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Au nom de Hegel. Les juristes néo-hégéliens et la philosophie du droit de la République de Weimer au
Hürstel Sylvie ; Jouanjan Olivier
PU RENNES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782753510593
Après 1945, la recherche historique allemande et française s'est d'abord focalisée sur la figure emblématique de Carl Schmitt, qui a été vite répertorié comme le "juriste du Troisième Reich". Pourtant, sous le nazisme, les juristes néo-hégéliens se sont eux aussi amplement illustrés à l'avant-garde du droit völkisch. Tandis que Schmitt a été écarté de ses fonctions, l'engagement idéologique de ces juristes en faveur du nazisme a longtemps été passé sous silence. Dès lors, les auteurs néo-hégéliens se sont refait une place et un nom dans l'université allemande d'après-guerre - comme en témoigne l'exemple du plus connu d'entre eux, Karl Larenz. Le présent ouvrage tente de lever le voile sur le cas des néo-hégéliens allemands en explorant leur discours tout au long de la période qui va de la République de Weimar au Troisième Reich. Peut-on parler d'un mouvement néo-hégélien chez les juristes d'outre-Rhin comme d'un ensemble cohérent aux contours clairs et à la stratégie univoque? Faut-il voir dans son recours au nom de Hegel une simple instrumentalisation du philosophe à des fins politiques ou bien l'expression d'un projet philosophique original? On examine ici les trajectoires individuelles des penseurs, non pas du point de vue de leur filiation - réelle ou présumée - à la pensée de Hegel, mais dans une double perspective qui interroge simultanément la cohérence de leur discours et la cohésion institutionnelle de leurs travaux. A travers le cas des néo-hégéliens, la question de la continuité entre la République de Weimar et le Troisième Reich reçoit un éclairage particulier, qui intéresse aussi bien l'histoire, que le droit et la philosophie.
Que vous souhaitiez louer ou mettre en location un bien immobilier, il vous faut connaître un certain nombre de règles précises. Ce petit ouvrage, qui se veut le plus complet et le plus accessible possible, aborde tous les points qui peuvent générer des interrogations ou des litiges au sujet des baux d'habitation avant, pendant et après leur rédaction. Vous y trouverez les définitions des notions clés et des exemples des situations les plus ardues ; en annexe sont résumés les textes législatifs et réglementaires en vigueur. Donner les bases, éviter conflits et ennuis en amont, vous simplifier le quotidien : tels sont les objectifs de ce livre.
Avec cette crise, va-t-on assister à la fin du capitalisme ? Probablement pas. Le salut peut-il alors venir du retour de l'éthique ou d'une " autorégulation " ? Il faudrait être bien naïf pour le croire... Il convient plutôt de s'interroger : le responsable des dérives récentes est-il le capitalisme ? N'est-ce pas l'homme lui-même, par la place qu'il lui a donnée ? Parce qu'il l'a mis au centre et s'est soumis à ses règles au lieu de s'en servir. À partir de l'exemple du social business, c'est-à-dire de l'entreprise organisée comme toute autre du secteur marchand mais poursuivant un but social, Daniel Hurstel analyse la réorientation possible du capitalisme. Le social business emprunte à la fois au monde social et au monde capitaliste ; pour lui, le profit est un moyen. En lui donnant une place au coeur de l'économie de marché, c'est l'économie capitaliste elle-même qui s'en trouvera modifiée et enrichie. Ne plus opposer économie sociale et économie capitaliste, mais les rapprocher, voilà un petit correctif au capitalisme qui pourrait nous faire faire un grand pas en avant. Aider celui qui veut entreprendre autrement et proposer des modifications juridiques fondamentales : tel est le propos de ce livre.
Résumé : Il est urgent de remettre l'entreprise au coeur de la Société. Ordonnée par la maximisation de la valeur actionnariale, elle a perdu le contact avec son environnement. La Société, elle aussi, a besoin que l'entreprise participe à l'élaboration de solutions nouvelles. Daniel Hurstel la repense ici en fonction d'une finalité sociétale qui lui permettra de répondre à sa vocation de contribution au bien-être social. Il propose aussi : une gouvernance articulée autour du projet d'entreprise et qui favorise l'innovation, une redéfinition du rôle des actionnaires, une réaffirmation de l'autorité des dirigeants et une revalorisation du rôle des employés, une prise en compte des intérêts des parties prenantes (clients, fournisseurs, collectivités) dans l'élaboration du projet d'entreprise. L'actualité montre avec force que si l'entreprise ne se réforme pas elle-même, elle le fera sous la contrainte brutale et à contretemps de l'Etat. Or jamais le contexte n'a été aussi favorable pour qu'elle redevienne un prolongement de l'action de l'Homme et participe à son évolution.
Quand deux scientifiques, un oenologue et une neurologue, allient leurs connaissances, leurs expériences et leur complicité intellectuelle au service du goût, l'univers sensoriel est métamorphosé. Oubliez tout ce que vous croyez connaître sur le goût : vous ne croquerez plus dans un radis, une carotte ou un carré de chocolat comme avant. Vous apprendrez que manger n'est pas seulement se nourrir mais que cela peut devenir un véritable art de vivre. Que vous soyez gourmands ou gourmets, devenez acteurs de vos perceptions en découvrant les différentes significations de votre façon de manger. Et dorénavant, si l'on vous demande un ouvrage de référence, vous pourrez répondre : " Voyez Le Temps du goût ! "
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.