-ce que l'histoire environnementale ?
Quenet Grégory
CHAMP VALLON
23,00 €
Épuisé
EAN :9782876739581
Ces dernières années, l'histoire environnementale, fondée dans les années 1970 aux États-Unis avant d'essaimer dans le monde entier, plus tardivement en France, s'est imposée comme un des champs de recherche les plus neufs et les plus dynamiques de la discipline historique. Ces travaux, qui ont modifié la compréhension de certains phénomènes sociaux et des conditions d'émergence du monde moderne, demeurent cependant encore mal connus. En introduisant auprès des lecteurs français une production publiée essentiellement aux Etats-Unis et en Angleterre mais aussi dans le monde entier aujourd'hui, l'enjeu de ce livre est de comprendre ce qui est réellement nouveau dans les enjeux environnementaux auxquels nous sommes confrontés. Il invite à jeter un regard neuf sur les sociétés du passé, pour faire apparaître qu'une des racines de la crise écologique est dans notre manière de raconter l'histoire en considérant la nature comme une simple toile de fond sur laquelle se déroule l'action des hommes et en oubliant à quel point notre histoire, faite de rapports de force et de relations inégales, est commune avec celle des non-humains, acteurs à part entière de l'histoire. Cet ouvrage, sans équivalent ni en français ni en anglais, s'adresse à la fois à un public de spécialistes des questions environnementales mais peu familier de l'histoire environnementale et à un public élargi souhaitant comprendre les racines historiques de la crise écologique et aussi lire d'autres histoires sur des faits historiques que nous croyons bien connaître.
Quénet Jean-François ; Bade Bruno ; Garnier Etienn
Résumé : Pour la 3e année consécutive, Le Grand Livre du Cyclisme Français parait, avec les qualités qui ont fait le succès des deux premières annuels : une maquette originale avec présentation à l'italienne très artistique, une pagination beaucoup plus importante que les autres annuels du marché (192 pages), le soutien officiel de la Ligue Nationale de Cyclisme, des textes de grande qualité signés par Jean-François Quénet, journaliste très connu des lecteurs de cyclisme. Et, surtout, une iconographie très riche puisque l'ouvrage réunit plus de 400 photos signées par les meilleurs photographes du cyclisme. Et puis, comme chaque année, son atout principal : c'est le seul ouvrage qui couvre l'ensemble de la saison cycliste professionnelle, alors que ses concurrents s'arrêtent au championnat du monde. Il est le seul à présenter l'intégralité des courses françaises, ce qui explique qu'il soit désormais attendu par des lecteurs inconditionnels.
Quénet Jean-François ; Bade Bruno ; Garnier Etienn
Résumé : D'abord, une jeune femme, Julie Bresset, qui s'est couverte d'or aux Jeux olympiques et aux championnats du monde, symbolisant cc que fut cette saison 2012 pour le cyclisme français : l'année de formidables exploits, avec un magnifique Thomas Voeckler meilleur grimpeur du Tour de France. Ce fut aussi l'année de la relève... Dans les classiques comme dans les cols, Arnaud Démare, Julien Sinon, Thibaut Pinot, Pierre Rolland et Nacer Bouhanni ont prouvé qu'ils seront les champions de demain.
Les tremblements de terre sont les grands absents des manuels scolaires, les oubliés de l'histoire de France. Pourtant, l'exploration des archives et des sources historiques fait apparaître que plus de 750 séismes ont frappé le territoire français aux XVIIe et XVIIIe siècles, dont plus de 250 ont causé des dommages matériels, pour certains considérables.Grégory Quenet révèle ici un pan ignoré de la mémoire longue de la "nation France", tout en mettant au jour de curieux épisodes: quelques jours après son mariage avec Marie-Thérèse, dans les Pyrénées, le jeune Louis XIV ressent le terrible tremblement de terre du 21 juin 1660 et cette coïncidence suffit pour faire courir des rumeurs d'un mauvais présage. Peu de temps après, paraît un poème qui érige pour la première fois les secousses sismiques en signe politique positif, annonçant la manière dont elles deviennent un attribut d'un souverain tout-puissant, dans la poésie, le théâtre et l'opéra... Les savants ne sont pas en reste: les membres de l'Académie Royale des Sciences de Paris entendent près de deux cents communications sur le sujet en un siècle et demi.Cette histoire tellurique méconnue se déploie sur un théâtre européen: le 1"novembre 1755, Lisbonne est détruite par un séisme exceptionnel, suivi d'un tsunami et d'un incendie non moins monstrueux. Cet événement ébranle l'Europe entière, suscitant des dons multiples et un débat philosophico-théologique de grande ampleur sur l'existence du Mal. L'opinion publique se passionne pour les querelles scientifiques sur la cause des tremblements de terre, qui voient la victoire des théories électriques. Quant au roi de Prusse, Frédéric le Grand, en 1756, il décide de faire interdire l'existence des tremblements de terre dans son royaume, menaçant de jeter en prison quiconque prétendra en avoir ressenti un! Loin de l'anecdote, tous ces épisodes révèlent la manière dont les tremblements de terre, mal connus et mal définis au début du XVIe siècle, deviennent peu à peu un objet scientifique, juridique, politique et culturel, aux contours de plus en plus précis. Ils cristallisent les interrogations des Lumières sur la nécessité et les moyens de lutter contre les catastrophes et le mal physique. La conviction que les secousses se multiplient après 1750 hante les observateurs et les passions telluriques trouvent leur paroxysme en France. Du fléau de Dieu au risque naturel, ce livre fait pour la première fois des tremblements de terre un objet d'histoire, qui réfracte les peurs individuelles et collectives, réelles et imaginaires, tout en témoignant des débats et des combats qui sont à la source de notre modernité"
Reprenant une expression célèbre de Térence, l'empereur Tibère aurait comparé l'exercice du pouvoir au fait de tenir un loup par les oreilles : sous la menace permanente du complot ou de l'usurpation, celui qui avait su parvenir au pouvoir devait savoir, pour s'y maintenir, déployer en permanence les qualités et les techniques les plus diverses sous peine de succomber. En cas de contestation, il n'y avait pas d'autre alternative que la victoire ou la mort, que ce soit pour l'empereur en titre ou pour celui qui entreprenait de prendre sa place. C'est cette histoire que ce livre se propose de raconter et d'analyser afin d'en mettre en valeur les ressorts secrets ? les fameux arcana imperii ? mais aussi le langage officiel fait de gestes, de pratiques et de mots d'ordre destinés à assurer la paix et la longévité d'un règne, ou à justifier la révolte. Depuis Auguste jusqu'aux Sévères, durant les trois siècles étudiés ici, complots et éliminations jalonnent l'histoire impériale. Une analyse précise permet de mettre en lumière les logiques qui les sous-tendent. Au gré des variations du consensus dont bénéficie l'empereur, des styles de gouvernement se dégagent, mais aussi des profils de concurrents, hommes et femmes ? car ces dernières jouent un rôle clé et payent un lourd tribut à la stabilité du pouvoir. Dans un régime sans constitution, qui prétend, au début, poursuivre inchangée sa forme républicaine, un langage du pouvoir et de sa contestation se crée et s'installe dans les pratiques. Il constitue, règne après règne, comme une nouvelle tradition. Sources littéraires variées en grec ou en latin, inscriptions ou graffitis, programmes monumentaux ou frappes monétaires, c'est avec une richesse inouïe que l'Antiquité nous a légué son témoignage sur les pratiques impériales, nous permettant d'en lire l'histoire avec une précision qui ne laisse de nous surprendre et de nous parler aussi de notre monde contemporain.
Résumé : Les figures souvent grotesques créées par James Ensor s'animent. Elles évoquent la mer du Nord, Ostende la ville balnéaire et ses habitants évanouis, le retour du carnaval ou le célèbre Bal du Rat mort. Libérées des tableaux où leur apparition continue à nous surprendre, elles haussent parfois le ton entre les murs d'une baraque abandonnée, se répondent et s'affrontent. Elles aimeraient régler de vieux comptes. Elles interpellent un visiteur à la nature incertaine. Tout à la fois ancrées dans leur époque et hors du temps, les voix interrogent, avec une ironie d'outre-tombe, la disparition des corps qui un jour les habillèrent. Avoir connu semblable mascarade est-il possible ailleurs qu'en un rêve où l'on croisera les ombres de Proust, Rilke, Roth, Celan ou Perec bien vivant, installé à la terrasse d'un café ?
En janvier 1589, alors que la France subit sa huitième guerre de Religion entre catholiques et protestants, Jacques de La Guesle, procureur général au parlement de Paris, dénonce les effets désastreux de la division religieuse aux représentants des trois états réunis au château de Blois. Elle n'a apporté que désordres, confusions, démolitions d'églises. Pour le haut magistrat, la dissension religieuse est un glaive à deux tranchants qui pénètre jusque dans la moelle des os. Les années de la fin du règne de Henri II voient s'accélérer la rupture reli- gieuse entre catholiques et protestants. En témoignent les arrêts criminels rendus par le parlement de Paris, cour souveraine qui rend la justice au nom du roi. Ils sont un observatoire privilégié, sorte de caisse de résonance de leur époque. Ils offrent la possibilité de suivre presque au jour le jour les violences et les affrontements toujours plus intenses entre catholiques et réformés. L'enquête débute en 1555, pour s'achever sur la paix d'Amboise en mars 1563, soit les huit années qui précèdent la première guerre de Religion et qui l'englobent aussi. Se distinguent trois phases différentes : une politique de répression menée par Henri II jusqu'à sa mort accidentelle en 1559, la recherche de conciliation menée en 1560 et 1561, puis l'éclatement de la guerre en mars 1562 et ses effets. L'activité criminelle de la plus haute cour de justice du royaume montre qu'en matière de religion la politique royale est souvent hésitante, parfois volontariste, et qu'elle finit par se heurter à l'opposition des sujets, laquelle entraîne l'inapplication des lois et le développement de la violence. Quant à la justice du roi, son légalisme pétri de modération tente de conjurer une réalité qui ne veut pas s'encombrer de scrupules juridiques. Cette étude révèle à quel point la Réforme protestante a ébranlé la France ainsi que la monarchie. Elle aide à nous convaincre de l'importance du danger que constitue la résurgence de la violence au nom de la religion.