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Le chant de la plinthe
Quélen Dominique
LANSKINE ED
15,00 €
Épuisé
EAN :9782359631210
Le champ de la plinthe c'est trois cent cinquante paragraphes. C'est une série d'exercices de langue pour débutants. Phrases déclaratives. Propositions indépendantes. Enoncés grammaticaux simples. C'est un mélange, une machine à tambour. Situations en nombre réduit qui reviennent périodiquement. C'est une combinatoire. Figures répétitives, différemment agencées. Etats transitoires sous l'apparent arbitraire des faits, des actions et de leur enchaînement. Fixité d'une forme dont la brièveté permet d'en resserrer l'objet. Ici, la phrase est ce qui relie un point à un autre. Dominique Quélen a été un temps enseignant, il se consacre maintenant exclusivement à l'écriture. Sa poésie, souvent organisée en séries, mêle contraintes formelles et dysfonctionnements du corps.
Ici un art concis, précis - pourtant tout en nuances, en allusions. Paradoxe? De ces histoires, à peine effleurées (ç'aurait été: - un roman? une borgésienne marqueterie?), il ne resterait à la fin que ces bribes-là.L'auteur, méticuleux, a dégraissé, il ne reste que l'os, léger, implacable. Ainsi le lecteur est confronté à des objets parfaitement réglés dont le dessein ne pourra qu'échapper au lecteur impatient. (Il faudra revenir, chercher, tâtonner.)Dominique Quélen a le sens de l'équilibre, de la retenue -pudeur- qui l'amène à retrancher encore, pour couper (au) court quand d'autres s'épancheraient.Ici: quelques ouvertures. Mais essentielles.
Matière poursuit cette plongée dans les pénombres intérieures par le biais du langage à laquelle l'auteur s'astreint, avec une rigueur exemplaire, depuis plus de trente ans. L'écriture en est paradoxalement aussi limpide qu'opaque, comme toujours chez Dominique Quélen, qui a l'art de renverser les perspectives : traitant l'indicible avec désinvolture, le dicible avec circonspection. Les huit séquences du livre font ainsi défiler, dans le désordre et au hasard, des photos de vacances, des familles bancales, des athlètes de haut niveau, une chaussure perdue, une bassine trouée (pour les yeux), des douzains mis en prose... Ces textes lumineux, d'une tension tour à tour ironique et inquiète, recouvrent sans doute un drame plus secret mais s'offrent avant tout à l'investigation des lecteurs et des lectrices, qui les recomposeront à leur guise : "le résultat s'apparente à un objet produit par la poésie et fabriqué dans sa matière".
Si nous nous éloignons à la fois du lieu où nous sommes et, en y allant, du lieu où nous allons, en nous rapprochant du lieu d'où nous venons nous arriverons au lieu où nous sommes." Ainsi avance-t- on dans un texte où on parcourt un paysage réduit à ses linéaments, faisant halte tantôt dans l'un, tantôt dans l'autre, échangeant parfois des idées. C'est une aventure au sens où il faut bien qu'il arrive quelque chose.
Si le cadre général des groupes thérapeutiques dits à médiation s'appréhende souvent par l'usage d'activités, jeux ou créations, on ne peut en exclure le champ plus spécifique des psychothérapies de groupe privilégiant la parole, dans la mesure où le groupe en lui-même vient ici se constituer comme espace de médiation entre patients et thérapeute. Comment définir la fonction médiatrice suivant ces différentes modalités de groupe ? Peut-on envisager une articulation entre processus de médiation et processus groupal ? A quel niveau situer le ressort thérapeutique ? Autant de questions qui méritent d'être abordées comme un problème engageant des choix théoriques et par conséquent un choix de pratique clinique. En présentant un large panorama d'approches thérapeutiques, les auteurs confrontent leur cadre de référence sur ces différents points, supposant une nécessaire formation pour sortir de positions simplement empiriques.
C'est l'histoire d'un visage qui devient. Une naissance, sa traversée. Son aventure de pensée, de langage et de corps. Quatre saisons, en regardant les ciels et ce que le temps fait à nos questions. Le nid, ainsi cousu de l'air qui traverse, car tout ne sera pas dit.
Né en 1961 à Damas, le poète Gebran Saad, comme nombreux chrétiens de Syrie, a été obligé de fuir son pays en guerre pour se réfugier en Suède où il vit actuellement. Mais au lieu de mettre sa poésie sous le signe de l'exil, il la met sous le signe du voyage, car, comme le dit la grande poétesse libano-syrienne Etel Adnan, dans la préface à ce recueil, le malheur ne peut se vivre que comme un voyage, un espace ouvert, une découverte, même s'il ne s'agira en fin de compte que d'un voyage dans ce malheur même.
Si nous nous éloignons à la fois du lieu où nous sommes et, en y allant, du lieu où nous allons, en nous rapprochant du lieu d'où nous venons nous arriverons au lieu où nous sommes." Ainsi avance-t- on dans un texte où on parcourt un paysage réduit à ses linéaments, faisant halte tantôt dans l'un, tantôt dans l'autre, échangeant parfois des idées. C'est une aventure au sens où il faut bien qu'il arrive quelque chose.
L'auteure découvre au détour d'une route en montagne à Taïwan, un miroir convexe qui reflète l'image d'un paysage inversé. Il montre un fragment du paysage auquel le regardeur tourne le dos. Il le cadre en éliminant tout le contexte environnant. Le miroir superpose deux paysages situés de part et d'autre de l'observateur, tout en ignorant son propre arrière-plan, dont il masque une portion. Le miroir montre et dissimule tout à la fois. . Elle va alors parcourir l'île à la recherche de ces objets et de leurs reflets paradoxaux, les photographiant. Elle va alors décrire ce qui se déploie au-delà de miroir, le hors champ.