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Lattara. Comptoir gaulois méditerranéen entre Etrusques, Grecs et Romains - Lattes, Hérault
Py Michel ; Goudineau Christian
ERRANCE
39,60 €
Épuisé
EAN :9782877724074
Ce livre est d'abord l'histoire d'une ville portuaire antique, établie au bord d'une lagune et d'un fleuve méditerranéens qui lui donnèrent son nom: Lattara, à Lattes, près de Montpellier. Au moment de sa fondation, cinq siècles avant notre ère, elle accueille des négociants étrusques, venus pour développer le commerce du vin avec la Gaule méridionale. Cette présence est de courte durée car, quelques années après, ce sont les Grecs de Massalia (Marseille) qui contrôlent le comptoir, dont la population reste néanmoins majoritairement indigène. Ces relations privilégiées durent jusqu'à la conquête romaine et marquent profondément la vie et l'économie des Lattarenses, dont la civilisation traditionnelle est métissée d'influences helléniques dans de nombreux domaines. La chute de Marseille devant les armées de César, en 49 av. J.-C., change la donne et provoque une incontestable accélération du processus de romanisation. Cependant, à partir du règne d'Auguste (27 av. J.-C.-14 apr. J.-.C.), Lattara, incluse dans la cité de la colonie de Nîmes, perd son autonomie politique tout en conservant un rôle économique notable à travers l'activité de son port. Cette histoire parcourue, on aurait pu s'arrêter là. Mais l'on aurait négligé ce que l'archéologie actuelle apporte de plus nouveau à la connaissance de l'habitat et de la vie des gens de la Protohistoire et du début de la période gallo-romaine, grâce à des techniques plus précises, à l'ouverture de la recherche à de nombreuses disciplines connexes, à la diversification des questionnements tant sur le terrain qu'au laboratoire. Faute de textes et de contacts directs avec ces populations, une ethnologie des Lattarenses restait évidemment impossible. Mais une ethnographie peut être esquissée dans les domaines où une documentation matérielle était peu ou prou conservée, modifiant sensiblement la vision quelque peu mythique des Gaulois que nous ont inculquée la tradition, l'école et certaines bandes dessinées. Car ces Gaulois-là, surtout dans le Midi, encore plus sur les rivages de la Méditerranée, ne ressemblent ni à ce l'on en pensait naguère, ni vraiment aux autres habitants de la Gaule: leur parcours, leurs contacts avec les grandes civilisations méditerranéennes, leur milieu de vie aussi leur ont conféré très tôt une certaine originalité dont l'étude vient enrichir et diversifier notre vision de cette époque-clé de notre histoire, celle-là même où s'apprirent les principes de la vie moderne.
Michel Py est directeur de recherche de classe exceptionnelle au Centre national de la recherche scientifique (CNRS). Il a dirigé de grands chantiers de fouille dans le Midi de la France et publié de nombreux ouvrages sur la protohistoire de la Gaule méditerranéenne, dont il est l'un des meilleurs connaisseurs.
Faire signer son client est l'épineux problème résolu par ce livre. Auteur de nombreux ouvrages commerciaux, Pascal Py donne ici les clés de cet art du closing qui opère à tout moment de l'entretien pour engager votre client : au début, pour lui faire reconnaître son besoin et admettre l'idée de le satisfaire ; ensuite, pour lui faire admettre les bénéfices de la solution proposée ; à la fin, pour obtenir aisément la commande. Cette sixième édition, complètement mise à jour, expose comment vaincre les dérobades et autres barrages de début d'entretien.
Auteur de nombreux ouvrages commerciaux, Pascal Py donne ici les clés de cet art du closing qui opère à tout moment de l'entretien pour engager votre client: au début, pour lui faire reconnaître son besoin et admettre l'idée de le satisfaire, ensuite, pour lui faire admettre les bénéfices de la solution proposée, à la fin, pour obtenir aisément la commande. Au cours des éditions successives, ce livre n'a cessé de s'enrichir: d'abord par de nouvelles formules, encore plus percutantes pour obtenir un accord, puis en montrant comment surmonter efficacement les objections, ensuite en enseignant comment éradiquer le doute chez un client hésitant et, a contrario, le susciter chez celui qui vous préfère un concurrent, enfin, comment créer et stimuler les besoins chez les clients! Cette cinquième édition, à nouveau enrichie, complètement mise à jour, expose comment vaincre les dérobades et autres barrages de début d'entretien. Biographie de l'auteur Pascal PY, Docteur ès Sciences économiques, dirige FORVENTOR, cabinet spécialisé en efficacité commerciale et management (www.forventorfr). Il est reconnu comme l'un des meilleurs spécialistes français en matière commerciale. Il dévoile ici les principales méthodes et astuces qui captivent les participants à son séminaire Closing.
On avait dit der des ders. Et pourtant, en ce mois de mai 1939, la guerre gronde, l'étau se resserre, jusque dans la campagne bourguignonne. Dans la famille Cathelan, je demande Marie, la jeune veuve qui se débat de toutes ses forces pour faire vivre sa ferme. Je demande Claire, sa fille, qui s'est entichée de Gabin, ce garçon que tous semblent avoir oublié. Je demande Emma, sa soeur, institutrice communiste. Je demande Jeanne, sa mère, qui veille sur la maisonnée. Je demande Louise, sa belle-soeur, au désir insatiable de maternité. Bientôt, les hommes — quand ils ne sont pas déjà morts — vont être appelés au front. Et ce sont les femmes, ces femmes, qui vont devoir prendre soin des leurs, tenir le cap, assurer la survie des entreprises.
L'auteur dresse un tableau exhaustif de la longue histoire des chasseurs du Paléolithique supérieur en Europe septentrionale. Une abondante illustration, photographies, dessins et plans, représente, au fur et à mesure que se déroule la narration, l'outillage, l'habitat, la parure, le mobilier funéraire et ce qu'on peut appeler l'art de chacune des trois ères du Paléolithique. Cet ouvrage d'une lecture agréable peut aussi être consulté de façon ponctuelle, au gré des curiosités, des interrogations ou des souvenirs de l'amateur d'archéologie. Ce livre a été publié sous le titre " Homo Sapiens ".
Clairay Philippe ; Etienne Emmanuel ; Moureau Emma
Etirer, laminer, rétreindre, ciseler, planer, couler, ce ne sont que quelques exemples de la richesse de notre langue pour désigner le travail du métal que l'artisan travaille à froid et/ou à chaud. Depuis la nuit des temps, l'homme et le métal sont intimement liés. L'âge du bronze, l'âge du fer et l'aspiration à l'âge d'or sont là pour en témoigner. Les expositions sur l'orfèvrerie, et les catalogues qui y sont corrélés, tel celui sur Les Trésors des cathédrales, aussi prestigieux et remarquables soient-ils, n'abordent qu'une facette de ce vaste domaine qui en compone tant et que cet ouvrage souhaite appréhender. Si l'orfèvrerie y a sa place, elle reste modeste en comparaison des autres sujets qui y sont explorés. Ainsi, les métaux tels le cuivre, le fer, la fonte de fer, le bronze ou encore le zinc gagnent-ils leurs lettres de noblesse au regard des techniques étudiées, des moyens mis en oeuvre afin de répondre au mieux aux besoins des commanditaires et aux aspirations d'une époque. Et que dire de ce XIXe siècle malmené car trop vite embrassé au travers du filtre déprécié de l'industrialisation ? On y décèle des productions de qualité qui, si elles puisent dans le creuset de l'Histoire, n'en sont pas moins particulièrement inventives tant sur le plan technique qu'esthétique. Il y est aussi question de ces statues rescapées de la flèche de Notre-Dame de Paris qui, sous le coup de projecteur de l'actualité, prennent un sens nouveau où l'émotion a sa part. Du Moyen Age au XXe siècle, ces regards croisés entre des conservateurs des antiquités et objets d'art, des conservateurs des monuments historiques, des chercheurs à l'Inventaire général et des historiens de l'art nous livrent un champ d'exploration qui fournira une base de réflexion sur l'évolution des protections au titre des monuments historiques. Actes du colloque de l'Association des conservateurs des antiquités et objets d'art de France, tenu à Granville (Manche), du 30 septembre au 2 octobre 2021.
Si l'archéologie protohistorique française a longtemps fonctionné sur la trilogie césarienne, aedificium, vicus, oppidum, les fouilles de ces dernières décennies ont mis en évidence, que même si cette terminologie est d'un usage commode, elle s'avère beaucoup trop schématique et ne correspond que lointainement aux réalités archéologiques.
A quoi sert l'archéologie ? L'archéologie fascine, elle fait partie des métiers que voudraient faire les enfants, voeu que très peu réaliseront. Les enfants en effet s'interrogent sur l'origine, et tous les adultes à leur tour. Car, au fond, la question est bien celle de l'origine : du monde, des humains, de chaque société. Et pour élucider ces mystères, depuis le XIXe siècle, l'archéologie s'est progressivement substituée aux religions et assure une mission essentielle : elle construit le passé, le territoire et la légitimité historique de chaque nation. C'est ce que montre cet essai, où l'archéologue engagé Jean-Paul Demoule rend compte de la double fonction de cette discipline, scientifique d'une part, idéologique de l'autre, avec des frontières qui parfois se brouillent. En témoignent les débats français autour de l'enseignement de l'histoire et du " roman national ", puis de l'" identité nationale ", marqués depuis les années 2000 par l'irruption des " Gaulois ", des " Barbares " et des manipulations de l'histoire dans les discours politiques et médiatiques. En témoignent également, dans de nombreux pays, les manières dont agit l'archéologie, tant dans ses interprétations historiques que dans sa mise en oeuvre sur le terrain, avec sa contamination croissante par les idéologies ultralibérales de la concurrence généralisée. On verra ainsi, dans le cas spécifique de la France, comment la convergence des intérêts économiques à court terme, de l'idéologie ultralibérale mais aussi des incuries administratives met en danger le sauvetage d'un patrimoine archéologique gravement menacé.
Demoule Jean-Paul ; Berlingo Irene ; Clemens Lukas
Résumé : Il y a près de 2 millions d'années, une première vague d'"immigrants" venus d'Afrique peuple le continent du Caucase à l'Atlantique. Une deuxième vague invente l'art rupestre et partage une culture qui embrasse, elle aussi, l'Europe. Il y a 8000 ans, une révolution venue du Proche-Orient, le Néolithique, implante l'agriculture et les premiers villages. Puis naît, à l'âge du Bronze, la civilisation urbaine, qui couvre progressivement tout le territoire. Sur les vestiges de l'Empire romain s'impose l'ordre féodal. Enfin, l'histoire européenne oscille entre des empires vastes mais provisoires et l'éparpillement d'unités territoriales souveraines. Seule l'archéologie peut faire revivre, à partir des archives du sol, cette longue mémoire, entre vie quotidienne, pratiques religieuses et relations avec l'environnement. Quinze archéologues européens se sont associés autour d'un même projet : contribuer, par une meilleure compréhension de la préhistoire et de l'histoire des Européens, à une plus juste perception de leur destin collectif.
Résumé : Du monumental vase de Vix jusqu'au disque de Nebra, la plus ancienne carte du ciel connue, en passant par les premiers temples de l'humanité en Turquie ou les tunnels regorgeant d'offrandes de Teotihuacan, jamais autant de trésors n'ont été découverts que ces dernières décennies. C'est cette richesse fascinante que Jean-Paul Demoule entend explorer avec nous dans cet ouvrage. Mais au-delà de l'or des Scythes ou des pharaons, des " trésors " non moins estimables sont là, sous nos pieds, insignifiants en apparence ? comme ce brin de cannabis trouvé dans une tombe chinoise ? si ce n'est invisibles ? la séquence ADN qui a caractérisé l'homme de Denisova. Fervent défenseur de l'archéologie préventive, l'auteur montre qu'il importe de les sauver, mais aussi de les penser pour que des mots comme "civilisation", "peuple", "culture" ou "migration" ne soient pas détournés. Fouiller, c'est plus que jamais éclairer notre avenir.
Après l'Égypte et Tahiti, une nouvel ensemble de photos anciennes, consacré aux ruines d'Italie, un thème qui longtemps a inspiré les peintres du « Grand Tour », avant que les premiers photographes, dans les années 1850, n'en fassent leur motif favori. Toutes proviennent des collections des Fratelli Alinari, le célèbre studio de Florence créé en 1852, devenu aujourd'hui le plus important musée italien pour la photo ancienne. Les lieux sont ceux que nous parcourons aujourd'hui en touristes aisés, guide et appareil photo en main, trop rarement seuls, alors que dans les années 1850-1900, il s'agissait le plus souvent - Rome mis à part - de sites tout à fait isolés, parfois parcourus par quelques troupeaux avec leur berger, ou devenus le terrain de jeux des petits paysans. Et c'est ce rapport entre un décor antique « intact » - même s'il est paradoxal d'appliquer cet adjectif à des ruines - et le cadre pittoresque du xixe siècle qui fait la spécificité de ces images. Le livre reprend l'itinéraire logique du nord au sud. L'arc d'Auguste d'Aoste, l'immense amphithéâtre de Vérone, les sites étrusques de Toscane, Rome, mille et mille fois glorifiée, entre Palatin, Forum et Colisée, la villa Hadriana, le temple de la Sibylle de Tivoli, les vestiges d'Herculanum et surtout de Pompéi qui dévoile son immensité, ses intérieurs décorés, ses morts aussi, figés dans l'éternité, Paestum et ses temples immergés dans la solitude, les sites de Sicile - Agrigente, Sélinonte et Ségeste -, plus sauvages encore. Outre les frères Alinari (Leopoldo, Giuseppe et Romualdo), qui ont dédié leur vie non seulement à faire connaître les monuments de leur pays, mais à préserver pour le futur la mémoire des chefs-d'oeuvre d'Italie, d'autres Italiens ont fixé ces ruines : Brogi, Crupi, Caneva, mais aussi des Anglais, Anderson, Graham, MacPherson, ou l'Allemand Von Gloeden, célèbre pour ses photos d'ephèbes... Ancien membre de l'École française de Rome, Vincent Jolivet est chercheur au CNRS. Il partage ses recherches entre la topographie romaine (fouille des jardins de Lucullus, à l'emplacement actuel de la Villa Médicis et du couvent de la Trinité-des-Monts) et la culture matérielle du monde étrusque hellénistique et romain (fouille du site étrusco-romain de Musarna).