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Le nouveau capitalisme agricole. De la ferme à la firme
Purseigle François ; Nguyen Geneviève ; Blanc Pier
SCIENCES PO
26,00 €
Épuisé
EAN :9782724621358
En rupture avec l'exploitation familiale traditionnelle, des firmes agricoles se profilent dans de nombreuses régions du globe. Avec elles, s'amorce une recomposition agraire dont les contours restent largement invisibles. A l'exception de quelques cas médiatisés de "mégafermes" et autres "fermes des 1000 vaches", la majorité de ces firmes ont jusqu'à présent échappé à l'analyse tant leurs visages sont multiples et flous. Leurs performances économiques et financières tout comme leurs incidences environnementales et sociales interrogent aussi bien les milieux politiques, professionnels que scientifiques. Comment sont-elles organisées ? Quels sont leurs logiques et modes d'action ? Dans quels espaces s'inscrivent-elles ? Comment une ferme familiale devient-elle une firme agricole ? Quels types d'acteurs sont impliqués ? Quels rapports au politique entretiennent-elles ? Quels conflits provoquent-elles ? Le premier ouvrage sur un phénomène mondial en pleine émergence.
Qui sont les jeunes agriculteurs qui s'engagent les organisations professionnelles agricoles ? Quels les mécanismes qui président à leur entrée dans l'action collective ? Quels sont les freins à leurs engagements ? À l'heure de la mondialisation, quels territoires ces jeunes veulent-ils défendre ? La relève des militants au sein du syndicalisme agricole sera-t-elle assurée ? D'un syndicat à un autre, comment les jeunes agriculteurs s'engagent-ils ? Alors que l'agriculture française est entrée dans une période de profonde mutation, et qu'il est encore difficile de saisir et de formaliser les changements en cours, ce livre constitue une précieuse analyse. Il permet de comprendre ce qui conduit une catégorie sociale, la jeunesse agricole, à défendre une profession en pleine recomposition identitaire. Il est aussi l'occasion de s'interroger sur les raisons d'une désaffection des plus jeunes vis-à-vis des organisations professionnelles agricoles.
Les tomes II et III achèvent la publication des Lettres d'Adam de Perseigne (1145 - ? 1221) commencée en 1960. L'auteur est abbé cistercien, conseiller spirituel de la Maison de Champagne, et grand lecteur de saint Bernard. Sa correspondance nous fait plonger au coeur d'une époque : le Moyen Age occidental à la charnière du xiie et du XIIIe siècle, et à l'intersection de plusieurs milieux : la Cour, le clergé séculier, les communautés monastiques, en particulier le milieu cistercien. Adam s'y révèle un acteur de premier plan, intervenant dans les aff aires de son temps, attentif à réformer l'Eglise en matière de moeurs ou de gestion des charges et biens ecclésiastiques, soucieux d'apaiser les dissensions survenues lors d'une succession épiscopale, ou encore des violences exercées entre monastères rivaux. Son réalisme dans l'évocation des malheurs du temps - "Notre époque est bien à plaindre ! " , écrit-il - est éclairé par une ardente spiritualité, tournée vers la contemplation, union de l'âme et du Christ, et par l'importance qu'y tiennent l'amitié et les relations humaines car Adam est aussi un guide spirituel, tour à tour exigeant et bienveillant. Enfin, certaines lettres constituent de véritables petits traités, ayant pour thème les féries, la pénitence et la confession, le silence, ou encore le commentaire détaillé des grandes antiennes du temps de l'Avent. Le P. Placide Deseille, moine orthodoxe, est le fondateur et l'higoumène du monastère Saint-Antoine le Grand dans la Drôme. Ancien professeur à l'Institut Saint-Serge, il est l'auteur de nombreux ouvrages sur le monachisme orthodoxe et a traduit 2 volumes de Sermons de Guerric d'Igny dans la collection.
Purseigle Pierre, Vaughan Géraldine, Vincent Julie
A mesure que la décolonisation avançait, la recherche historique portant sur le monde britannique n'a cessé de s'enrichir. Profondément renouvelée par les études postcoloniales à la fin des années 1970, la nouvelle historiographie britannique propose une approche transnationale et des regards croisés englobant histoire intérieure des îles britanniques et histoire coloniale. De la fin des guerres napoléoniennes (1815) à l'adoption du Statut de Westminster et la dévaluation de la livre sterling (1931), le monde britannique se redéfinit et se déploie suivant des axes économiques, politiques, militaires, religieux et culturels. Cet ouvrage présente d'abord les différentes approches historiographiques de la question et propose une sélection commentée des travaux portant sur l'histoire du monde britannique. Il s'attache ensuite à examiner les principaux enjeux du sujet : les forces économiques à l'oeuvre ; les migrations au sein de l'espace impérial ; la question de la pax britannica et des guerres ; les espaces urbains et la citoyenneté, ainsi que la construction des savoirs.
Deux degrés, cela semble peu, mais c'est énorme. La température terrestre a déjà augmenté d'un degré depuis l'époque préindustrielle. Les émissions de carbone liées aux activités humaines en sont les premières responsables. Des bouleversements climatiques sont en cours et leurs impacts ne vont que s'aggraver. Il est presque sûr que nous ne tiendrons pas l'objectif, solennellement acté par les gouvernements du monde, de contenir le réchauffement climatique en dessous de 2 °C. La raison de cette incapacité tient à la triple dépendance de nos sociétés (technique, économique, culturelle) aux énergies fossiles, qui en constituent un soubassement aussi diffus que puissant. La science nous annonce qu'à ce rythme le pire est à craindre. Mais cela n'induit pas une fuite individuelle. Nous devons, au contraire, faire face collectivement. Constatant l'impossibilité actuelle de changer radicalement nos modes de vie et d'organisation, ce livre nous engage néanmoins à suivre plusieurs voies réalistes d'adaptation et de réforme pour préparer un futur moins sombre.
Destiné aux étudiants et aux enseignants en relations internationales et en science politique, ainsi qu'aux diplomates et aux journalistes, cet ouvrage se propose d'éclairer la compréhension du monde contemporain à partir des théories des relations internationales. Pédagogique et exhaustif, il rappelle l'environnement intellectuel et historique de cette discipline, présente ses principaux paradigmes, concepts et débats structurants, avant de s'interroger sur les liens entre théorie et pratique, sur les défis que posent les mutations de ce début de XXIe siècle et sur l'état de l'art en France. Chaque chapitre est accompagné de bibliographies commentées qui, jointes à la bibliographie générale, renvoient le lecteur aux textes fondamentaux et de seconde main qui compléteront ce tour d'horizon. Actualisée, cette sixième édition met à jour l'ensemble des analyses et des bibliographies.
La manière dont l'Allemagne traite ses habitants [... ] n'est pas plus notre affaire que ce n'est celle d'un autre gouvernement de s'interposer dans nos problèmes". Les mots de Robert Jackson, procureur en chef américain au procès de Nuremberg, sont sans ambages : la répression des crimes racistes commis par les nazis ne saurait ouvrir la voie à un examen international de l'ordre racial qui prévaut alors aux Etats-Unis. L'atteste la définition particulièrement corsetée du crime contre l'humanité adoptée en 1945. A partir d'une enquête sur les lawyers qui, outre-Atlantique, ont jeté les bases du procès, impulsé et conduit les débats, Guillaume Mouralis propose une relecture passionnante de Nuremberg. Il révèle le faisceau des contraintes professionnelles, sociales et culturelles qui ont lourdement pesé sur ce moment expérimental. Il s'interroge finalement sur son legs. Comment a-t-il été mobilisé dans les luttes afro-américaines pour les droits civiques, ou celles, ultérieures, contre la guerre du Vietnam ? Et comment ces appropriations militantes ont-elles marqué l'émergence d'un dispositif judiciaire international ?
Le rejet du Traité constitutionnel européen en 2005 par les peuples français et néerlandais, suivi du "non" irlandais de 2008 et du Brexit de 2016, a plongé l'Union européenne dans une crise grave. II a fait resurgir doutes et incertitudes quant à sa nature institutionnelle, à la répartition des pouvoirs, à la place des citoyens et des opinions et à sa capacité à faire face aux enjeux mondiaux actuels. Comprendre cette crise, et ses répercussions profondes sur la politique des Etats membres, exige d'affronter la complexité de l'Union, sans en exagérer la portée. Ce livre a pour ambition de mettre en évidence la cohérence et l'originalité du régime politique européen. Il analyse la nature de la "fédération d'Etats" et montre comment les conflits de compétence sont résolus en son sein. Il revient sur l'équilibre institutionnel original du "modèle communautaire" et sur les mécanismes de décision qu'il génère. Il se penche sur la "vie politique" qui s'ébauche dans l'Union et s'interroge sur la manière dont cette fédération d'Etats peut devenir pleinement démocratique. Dépassant les dichotomies classiques et posant le compromis comme principe constitutif de la vie politique européenne, cet ouvrage constitue une véritable référence qui permet de mieux saisir les enjeux de l'Union européenne.