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Proudhon et la norme. Pensée juridique d'un anarchiste
Chambost Anne-Sophie ; Dockès-Lallement Nicole
PU RENNES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782868479259
De longue date, d'éminents juristes ont invité à la redécouverte de l'idée d'ordre juridique sous-jacente à la réflexion anti-étatiste de Pierre-Joseph Proudhon. Si le nombre très important des occurrences au droit confirme d'abord la présence d'aspects juridiques dans l'?uvre foisonnante de cet auteur, la récurrence des références révèle surtout l'existence d'une véritable pensée juridique. Au-delà de l'apparent paradoxe à envisager les réflexions d'un anarchiste sur le droit, il faut admettre que dans son acception proudhonienne, l'anarchie contient un principe d'ordre. Mais si l'anti-légalisme est une conséquence de l'anti-étatisme de Proudhon, il ne rejette pas l'auteur dans le monde du non-droit ; c'est même tout le contraire puisque, à partir de la critique de la loi, il élargit le champ des sources formelles du droit. Il distingue pour ce faire la discipline imposée par l'État - vécue comme une contrainte (principe d'hétéronomie) - de la discipline consentie par les membres du corps social (principe d'autonomie). Cette discipline devant être assurée par des normes, l'anarchie proudhonienne n'est pas une anomie. Et c'est bien à des règles juridiques que songe Proudhon, qui appréhende le droit à travers la création des règles qui le diffusent dans la société. La dimension juridique inédite de cette pensée s'appuie sur une analyse comparative des publications et des sources manuscrites de Proudhon. Mais elle s'attache aussi à la mettre en situation dans les grands mouvements doctrinaux de l'époque. Observateur extérieur du droit, Proudhon retranscrit et anticipe certaines des grandes évolutions de la réflexion juridique du XIXe siècle. Par l'étude de cette pensée juridique originale, ce travail propose donc aussi une lecture de l'histoire du droit et de la pensée juridique au XIXe siècle.
Chambost Isabelle ; Cléach Olivier ; Le Roulley Si
Projet d'émancipation ou simple outil de survie, réponse à une revendication d'autonomie pouvant être dévoyée par le management, l'autogestion ouvre des pistes pour imaginer le travail et la vie de demain. Si son instrumentalisation peut donner libre cours à la critique, son affirmation doit être également interrogée. Réunissant des contributions d'universitaires ayant enquêté sur le sujet, cet ouvrage vise à actualiser les débats. Nous espérons que leurs travaux éclaireront utilement les pratiques alternatives au travail et en dehors, tant pour le monde académique, les mondes militants et activistes, que pour un large public soucieux de l'avenir du travail.
Résumé : Le manuel d'enseignement supérieur est un objet peu estimé, qui n'a pas suscité la même attention que ses équivalents destinés à des publics scolaires. Tenu pour une synthèse, voire une vulgarisation, de connaissances élaborées ailleurs, il n'intéresse guère les historiens des sciences ou de l'enseignement. L'ambition de ce dossier est de contribuer par une historicisation rigoureuse à indiquer toute la complexité et le caractère évolutif de ces objets de savoir et de montrer combien leur production a pu donner lieu à des investissements stratégiques, qu'ils soient le fait d'individus isolés, de collectifs dévoués à une cause ou d'un Etat. A travers un large spectre de discipline (droit, psychiatrie, langues étrangères, géographie, économie, etc.) et une diversité de situations nationales (France, Etats-Unis, ex-URSS, Allemagne), il s'agit de faire varier les contextes, les époques et les modalités, afin de dépasser une représentation figée et trop dépendante des formes actuelles de cette production. Les études réunies ici examinent la production, la diffusion, la réception et l'usage de manuels de l'enseignement supérieur, considérés comme une forme spécifique de construction et de diffusion des savoirs. Ce faisant, elles éclairent de manière différente la façon dont les sciences humaines sont codifiées, données à lire et à comprendre, à des moments souvent stratégiques de leur développement. Le dossier entend par là convaincre les historiens des savoirs et des institutions académiques de l'importance d'un genre éditorial dont l'intérêt comme archive n'est pas encore pleinement acquitté ou exploré.
En 1941, pour se mettre à l'abri des contrôles de plus en plus menaçants de la police de Vichy et de la Gestapo, le secrétariat du PCF se retira dans le Hurepoix, au Nord du département actuel de l'Essonne. Charles Tillon s'installa le premier à Palaiseau qu'il quitta au début de 1942 pour Limours. Benoît Frachon s'établit à Forges-les Bains en septembre 1941 et Jacques Duclos à Villebon-sur-Yvette en décembre. Dans la même région d'autres planques abritèrent Henry Raynaud, l'adjoint de Frachon, et Georges Beyer, responsable du service de renseignements des FTP. Le lecteur en introduit dans la vie quotidienne de Jacques Duclos, Benoît Frachon, Charles Tillon et de leurs agents de liaison, en suivant ces "cyclistes du Hurepoix", on remonte les rouages qui permettent aux trois dirigeants de maintenir le contact avec l'ensemble de la résistance communiste. Un système efficace, en dépit des moyens matériels rudimentaires, mais étanche vis-à-vis des appareils policier. Les deux dispositifs clandestins, celui du Parti et celui des FTP restèrent inviolés jusqu'à la Libération, mais pour certaines raisons expliquées dans ce livre, ils restèrent longtemps dans l'ombre.
L'histoire contemporaine du droit a aujourd'hui trouvé sa place dans les recherches et dans les enseignements en France et à l'étranger. Depuis quelques décennies, plus personne n'imagine que l'histone du droit devrait s'arrêter en 1789 ou au XIXe siècle. Le temps est donc venu de proposer dans la collection "Méthodes du droit" un essai de synthèse sur les histoires contemporaines du droit. Le choix du pluriel "histoires contemporaines" correspond à la volonté des auteurs, tous les trois historien(ne)s du droit, de montrer la diversité des approches, des perspectives et des méthodes qui peuvent être employées par les historien(ne)s des différents droits de l'ère contemporaine. Ce champ disciplinaire désormais reconnu peut se décliner dans ses dimensions juridiques, historiques ou comparées. Destiné à la fois aux étudiants et aux chercheurs, cet ouvrage, fondé sur l'apport des travaux de sciences sociales et des historiographies étrangères, propose une série d'états des questions, de bibliographies et de guides pour stimuler des recherches nouvelles dans un champ largement internationalisé.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.