Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
PAR QUATRE CHEMINS
PUECH JEAN-BENOIT
IMPRESSIONS NOU
17,20 €
Épuisé
EAN :9782874491108
Auteur d une des uvres les plus originales de la littérature française contemporaine, Jean-Benoît Puech est un auteur qui aime les masques. Son recours subtil à la pseudonymie et à l invention de multiples « alter ego » est un des grands charmes d un ensemble qui se développe depuis maintenant trente ans. Dans Par quatre chemins, il se livre de manière apparemment plus « directe », mais tout aussi malicieuse et brillante, pour expliquer l essentiel d une trajectoire d écrivain. Inclassable mais parfaitement lisible, passant sans arrêt du témoignage à la fiction et inversement, il dévoile ici les ressorts secrets de son travail d auteur. En même temps, par un nouveau tour d écrou, ce sont de nouveaux mystères qu il invente, pour la plus grande joie des lecteurs fidèles ou nouveaux.
Résumé : Ce livre est un recueil de dix récits. Les neuf premiers se présentent comme des articles critiques sur des romans peu connus, où l'intrigue, la narration, le romanesque même l'emportent sur le commentaire. Le dixième prend la forme d'une brève auto-biographie de l'homme qui a écrit les neuf "comptes rendus" précédents. Cette autobiographie finale, qui semble sincère, devrait permettre de comprendre pourquoi le critique a choisi de nous faire connaître des oeuvres certes attachantes mais pourtant mineures au regard de plus grandes ou de plus célèbres. On voit bien que ces aventures de genres très divers, du roman policier à la fable de science-fiction en passant par le feuilleton réaliste, la comédie dramatique ou le roman d'analyse, ont "un air de famille", dans leur contenu et même dans leur forme. Puis on devine qu'elles sont pour le critique, lecteur sérieux mais imaginatif, des transpositions d'expériences qu'il a vécues personnellement mais qu'il n'aurait pas su exprimer ni communiquer, faute d'être lui-même romancier.
Les années 1950 et 1960 ne sont pas seulement, en littérature, celles des ingénieurs du Nouveau Roman et des doctes de Tel Quel. Loin de leurs recherches abstraites et laborieuses, des rêveurs plus audacieux ont maintenu la tradition du roman historique et d'aventures, comme Marc Messager. Son Cargo du crépuscule (1962) emprunte à l'Histoire, car il se déroule sur la côte méditerranéenne juste après la Libération ; mais il introduit surtout une bande de gangsters dans le château d'une Belle endormie, à la recherche d'un trésor trompeur et, pour l'un d'entre eux, à la découverte d'une amitié vraie. Jean-Benoît Puech résume puis commente ici ce roman que plusieurs cinéastes contemporains ont été tentés de porter à l'écran. On imagine l'adaptation qu'un Fritz Lang aurait pu en réaliser. Certaines oeuvres nous aideraient-elles, ou leur relecture, à comprendre mieux nos propres obsessions ?
Chacun des textes de ce recueil pose à sa manière la même question : Qu'est-ce qu'être lu ? Nous lirons donc ici des études à propos de récits qui ne sont pas encore écrits, dont les auteurs hypothétiques mettraient en scène, paradoxalement, ce qui échappe à tout public : l'art de créateurs sans oeuvres, d'oeuvres sans commentaires, de commentaires sans lecteurs et peut-être l'art en personne sans créateur. Autant dire l'impossible, pourtant cet impossible semble se manifester dans ces histoires de fantômes ou ces mystérieuses aventures d'enfants autistiques, d'adolescents masochistes, d'officiers de la Grande Muette, de faussaires peu pressés d'avouer leurs talents, de prêtres emportant dans la tombe le secret de leurs confessions. Mais ces figures trop humaines de ce qui ne se laisse pas lire se souviennent bientôt qu'elles doivent à l'écriture et à son commerce leur secrète existence.
Qui était " René avant Magritte " ? Une énigme, que personne, jusqu'ici, n'avait cherché à éclaircir. C'est ce qu'a voulu découvrir Jacques Roisin, au cours de l'investigation qu'il a menée pendant treize années (de 1985 à 1998), en rencontrant les témoins encore vivants de la jeunesse du peintre et en fréquentant les lieux de ses vingt-huit premières années. Le compte-rendu de ce travail colossal de recherche a été rédigé sur le ton d'une enquête policière. Le récit nous fait revivre, dans le cadre du " Pays noir " de Charleroi puis à Bruxelles, ses frasques cruelles avec ses frères, sa fascination pour les images, ses lectures et ses séances de cinéma muet, les circonstances du suicide de sa mère - tout ce passé dont le peintre refusera toujours de parler - et, enfin, sa rencontre avec un peintre dans un cimetière et le choc de la découverte du Chant d'amour de Giorgio de Chirico. Tout au long de ce livre, vivant comme un reportage, passionnant comme un roman, apparaît en filigrane l'esprit subversif d'un " Ceci n'est pas une pipe ", véritable manifeste surréaliste, en germe dans l'enfance et la jeunesse turbulentes de René Magritte. Les innombrables témoignages de première main, recueillis auprès de ceux qui ont bien connu le jeune René, étayent l'enquête de terrain et permettent d'éclairer d'un jour totalement nouveau une oeuvre qui ne cesse de nous interpeller. De nombreux documents iconographiques, eux-mêmes inédits, concernant René, sa famille, son quartier, les lieux et les gens qu'il a fréquentés, enrichissent l'intérêt de la lecture. Le portrait de René minutieusement recomposé par Jacques Roisin nous apparaît comme la face cachée du peintre Magritte.
Résumé : Ridley Scott interroge la nature humaine par tous les moyens du cinéma, se livrant aux images choquantes autant que monstrueuses. Il renoue avec des questions philosophiques relatives à l'animal, l'automate, la machine.Tous ses films insistent sur cette faculté héroïque d'aller au-delà de son essence. Au point de se laisser porter par un désir d'éternité qui trouve sans doute dans l'intelligence artificielle des ressources capables de nous transformer. Ce "transformisme", dans Blade Runner comme dans Alien Covenant, confronte l'homme au "Créateur" qu'il est devenu, concurrencé par d'étranges robots, des Cyborgs capables de remplacer, de le relever en direction d'un posthumanisme ou d'un transhumanisme dont l'oeuvre de Ridley Scott montre les risques.
Au premier abord, tout semble opposer le monde créé par Brassens à travers quelque 300 chansons et celui où évoluent Tintin et ses compagnons au long des 24 albums. L'univers des chansons est rèvé, légendaire, celui des Aventures est concret, comme une copie du réel. La poésie et la folie planent sur l'oeuvre du premier tandis que le petit reporter est immergé dans l'action. Brassens est un spectateur distancié, Tintin un aventurier engagé. L'un, amoureux des femmes, parle cru, l'autre, asexué, ignore le désir. Anticonformisme et anticléricalisme d'un côté, valeurs boy-scouts chrétiennes de l'autre. Et pourtant... Ces deux créations majeures du XXe siècle séduisent des publics communs. Est-ce seulement dù à l'immense talent de leurs démiurges ou à leur contemporanéité - 1921-1981 pour Brassens, 1907-1983 pour Hergé - qui suffirait à engendrer une connivence générationnelle et culturelle ? Ce livre démontre qu'une telle explication ne suffit pas : il existe des analogies, voire des affinités entre ces oeuvres apparemment si dissemblables. Contrairement à ce que pourrait laisser penser une approche superficielle, les "philosophies de vie" des personnages mis en scène par Georges Brassens et Georges Remi sont loin d'ètre incompatibles. Grâce à une analyse approfondie des récits du poète sétois et du dessinateur belge, Renaud Nattiez met en évidence des correspondances surprenantes, des similitudes insoupçonnées. Deux mondes parallèles, au double sens du mot : ils ne se confondent pas, ils ne se rejoignent pas, mais ils évoluent dans la mèmc direction comme si, au fil des ans1 Brassens s'était rapproché de Tintin et Tintin de Brassens. Renaud Nattiez est né entre Mouhnsart et Sète, lorsque Tintin s'apprétait a marcher sur la Lune et Brassens à enregistrer son premier disque. Le premier lui a donne le gout de l'ailleurs, le second celui du jeu avec les mot, de la langue française. L'auteur a publié Le Mystère Tintin (2016), Le Dictionnaire Tintin (2017), Les Femmes dans le monde de Tintin (2018). Ancien élève de l'ENA, ex-diplomate, il est docteur en économie.
Résumé : Pendant la Seconde Guerre mondiale, dans le camp de concentration de Stutthof, une femme du nom de Flora dirigeait un théâtre de pain. Avec une partie de sa maigre ration, elle modelait de petites figurines. Le soir, en cachette dans les toilettes, elle et quelques prisonnières animaient ces acteurs de mie devant des spectateurs affamés et promis au massacre. Où qu'il soit, quelle que soit l'époque, l'être humain est entouré d'histoires et a besoin d'histoires. Cela lui est aussi vital que l'oxygène. Depuis plus de vingt ans, il existe un livre qui parle de ce besoin : La Dramaturgie d'Yves Lavandier. Un livre devenu culte dans les milieux professionnels. La Dramaturgie se présente comme l'équivalent contemporain de La Poétique d'Aristote. C'est donc un traité sur les mécanismes du récit, leur raison d'être et leur signification. Mais alors que le philosophe n'avait que les pièces grecques pour illustrer son ouvrage, Yves Lavandier peut s'appuyer sur un répertoire beaucoup plus riche, puisant ses nombreux exemples dans le théâtre, le cinéma, la télévision, les contes et la bande dessinée. La Dramaturgie fait aujourd'hui l'objet d'une nouvelle édition aux Impressions Nouvelles. Yves Lavandier a révisé son livre pour l'occasion. Il s'adresse en priorité aux dramaturges et aux scénaristes (débutants comme professionnels), mais il intéressera tous les partenaires des arts du récit, acteurs, producteurs, metteurs en scène, dessinateurs, et même les spectateurs curieux de mieux comprendre le théâtre, le cinéma ou la bande dessinée, et les rapports que ces arts entretiennent avec la vie.