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OUVRIR LES CARTULAIRES DES EVEQUES DE TOURNAI:UNE RICHESSE DEVOILEE
PYCKE J
TOURNAI ART
39,00 €
Épuisé
EAN :9782874190407
Les riches archives de l'Evêché de Tournai ont brûlé à Mons et à Tournai en 1940. Par bonheur, les registres cartulaires (recueils de chartes) contenant les actes des évêques ont été conservés. Ils reposent aujourd'hui aux Archives de l'Etat à Tournai, à la Bibliothèque municipale de Lille et à la Bibliothèque nationale de France, à Paris. On a songé, depuis un bon siècle, à les publier, vue la richesse des informations qui y sont contenues. Hélas, devant l'ampleur de la tâche, aucun projet n'a abouti. Il est vrai qu'une édition exhaustive de ces cartulaires épuiserait la vie d'un chercheur ! Pour stimuler la recherche, C. Vl. et J. P. présentent, dans l'ordre chronologique, en un fort volume, une analyse détaillée (regeste) en français moderne de chacun des 1098 documents éparpillés dans l'un ou l'autre des cartulaires. De généreux index des noms de personnes, des noms de lieux et des matières dévoilent la surprenante richesse de ces documents qui concernent tout l'ancien diocèse de Tournai, de Lille à La Panne et de Sluis à Saint-Amand-des-Eaux ! On y traite tout à la fois des innombrables conflits de juridiction qui ont opposé les évêques aux ducs de Bourgogne ou aux échevins des villes, des nominations d'abbés, d'abbesses et de prieures, des abbayes gantoises, des grandes collégiales de Lille, d'Harelbeke, de Courtrai et de Bruges, de Saint-Nicolas-des-Prés, des fondations de chapelles, des nouvelles dévotions, des dîmes de lin, de colza, de choux et de navets, de la règlementation des moulins, de la suppression de la paroisse Sainte-Marguerite, des habitants d'Orcq, du château d'Helchin, de la pratique des sacrements, des hérésies, de l'hommage féodal, des monnaies, des innombrables hôpitaux, des inquisiteurs, des marguilliers, des changeurs, des serments, des pèlerinages, des testaments, des chantres, des sépultures, des veuves, des curés de paroisse, des prisons, des châtelains et des cimetières... . Un instrument de travail indispensable, qui permettra de renouveler des pans entiers de l'histoire des évêques de Tournai et de pratiquement toutes les villes, les villages et les institutions religieuses de l'ancien diocèse de Tournai.
Pourquoi entreprendre des "Portes ouvertes" sinon pour faire découvrir le contenu d'un dépôt d'archives unique en son genre en Belgique et les diverses formes du travail fourni par les archivistes. Faire découvrir l'ensemble des richesses des Archives et Bibliothèque de la Cathédrale de Tournai est une gageure. Parmi les archives musicales, les documents d'histoire locale, les archives des paroisses, celles des abbayes et des couvents, les antiphonaires sur parchemin, les chartes, les cartulaires, les traces de l'histoire sociale, les "Cartes et plans" et les plans terriers, les reliures, les manuscrits et les imprimés, il a fallu faire des choix. On a mis l'accent cette année sur la Réserve précieuse des manuscrits et le Trésor des chartes. Ce sera, pour beaucoup, une découverte. On l'a ponctuée en une série de thèmes qui s'épaulent l'un l'autre : "Expertiser les écritures anciennes" , "Quand les manuscrits s'illuminent... " , "Un manuscrit de l'an mil" , "Un psautier n'est pas l'autre" , "Un manuscrit tournaisien : le Livre d'heures des Lefebvre" , "L'habit ne fait pas le moine" , "Les sceaux de validation" , "Lorsque la charte devient archive" et "Les manuscrits et documents souffrent" . Voilà autant de regards portés sur un patrimoine peu banal. Tous ces thèmes, largement illustrés, forment la trame de ce volume. Deux historiques les encadrent : ils sont consacrés à l'histoire mouvementée de la Bibliothèque capitulaire et au destin millénaire des Archives. Ces "Portes ouvertes" nous donnent aussi l'occasion d'expliquer à un large public les diverses facettes du travail de l'archiviste : conserver, accueillir de nouvelles archives, mettre à disposition.
Celui qui, vieillissant, évoque ici son passé fut de ces émigrants coupés de leurs racines par la difficile histoire de l'Irlande au cours du XXe siècle. Comme tant d'autres, laminés par la perte, hantés par les visages de ceux qu'il leur fallut laisser derrière eux et le corps altéré par de terribles conditions de travail, le narrateur a été contraint par la misère à s'exiler vers l'Angleterre : ses mégapoles industrielles, ses chantiers ou ses champs qui, à certains, ont pris jusqu'à la vie... Méditatif et bouleversant, le récit révèle peu à peu, entre les blancs du silence, la sombre empreinte que laissent à l'âme les paradis perdus et les enfers sur terre. Icônes conniventes pour une cérémonie du souvenir, les photos de Steve Pyke - lieux et visages de mémoire - conjuguent aux vertus d'une langue superbe celles de leur frémissante austérité.
Au moment de la suppression de l'abbaye Saint-Nicolas-des-Prés, le 1er septembre 1795, les archives de l'institution sont mises sous scellés et conservées sur place, dans ce qui devient, sous le régime français, une sous-préfecture du département de Jemappes (à savoir l'actuel séminaire diocésain de Tournai). Une partie importante des archives abbatiales gagne les archives communales de Tournai avant d'être transférées à Mons et, malheureusement, brûler en mai 1940. En novembre 1807, soit quelques années après la signature du Concordat entre Napoléon et l'Eglise, le nouveau sous-préfet informe autorise la Fabrique de l'Eglise cathédrale à reprendre ses propres archives mises sous scellés et récupérer les " épaves " des archives provenant des abbayes tournaisiennes supprimées, Saint-Martin et Saint-Nicolas-des-Prés. Le fonds de Saint-Nicolas-des-Prés représente l'équivalent de 21 boîtes d'archives : il compte 477 articles : 125 chartes originales, datant pour la plupart de l'époque médiévale, deux magnifiques cartulaires, quelques manuscrits, et surtout de pièces datant des 17e et 18e siècles. On peut ainsi connaître quelques épisodes de l'histoire du monastère de façon très détaillée. Nous pensons à l'installation de l'abbaye dans la paroisse Saint-Marguerite au 17e siècle, aux difficultés financières de Saint-Nicolas-des-Prés au milieu du siècle suivant, au déménagement dans l'ancien collège des Jésuites, au projet d'installer un hôpital militaire à l'abbaye et aux contributions exigées par le gouvernement français à la fin du 18e siècle. L'inventaire proprement dit s'articule en sept sections, portant les lettres A à G : A. Chartes / B. Cartulaires / C. Généralités / D. Vie religieuse / E. Administration temporelle / F. Procès / G. Suppression de l'abbaye / H. Documentation sur l'abbaye datant d'après sa suppression.
Les " Archives et Bibliothèque de la cathédrale de Tournai " conservent par bonheur une magnifique copie de l'inventaire du Trésor des chartes du chapitre cathédral, réalisée en 1533, à une époque où Tournai est passée sous la domination de Charles Quint ; plus précisément deux années après que le nouveau maître de Tournai a tenu à montrer solennellement sa souveraineté sur la ville et le Tournaisis en organisant, en 1531, dans le choeur de la cathédrale, le xxxie Chapitre de l'Ordre de la Toison d'or. Cet inventaire dit " Grand Répertoire " se présente sous la forme d'un impressionnant volume de 15 kilos, comprenant 364 folios de parchemin de 50 sur 30 cm. Il passe en revue les cinq grandes armoires dans lesquelles étaient rangées, jusqu'en 1566, les 5. 000 chartes de la cathédrale, qui concernent une vaste zone géographique allant de Lille à Koksijde et d'Antoing à Sluis. Chacun de ces documents y est analysé : le plus souvent en deux ou trois lignes mais, pour des documents importants, l'analyse de l'acte permet au secrétaire de ne pas devoir y retourner. Pour se retrouver dans ce prodigieux inventaire, les secrétaires de la cathédrale l'ont muni en outre d'une table (index), qui détaille le contenu de chaque armoire. C'est cette " table " qui fait l'objet de la présente édition. Le Trésor des chartes présentait un ordre parfait, si l'on en croit Pasquier de le Barre, témoin passif de sa destruction le samedi 24 août 1566, lorsque les iconoclastes brûlèrent une partie considérable des archives, voulant anéantir de la sorte les privilèges de l'Eglise. Heureusement pour nous, historiens, les 14 recueils de copies de chartes (appelés " cartulaires ") et le " Grand Répertoire " de 1533 avaient été mis en sécurité au château, sur la rive droite de l'Escaut (paroisse Saint-Nicolas), sous la protection des troupes espagnoles. On ne doute pas un instant que cette édition offrira d'heureuses surprises aux chercheurs et constituera dorénavant le point de départ des recherches documentaires relatives au chapitre cathédral de Tournai et à son riche patrimoine foncier avant 1566.
Fidèle à son objectif, la troisième livraison annuelle des "Archives et Manuscrits précieux tournaisiens" porte à la connaissance des chercheurs et du public intéressé des archives et des manuscrits non encore exploités ou susceptibles de compléter notre connaissance du riche passé tournaisien : Le testament de l'évêque de Tournai Jean Chevrot - Il méritait un nouvel examen, étant donné l'importance de fonctions et d'influence de son auteur dans le milieu politique et ecclésiastique de son temps (président du conseil ducal, évêque de Tournai, ...). Il bénéficie ici d'une édition par Marie VAN EECKENRODE (assistante à l'Université catholique de Louvain) qui l'inscrit dans la pratique testamentaire du temps. Plus encore que la cathédrale de Tournai, c'est la collégiale de Poligny qui bénéficie de ses largesses. Une lettre collective d'indulgences, délivrée en 1342 à Avignon au profit de la confrérie Notre-Dame dans l'église Sainte-Marie-Madeleine à Tournai - Un examen minutieux de cette "charte peinte" par Morgane BELIN (assistante à l'Université catholique de Louvain) et la comparaison avec d'autres lettres collectives d'indulgences donnent l'occasion d'effectuer un voyage à travers les pratiques et les mentalités religieuses du 14e siècle. Les récits des origines légendaires de Tournai - Trois médiévistes de formation différente ont croisé leurs regards sur les origines légendaires de la ville. Isabelle GLORIEUX (docteur en langues et littératures classiques) examine les chroniques en langue latine qui évoquent la naissance des origines mythiques de la ville et leur développement, lorsque la bourgeoisie puis le duc de Bourgogne s'en emparent. Pieter-Jan DE GRIECK (historien médiéviste de la Katholieke Universiteit Leuven) élargit le champ grâce à des manuscrits découverts notamment à Lyon et à Leuven, abordés dans la perspective de l'historiographie monastique de l'abbaye tournaisienne de Saint-Martin. Enfin, Kathy KRAUSE (Professor of French à l'Université du Missouri-Kansas City) approfondit notre connaissance du manuscrit français 24430 de la Bibliothèque nationale de France, qui contient la plus ancienne copie connue de la version française des origines légendaires de Tournai. La Missa Sancta Trinitas du manuscrit musical A 58 - Ce manuscrit, qui a réintégré la bibliothèque de la cathédrale en 2006 après une disparition de près de soixante années, contient une Missa Sancta Trinitas à quatre voix, que Anne-Emmanuelle CEULEMANS (chargée de cours invitée à l'Université de Louvain-la-Neuve et collaboratrice scientifique au Musée des instruments de musique de Bruxelles) peut dater de la première moitié du 16e siècle d'après le style et la notation musicale. L'oeuvre se base sur un matériau préexistant, à savoir le motet Sancta Trinitas d'Antoine de Févin. Par sa façon de traiter le motif initial, le compositeur anonyme donne ainsi naissance à une introduction caractéristique, qui est réutilisée dans chacune des cinq sections de la messe et lui assure son unité musicale. Documents relatifs à l'abbaye Saint-Nicolas des Prés - En complément à l'Inventaire du chartrier et des archives de l'abbaye tournaisienne de Saint-Nicolas-des-Prés (1126-1795) paru en 2008, présentation de cinq chartes originales, dont trois du 12e siècle, retrouvées dans un ensemble de "Documents à classer" . Edition commentée d'une charte de l'année 1489, relative à un problème de préséance entre l'abbé de Saint-Nicolas-des-Prés et le chapitre cathédral, révélateur des mentalités du Moyen Age finissant. Par ailleurs, mise en lumière de diverses notices précieuses pour la connaissance de la topographie de Tournai au début du 17e siècle et décrivant, avec un luxe de détails, une série de maisons de Tournai. Par Jacques Pycke (Professeur à l'Université catholique de Louvain et Archiviste de la Cathédrale de Tournai) et Michel-Amand Jacques (administrateur de l'asbl "Les Amis de la cathédrale").
Pourquoi entreprendre des "Portes ouvertes" sinon pour faire découvrir le contenu d'un dépôt d'archives unique en son genre en Belgique et les diverses formes du travail fourni par les archivistes. Faire découvrir l'ensemble des richesses des Archives et Bibliothèque de la Cathédrale de Tournai est une gageure. Parmi les archives musicales, les documents d'histoire locale, les archives des paroisses, celles des abbayes et des couvents, les antiphonaires sur parchemin, les chartes, les cartulaires, les traces de l'histoire sociale, les "Cartes et plans" et les plans terriers, les reliures, les manuscrits et les imprimés, il a fallu faire des choix. On a mis l'accent cette année sur la Réserve précieuse des manuscrits et le Trésor des chartes. Ce sera, pour beaucoup, une découverte. On l'a ponctuée en une série de thèmes qui s'épaulent l'un l'autre : "Expertiser les écritures anciennes" , "Quand les manuscrits s'illuminent... " , "Un manuscrit de l'an mil" , "Un psautier n'est pas l'autre" , "Un manuscrit tournaisien : le Livre d'heures des Lefebvre" , "L'habit ne fait pas le moine" , "Les sceaux de validation" , "Lorsque la charte devient archive" et "Les manuscrits et documents souffrent" . Voilà autant de regards portés sur un patrimoine peu banal. Tous ces thèmes, largement illustrés, forment la trame de ce volume. Deux historiques les encadrent : ils sont consacrés à l'histoire mouvementée de la Bibliothèque capitulaire et au destin millénaire des Archives. Ces "Portes ouvertes" nous donnent aussi l'occasion d'expliquer à un large public les diverses facettes du travail de l'archiviste : conserver, accueillir de nouvelles archives, mettre à disposition.
L'oeuvre exquis du jubé!" s'exclame en 1620 le chanoine Jean Cousin, en admirant le chef d'oeuvre de l'architecte anversois Corneille Floris de Vriendt qui ornait sa cathédrale depuis deux générations. Anne Dupont et Florian Mariage ont eu raison d'intégrer cette délicieuse expression dans le titre de leur ouvrage, partageant de la sorte l'enthousiasme du chanoine historien. Toutefois, si le célèbre jubé Renaissance suscite toujours autant d'enthousiasme, il ne se laisse pas facilement appréhender. Pour en saisir toute la richesse, il faut tout à la fois plonger dans les troubles politico-religieux du 16e siècle tournaisien, s'interroger sur les préceptes religieux mis en oeuvre au Concile de Trente et se représenter les courants artistiques au seuil de ce que les historiens ont coutume d'appeler les "Temps modernes" . Comment se présentait le jubé médiéval ? Le jubé, tel qu'on le voit aujourd'hui, est-il resté semblable à sa forme originelle ? Quels en ont été les ajouts et les modifications au cours des temps ? La réponse à ces interrogations exige de recueillir toute la documentation disponible. Anne Dupont et Florian Mariage - jeunes chercheurs engagés dans le cadre des recherches historiques, financées par la Région wallonne, en vue de préparer le dossier de restauration de la cathédrale - avaient eu l'occasion, jusqu'en février 2003, d'explorer minutieusement les riches Archives de la Cathédrale de Tournai, et d'y relever toute une série d'informations inédites, qui permettaient de jeter un regard nouveau sur le jubé. Interpellés par les répétitions inlassables de "ce qu'on a toujours dit sur le jubé" , ils ont résolu de mettre, dès maintenant, à la disposition de tous, le dossier documentaire complet de ce chef d'oeuvre, depuis son projet, en 1569, jusqu'à la fin du 19e siècle. "Mettre à disposition" signifie : prendre le risque de traduire en français les documents rédigés en latin, en faire la critique et les situer dans leur contexte. Le monument de Floris n'est pas sorti de terre en un jour : repentirs et aménagements lui ont donné sa forme Renaissance. A l'époque de sa construction, ce nouveau jubé remplissait les mêmes fonctions et les mêmes usages que le jubé médiéval, détruit en 1566. L'introduction, très dense et remarquablement documentée, en offre aux lecteurs les clés d'interprétation. A ce jour, le jubé de Floris compte déjà 437 années d'une histoire qui n'a pas toujours été "un long fleuve tranquille" . Il a d'ailleurs failli disparaître à plusieurs reprises, au gré des modes liturgiques et des humeurs. A sa manière, l'histoire du jubé est aussi une histoire des mentalités et des sensibilités. Anne Dupont et Florian Mariage nous la retracent de manière minutieuse et la complètent par 88 documents, largement inédits. Ce matériau, de nature diverse, allie minutes de contrats aux devis, relations de voyageurs aux décisions des "Messieurs du Chapitre" . Leur souhait est de "préparer un renouvellement de la problématique" et de "donner un nouvel élan aux recherches" . Ils laissent à d'autres "le soin d'en tirer les enseignements dans le domaine artistique" .