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La philo sans prise de tête
Putallaz François-Xavier
CERF
20,00 €
Épuisé
EAN :9782204137782
Les initiations ordinaires présentent les philosophes. Celle-ci vous fait cheminer avec eux. Au long de la route, ce sont Platon, Nietzsche, Heidegger et les autres qui se racontent à vous. En confiance et en confidence. Pour une fois, un vrai livre compagnon. Rendre la philosophie aimable. Cette école buissonnière donne accès aux moments majeurs de notre histoire commune, de Platon jusqu'à Camus, en passant par Kant, Montaigne ou Edith Stein. Un chemin décalé qui croise quelques grandes figures de la philosophie, rencontrées sous un jour inattendu : une lettre de condoléance de Descartes, un amour éperdu pour Héloïse, le cachot d'un condamné à mort avec Socrate, un souvenir de la Méditerranée pour Camus. On y entre avec tendresse, on rencontre ensuite un escarpement nerveux, et on finit en pente douce. Comme en promenade, on s'étonne alors du chemin parcouru, enrichi d'une réflexion de grand style. Le meilleur guide pour s'exercer à la philosophie.
Le modèle français de la fin de vie est aujourd'hui en péril, alors que, le 11 mars 2024, le projet présidentiel sur l' "aide à mourir" a été rendu public. Avant de légiférer, les parlementaires français seraient bien inspirés de porter le regard vers ce qui se passe aujourd'hui en Suisse, où l'assistance au suicide est dépénalisée depuis plusieurs années. En l'espace de vingt ans, le nombre des suicides assistés y a bondi de 750 %. L'expérience est alarmante. Elle déboussole les malades et leurs familles. Le serment d'Hippocrate lui-même est désormais mis à mal. Toutes les promesses de cantonnement éthique, aussi solennelles et sévères soient-elles, ont fait long feu. Aucune barrière n'a tenu. François-Xavier Putallaz scrute les causes profondes du malaise. De son analyse, il tire une conclusion : c'est la raison qui est défaite. Déséquilibrée par le relativisme, elle a trahi sa fonction éthique. Ce diagnostic vigoureux indique en même temps les conditions du rétablissement : il faut réarmer la pensée et rééquilibrer la morale. La solution vraie et courageuse sera celle des soins palliatifs. Ce livre s'appuie sur une expérience réelle. A lire urgemment, avant qu'il ne soit trop tard. Docteur en philosophie, François-Xavier Putallaz a enseigné à l'université de Fribourg et à Paris. Il a pris part à de multiples comités d'éthique et a ainsi été le témoin privilégié de l'évolution sur trente ans du suicide assisté en Suisse. Il a sollicité, en postface de cet ouvrage, Jacques Ricot, agrégé et docteur en philosophie, chercheur associé au département de philosophie de l'université de Nantes (Centre atlantique de philosophie) et connaisseur réputé des questions sur la fin de vie en France.
Fut-il un hérétique condamné ? Est-il le symbole de la rationalité au milieu d'un obscur Moyen Age ? Philosophe contesté, Siger de Brabant fascine les historiens et suscite des jugements aussi vigoureux qu'antagonistes. Dante le célèbre dans le Paradis par la voix de Thomas d'Aquin, mais il meurt misérablement assassiné. Il est l'un des penseurs les plus originaux du XIIIe siècle, mais il emprunte à d'autres auteurs des pages entières qu'il copie. Il tente de concilier sa foi et son rôle de philosophe, mais il est sommé de se présenter devant l'inquisiteur de France. Qui donc fut Siger de Brabant ? En resituant sa pensée dans le contexte institutionnel et doctrinal du XIIIe siècle, le présent ouvrage propose une image nouvelle et contrastée de ce maître de la faculté des arts de Paris ; les auteurs restituent le dialogue vivant qu'il entretint avec Thomas d'Aquin, montrent le rôle des statuts universitaires dans l'élaboration de sa doctrine et soulignent son intention majeure : exercer son métier de philosophe.
Comment parler du mal ? Comment dire l'innommable ? Le mal bouleverse nos vies. C'est un fait. Tristesse, douleur ou souffrance font irruption dans chaque existence, avant même qu'on y pense. Mais ses formes les plus variées ont un point commun : le mal n'est pas quelque chose. Il se présente comme une fracture au sein de ce qui est : un parasite n'existant que par le bien qu'il ronge. Le bien jouit donc d'une primauté absolue, qui nourrit l'espérance : il sera toujours plus fort. L'expérience du malheur témoigne en creux que nous sommes faits pour être heureux. L'intelligence qui cherche à s'approcher de la question s'efforce ainsi de distinguer, sans les séparer, le mal lui-même et sa résonance subjective. L'entreprise est redoutable, car en ayant le sentiment de faire le bien, l'homme provoque parfois des horreurs, où le mal s'immisce sous couvert de l'amour.
Imaginez un monde dans lequel vous pourriez être jugé "immoral" pour vos actions non seulement à l'égard des autres, mais aussi de vous-même. Qui aimerait vivre dans un tel monde, où rien de ce qu'on est, pense ou ressent, où aucune de nos activités, fût-elle la plus solitaire, n'échapperait au jugement moral ? C'est pourtant ce que propose aujourd'hui l'éthique, largement ralliée aux thèses maximalistes d'un Aristote, qui nous recommande tout un art de vivre et pas seulement un code de bonne conduite en société, et de Kant, pour qui nous avons des devoirs moraux à l'égard d'autrui comme de nous-même. C'est oublier les éthiques alternatives, minimalistes, pour lesquelles le monde moral, moins envahissant, se limite au souci d'éviter de nuire délibérément à autrui. Toute l'histoire de l'éthique aujourd'hui est l'histoire de l'opposition entre maximalistes et minimalistes.
Résumé : Révisez l'essentiel de ce qu'il faut savoir, pour le bac et au-delà, sur les plus grands philosophes, de Socrate à Michel Foucault. Dans un format pratique et maniable, retrouvez une présentation synthétique de la vie de ces penseurs et de leurs apports philosophiques. Un classement chronologique de ces 60 philosophes permet de bien saisir les grands courants de pensée à travers les siècles et les frontières.
Résumé : Ce n'est qu'une fois rassemblés dans leur intégralité que les neuf livres constituant le projet Homo Sacer prennent leur véritable signification. Le jeu des renvois internes, la reprise et le développement des thèmes abordés composent une vaste architecture, articulée en quatre sections. La première dresse le programme d'une mise en question de toute la tradition politique occidentale à la lumière du concept de vie nue ou de vie sacrée : Le Pouvoir souverain et la vie nue (1997) ; la seconde développe ce programme à travers une série d'enquêtes généalogiques : Etat d'exception (2003), La Guerre civile. Pour une théorie politique de la Stasis (2015), Le Sacrement du langage (2009), Le Règne et la Gloire (2008), Opus Dei (2012) ; la troisième soumet l'éthique à l'épreuve d'Auschwitz : Ce qui reste d'Auschwitz. L'archive et le témoin (1999) ; la quatrième élabore les concepts essentiels pour repenser depuis le début l'histoire de la philosophie occidentale : forme de vie, désoeuvrement, pouvoir destituant (De la très haute pauvreté, 2011, L'Usage des corps, 2015).
Résumé : L'esthétique est une fois encore à l'ordre du jour philosophique. Notre époque, pressée d'en découdre avec la fin proclamée de l'Art, tient pour évident l'objet de cette discipline. Or l'esthétique est relativement récente : la réflexion sur l'art est une histoire parallèle à celle de la rationalité. Marc Jimenez en retrace ici le développement. C'est au siècle des Lumières que l'esthétique s'autonomise, qu'elle conquiert ses lettres de noblesse, quand devient primordiale la question du Beau comme accès au sens, à la vérité. Alors s'ouvrent des voies diverses : la science du beau (Kunstwissenschaft) n'est pas la faculté de juger kantienne ni la philosophie de l'Art, entre tradition et modernité, imaginée par Hegel. D'où les grands changements de perspective opérés au XXe siècle : le tournant esthétique de la philosophie, inauguré par Nietzsche ; le tournant politique de l'esthétique (Lukàcs, Heidegger, Benjamin, Adorno notamment) ; le tournant culturel de l'esthétique (Goodman, Danto, etc.). Rarement un ouvrage aura dressé un panorama aussi exact qu'utile de l'esthétique d'hier à aujourd'hui, alors que l'art demeure, pour la philosophie, une question essentielle.