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Justice ou précipitation. L'accélération du temps dans les tribunaux
Bastard Benoit ; Delvaux David ; Mouhanna Christia
PU RENNES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782753549074
Comme son nom l'indique, et les auteurs le soulignent, le phénomène d'accélération des sociétés occidentales a bien été mis en évidence par le philosophe Hartmut Rosa. L'originalité du présent travail s'avère de démontrer les manifestations de cette accélération au sein de l'institution judiciaire en prenant le parti d'une approche triplement comparatiste entre la France et la Belgique, la justice pénale et la justice civile et, au sein de la justice pénale, entre les procédures correctionnelles et la procédure criminelle de la cour d'assises. Pour ce faire, les auteurs ont choisi plusieurs juridictions en France et Belgique, de tailles différentes, éloignées géographiquement afin de ne pas voir biaiser leurs analyses par des problématiques strictement locales. Si de précédents ouvrages ont déjà traité certaines des questions abordées, l'objet de recherche " temps et accélération " des procédures n'était pas développé de manière aussi ciblée et ancrée ni dans la pratique judiciaire ni dans le croisement des analyses. L'ouvrage apporte des illustrations très éclairantes sur la manière dont les praticiens vivent et mettent en oeuvre cette accélération des procédures. Il permet notamment la comparaison des différences de points de vues entre magistrats du parquet, du siège et les avocats.
Myriam, surnommée Manière, est une fille "simple", comme on dit. Aide-soignante dans un hospice de vieillards tenu dans le Jura par des clarisses, elle s'attire la sympathie du personnel et des pensionnaires. Son besoin d'être aimée la fait se plier aux fantaisies de Jas, le jardinier. Lourde d'un terrible secret, Manière se construit une existence de rêve dans les pages de magazines qu'on n'appelait pas encore "people" dans les années 1950. Ce récit monologué a l'émotion forte et juste des êtres que la vie n'a pas gâtés.
Allmen Malik von ; Bastard Benoit ; Cardia-Vonèche
Aujourd'hui encore : - On laisse croire que les hommes sont " forts ", tandis que les femmes sont " minutieuses " et supportent bien la monotonie du travail. - On " oublie " que d'autres capacités n'appartiennent " par nature " à aucun des deux sexes : compétence technique, responsabilité, anticipation des aléas du travail. - On laisse de préférence aux femmes les tâches " domestiques ", celles qui s'effectuent au sein de l'entreprise, tandis que l'on réserve aux hommes celles qui exigent de la mobilité. - On fait comme si les femmes s'investissaient moins dans le travail parce qu'elle " pensent à leurs enfants " et comme si elles seules avaient du mal à concilier leurs activités professionnelles et leur vie privée. La naturalisation des tâches, le maintien de stéréotypes qui assignent des places différentes aux hommes et aux femmes dans l'entreprise ne font que contribuer à la justification de l'existant - un certain état de la division sexuelle du travail et de la domination des femmes par les hommes. Les choses " bougent " cependant et il existe des solutions pour qu'elles changent encore davantage : - Les idées reçues sur le sexe des tâches sont malléables, il est possible de les changer en modifiant la réalité du travail. - Dans certaines entreprises, un nouveau stéréotype s'impose, celui de l'égalité entre hommes et femmes. - Les stratégies des femmes pour concilier travail et hors-travail sont des stratégies d'avenir pour tous. Les mettre en ?uvre, c'est faire en sorte que les hommes investissent davantage la sphère domestique et désinvestissent l'univers professionnel ; c'est obtenir que les femmes gagnent en influence dans la sphère publique en acceptant d'en perdre dans le domaine familial. Le livre : - Quatre auteurs, sociologues et ergonomes. - Trois entreprises genevoises - une fromagerie, une usine de composants électroniques, une entreprise de diffusion de biens culturels. - Des centaines d'heures d'entretien et d'observation. - Une question, celle de savoir comment se constituent et se maintiennent les inégalités ente hommes et femmes dans le milieu professionnel.
La manière dont les institutions voient les familles et interviennent dans leur organisation au moment des ruptures d'union a basculé au cours des dernières décennies. On est passé d'un modèle décisionnel tutélaire, qui échappait aux intéressés, à une formule reposant sur l'appel à l'autorégulation. Aujourd'hui, les autorités en charge de la famille se placent en retrait autant que possible, confiant aux intéressés la recherche des solutions qui s'appliquent à leur situation. Ce texte analyse ce basculement, le sens et la portée qu'il prend. N'y a-t-il pas un paradoxe à prétendre s'appuyer sur la volonté et le consentement des partenaires alors qu'ils sont en conflit ? Le fait de confier aux parents la tâche de s'accorder sur les mesures à prendre pour leurs enfants et eux-mêmes n'entre-t-il pas en tension avec les pressions et les déterminations sociales fortes qui persistent néanmoins ? Examiner cette évolution, également les oscillations qui restent à l'oeuvre, guidera le professionnel dans la compréhension des frontières entre sphère privée et publique.
Résumé : Le juge des enfants a la particularité de protéger les enfants en danger et, simultanément, de juger les jeunes délinquants. Cette double mission qui lui a été confiée par l'ordonnance du 2 février 1945 lui donne une place à part dans le monde judiciaire où il représente une manière différente, éducative et sociale de rendre la justice. Or aujourd'hui cette particularité est remise en question : la rationalisation des services publics limite les moyens à disposition du juge, la volonté politique d'une répression accrue des faits commis par les mineurs va à l'encontre d'une analyse en profondeur des situations où le délinquant se révèle souvent victime, la rapidité de la réponse et la recherche de l'efficacité à court terme s'opposent au suivi individualisé et adapté des jeunes sur le long terme. Dans cet ouvrage, les auteurs analysent en profondeur le métier de juge des enfants tel qu'il se pratique aujourd'hui. Comment fonctionne la juridiction des mineurs et comment s'inscrit-elle dans le tribunal de grande instance ? Quelles sont ses relations avec les travailleurs sociaux et les autres partenaires extérieurs constituant l'environnement dans lequel le juge s'insère ? Comment les juges des enfants appréhendent-ils la dimension politique de leur fonction ? Le juge des enfants constitue encore aujourd'hui la " clef de voûte " d'un système complexe : toutes les pressions s'exercent sur lui et beaucoup d'impulsions partent de lui. En modifiant ses attributions et en bouleversant le droit des mineurs, ce sont les bases de cet édifice qui se trouvent fragilisées et par conséquent tout le fonctionnement du dispositif de prise en charge des jeunes en danger ou délinquants.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.