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Matière
Quélen Dominique
FLAMMARION
18,00 €
Épuisé
EAN :9782080466174
Matière poursuit cette plongée dans les pénombres intérieures par le biais du langage à laquelle l'auteur s'astreint, avec une rigueur exemplaire, depuis plus de trente ans. L'écriture en est paradoxalement aussi limpide qu'opaque, comme toujours chez Dominique Quélen, qui a l'art de renverser les perspectives : traitant l'indicible avec désinvolture, le dicible avec circonspection. Les huit séquences du livre font ainsi défiler, dans le désordre et au hasard, des photos de vacances, des familles bancales, des athlètes de haut niveau, une chaussure perdue, une bassine trouée (pour les yeux), des douzains mis en prose... Ces textes lumineux, d'une tension tour à tour ironique et inquiète, recouvrent sans doute un drame plus secret mais s'offrent avant tout à l'investigation des lecteurs et des lectrices, qui les recomposeront à leur guise : "le résultat s'apparente à un objet produit par la poésie et fabriqué dans sa matière".
Dominique Quélen donne à voir de façon drolatique et désespérée la représentation la plus vivante possible du fatras. Avec la précision rigoureuse d'un scanner et une intelligence qui a le front de se montrer joueuse, il nous emmène côtoyer les monstres.
Résumé : Dans le précédent volume, un homme qui n'existe pas se met en route - il est déjà parti, sans qu'il y ait à sa course ni fin ni début. Il avance et il chute en un seul mouvement. Il est freiné dans sa progression, mais aussi dans son déclin, par des obstacles que peut-être il s'invente car ils n'y étaient pas jusque-là et d'ici peu n'y seront plus. D'ailleurs, tout lui est obstacle. Son corps est une maladie à explorer, bien qu'il doute si ce n'est pas plutôt l'envers de l'endroit où il se trouve. Ce sont des attaques, des menées incessantes, d'une exécution assez technique mais dont l'effet reste sensible. Parfois aussi, ils sont plusieurs. Ce qui lui arrive n'est jamais mentionné : juste qu'il va toujours se dégradant. Il connaît pourtant des instants de bonheur et de curiosité. À deux reprises, il s'écarte à la fois de son chemin et (semble-t-il) de lui-même. Ce faisant, il se poursuit dans son texte.
Sept meubles répartis dans une pièce et sur un feuillet dont les bords constituent les murs en creux" : voici la description, réduite à sa plus simple expression, du dessin de Helene Reimann, pièce remarquable de la collection d'art brut de l'Aracine exposée au LaM (Lille Métropole), à travers lequel le poète Dominique Quélen nous guide de manière éclairante. D'abord trompé par la trivialité du dessin, le lecteur découvre le monde intérieur d'une artiste qui ne se pensait pas comme telle, d'une Méquililrée qui ordonnait sans relâche les méandres de son espace intime. A travers la présence d'un trou inexpliqué dans le corps du papier, "serrure sans clé dans un dessin sans porte", Dominique Quélen donne vie à la puissance troublante de ce dessin.
A côté du travail institutionnel proprement dit, de plus en plus de structures médico-sociales, confrontées aux limites ou aux difficultés de prises en charge individuelles, s'intéressent à la spécificité de l'approche groupale. Dans de nombreuses institutions, la mise en place d'activités groupales, bien qu'explicitement différenciées, s'appuie, quelle que soit la technique utilisée, sur une fonction thérapeutique du groupe qui reste le plus généralement implicite et un peu floue quant à ses soubassements théoriques, le projet thérapeutique lui-même pouvant avoir pour objet aussi bien une visée adaptative qu'une régulation émotionnelle. Ainsi, à côté des groupes de vie, infirmiers ou éducateurs organisent autour d'une activité (peinture, terre, piscine) des ateliers thérapeutiques. Tandis que d'autres petits groupes souvent confiés à des couples formés d'un psychologue psychothérapeute et d'un collègue orthophoniste, psychomotricien, infirmier ou éducateur, souvent sans formation spécifique, sont dits thérapeutiques avec tous les risques de confusion que cela entraîne. Dans cet ouvrage, les différents auteurs font part de leurs expériences de groupes thérapeutiques. Ils décrivent et analysent leur fonctionnement et tentent de répondre à diverses questions théoriques et cliniques : qu'est-ce qui soigne ? Est-ce le fonctionnement en groupe, la présence de l'autre en tant que miroir ? Est-ce la manipulation d'une médiation, l'attitude des adultes, leur mode d'intervention ? Dans tous les cas, quelle fonction de l'adulte sera privilégiée : l'animation, l'étayage, la protection ou l'analyse du fonctionnement groupa) ? Doit-on opposer les groupes utilisant comme unique support l'ex-pression verbale et les groupes d'expression à médiations ? Qu'est-ce qui spécifie les différents groupes ? Quelles sont leurs indications en fonction de la psychopathologie et de l'âge des patients mais aussi du fonctionnement institutionnel et de la formation des thérapeutes ?
Au début du XXe siècle avec la naissance d'un mouvement va bouleverser les représentations de l'espace dans l'art: le cubisme. Cette école d'art, florissante de 1810 à 1930, se propose de représenter les objets décomposés en éléments géométriques simples (rappelant le cube) sans restituer leur perspective. La réalité devient une illusion et les artistes jouent à recomposer cette identité afin de susciter une image nouvelle. Ainsi on redécouvre l'univers des cubistes par les lieux de prédilection des artistes (le Bateau-Lavoir). On explore aussi les Arts comme le cinéma ou la poésie qui suivirent le mouvement sans modération. On confronte les péripéties des peintres et des sculpteurs (Braques, Delaunay, Gleizes, Metzinger, Picasso, etc.) afin de comprendre leurs oeuvres. Enfin, le cubisme se dévoile à travers ses spécificités comme le trompe l'oeil et le collage. Les oeuvres importantes se décomposent et révèlent la maturité de leurs auteurs pris dans un élan de liberté artistique. Un ouvrage pour dire: « Ce qui différencie le cubisme de l'ancienne peinture, c'est qu'il n'est pas un art d'imitation mais un art de conception qui tend à s'élever jusqu'à la création. » (Appollinaire)