Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Eidôlon N° 109 : Le débat des cinq sens de l'Antiquité à nos jours
Puccini Géraldine
PU BORDEAUX
26,00 €
Épuisé
EAN :9791091052092
Dans le champ étendu des recherches actuelles sur le corps, la question des cinq sens et de leur hiérarchie est peu abordée. C'est le premier ouvrage véritablement consacré à l'histoire des cinq sens, à leur théorisation philosophique et à la variété de leur mise en scène dans la littérature et les arts, occidentaux principalement. Son organisation chronologique, depuis l'Antiquité grecque jusqu'à l'extrême contemporain, met en lumière les différentes manières dont nos modes sensoriels ont été appréhendés durant l'histoire, traduisant l'évolution de nos schémas de pensée non seulement sur le corps et ses sensations, mais aussi sur l'âme. C'est l'identité humaine qui s'en trouve redessinée. L'ouvrage obéit à une approche résolument plurielle et pluridisciplinaire, selon les fondements essentiels des études sur l'imaginaire, dans les domaines de la littérature, la médecine, la philosophie, l'anthropologie, la religion, aussi bien que dans les arts (l'iconographie, les arts plastiques, le théâtre, l'opéra, la bande dessinée), chacun révélant la fécondité de cette notion. Instauré par Platon, repris par Aristote, adopté par les Romains, le débat des sens témoigne du dualisme entre le corps et l'esprit qui structure toute l'histoire de la pensée occidentale. Notre culture s'est construite autour de la vue et, dans une moindre mesure, de l'ouïe, sens valorisés parce qu'ils font tendre le corps humain vers le corps divin, tandis que le goût, l'odorat et le toucher étaient considérés comme des sens inférieurs entraînant le corps humain vers le corps animal. Le débat sur les sens fait l'objet d'une représentation riche et complexe dans l'art et les textes médiévaux, comme en témoigne la tapisserie de la Dame à la licorne ; il demeure au centre des préoccupations philosophiques de la Renaissance. Un tournant majeur se produit au XVIIIe siècle où apparaissent une esthétique de l'émotion et une valorisation du sens du toucher au détriment de la vue. C'est toute l'expérience sensible qui est repensée. La remise en cause de la hiérarchie des sens se poursuit à l'époque moderne. La représentation littéraire accorde désormais une large place à l'expérience sensorielle qui se déploie jusqu'à la synesthésie. L'époque contemporaine, dans un mouvement de transgression, s'attache à se dégager d'un modèle culturel prohibitif, et les pratiques littéraires et artistiques contemporaines cherchent à réhabiliter tous les sens et à leur donner sens. De la hiérarchie aristotélicienne à la pluri-sensorialité de la scène lyrique d'aujourd'hui, c'est le "régime sensoriel" d'une culture à un moment donné que l'ouvrage éclaire.
Résumé : " L'imaginaire des femmes est inépuisable, comme la musique, la peinture, l'écriture : leurs coulées de fantasmes sont inouïes. " - ; Hélène Cixous De la poétesse grecque Sappho aux lettres d'Héloïse à Abélard, des femmes troubadours du Moyen Age aux oeuvres de Colette, de George Sand à Marguerite Yourcenar ou à Monique Wittig se raconte une approche plurielle et sensible du désir féminin qui affirme sa puissance. Car les femmes ont toujours écrit, mais ont très longtemps été cantonnées à des marges, par manque de moyens, d'accès aux études, de possibilité de reconnaissance - par manque d'une " chambre à soi ", comme dirait Virginia Woolf. C'est sur les traces de ces femmes qui ont donné voix et corps au désir que nous convie cette anthologie.
Après un premier volume consacré aux Espaces de l'intime, et un second aux Ecritures de l'intime, ce troisième et dernier opus d'une série L'intime de l'Antiquité à nos jours interroge le rapport entre intime, création et douleur. Le caractère fuyant, insaisissable de l'intime - catégorie de pensée difficile à cerner et peu théorisée - explique sans doute qu'il soit une impulsion essentielle de toute créativité ; l'intime est particulièrement mis en jeu lorsqu'il est aux prises avec la souffrance, qu'il s'agisse de la souffrance morale liée à des traumas divers (passion amoureuse dévorante, épreuve destructrice du deuil, expérience terrifiante de la guerre) ou de la douleur physique liée à la maladie, à l'imminence de la mort - autant d'éléments constitutifs du territoire de l'intime. Tenter de saisir l'intime à l'aune de la souffrance pose la question cruciale de sa représentabilité : le vécu traumatique permet-t-il ou ruine-t-il celle-ci ? dans quelle mesure est-il la mesure ultime de l'intime ou sa négation ? peut-il donner accès au plus intime de soi ? Comment, pourquoi révéler l'inavouable, l'indicible, l'impensable ? La représentation se fonde-t-elle toujours sur une puissance d'émotion ou inhibe-t-elle l'intime et empêche-t-elle l'empathie du lecteur ? Les vingt-trois contributions de cet ouvrage constituent, dans un cadre chronologique aussi large que possible, de l'Antiquité à nos jours, autant de fenêtres ouvertes sur des univers différents, mais offerts sous l'angle unificateur de la souffrance, en recourant aux multiples outils de l'analyse synchronique, historiques, littéraires, philosophiques, artistiques, anthropologiques et psychanalytiques. Elles montrent comment un écrivain essaie de conjuguer souffrance, anéantissement de soi et écriture de soi, et de transformer son état douloureux en matériau d'écriture, parfois même en "état littéraire" ; comment un artiste peintre se confronte aux douleurs de la création picturale et met à nu les racines de l'être. Que peut la création littéraire ou artistique face à la déflagration de la douleur ? L'ouvrage explore le chemin vertigineux qui va de l'impossibilité à la nécessité d'écrire ou de peindre, de la sidération à la sublimation ou à l'absence de consolation, dégageant une puissance d'émotion ou au contraire inhibant l'intime, laissant le lecteur, devant le drame de toute existence humaine, dans une relation d'empathie ou de dispathie, mais en tous les cas livré à l'écho de ses propres brisures.
Résumé : Comment définir Apulée ? Quels rapports entretiennent entre eux le "philosophe platonicien", initié à de nombreux cultes à mystères, le chercheur scientifique et l?écrivain polygraphe ? Cette interrogation conduit d?abord à une interprétation d?ensemble de l?oeuvre d?Apulée, qui prend pour fil conducteur l?auto-définition d?Apulée comme philosophus Platonicus, afin de saisir la cohérence d?un corpus multi-générique. Puis elle propose une nouvelle interprétation des Métamorphoses qui privilégie l?aspect sério-comique du roman et analyse le parcours du héros narrateur Lucius découvrant l?intériorité de l?homo religiosus au livre XI. Cette étude veut montrer la place occupée par Apulée dans la tradition platonicienne et dégager les rapports étroits entre pensée philosophique et fiction romanesque de manière à faire apparaître la cohérence de la fiction avec les traditionslittérairesetculturellesdontApuléeseréclameparailleurs.
Normal021falsefalsefalseFRJAX-NONE / Style Definitions / table. MsoNormalTable {mso-style-name : "Tableau Normal" ; mso-tstyle-rowband-size : 0 ; mso-tstyle-colband-size : 0 ; mso-style-noshow : yes ; mso-style-priority : 99 ; mso-style-parent : "" ; mso-padding-alt : 0cm 5. 4pt 0cm 5. 4pt ; mso-para-margin-top : 0cm ; mso-para-margin-right : 0cm ; mso-para-margin-bottom : 8. 0pt ; mso-para-margin-left : 0cm ; line-height : 107% ; mso-pagination : widow-orphan ; font-size : 11. 0pt ; font-family : "Calibri", sans-serif ; mso-ascii-font-family : Calibri ; mso-ascii-theme-font : minor-latin ; mso-hansi-font-family : Calibri ; mso-hansi-theme-font : minor-latin ; mso-bidi-font-family : "Times New Roman" ; mso-bidi-theme-font : minor-bidi ; mso-fareast-language : EN-US ; } Réfléchir sur la manière dont le regard masculin a représenté les désirs des femmes dans une société androcentrée, sortir du silence des voix de femmes pour faire entendre leurs désirs, tels sont les principaux enjeux de l'ouvrage. Selon une approche transse ? culaire, pluridisciplinaire et interculturelle, l'ouvrage interroge la question complexe des désirs au féminin et leur difficile émergence dans la littérature et les arts, dans des corpus divers, sur un mode à la fois chronologique et thématique, de l'Antiquité à nos jours. Il démontre la variété et la richesse des écritures des désirs féminins qui se déploient non seulement dans l'espace du livre, mais aussi dans celui de la ville et de ses murs, des tissus, et de la toile. Le féminin traverse la littérature, les arts depuis toujours, il traverse la psychanalyse. La question de Freud " Que veut la femme ? " est orientée vers le désir de la femme, ce " continent noir " dont il prétend qu'il est impossible à connaître. Qu'en est-il du désir, des désirs des femmes ? de leurs plaisirs, de leur jouissance, de leur ambition, de leur volonté de devenir autre que ce à quoi on les a destinées depuis des siècles ? Comment écrire le désir au féminin ? Comment l'écriture et les autres arts rendent-ils compte des fantasmes sur ce que peut ou doit être le désir féminin ? Partant du constat fait par Valérie Rey-Robert que " le masculin va de soi alors qu'il faut représenter le féminin pour qu'il existe ", il s'agit de faire sortir du silence les femmes que des siècles de domination patriarcale ont maintenues dans l'ombre. L'expression du désir féminin a été longtemps réduite à celui d'un consentement au désir de l'Autre, un consentement à " se faire objet ". Aussi le désir féminin en lui-même reste-t-il un sujet tabou ; il n'a été abordé que de manière rare, allusive, oblique, toujours déformée, souvent caricaturale et satirique. Longtemps, il a fait l'objet d'un point de vue majoritairement masculin, tant sont rares les témoignages des femmes sur la question jusqu'à une époque récente. La femme sujet désirant remet en cause les deux modèles féminins séculaires imposés par les structures patriarcales de la société, celui de l'épouse soumise et mère, celui de l'objet sexuel, source de plaisir masculin. Le féminin est une question politique dans la mesure où il est le creuset de processus d'infériorisation et de soumissions, mais aussi de dénonciations et de revendications. C'est une histoire oublieuse et orientée que cet ouvrage souhaite corriger un peu.
Pour le notaire, la déontologie fonde aussi sûrement sa fonction que les dispositions juridiques qui la décrivent. Elle en est la justification comme la conséquence. Son respect, également partagé, est le ciment de la confraternité et par là même de l'union de la profession. Sa promotion assure au citoyen la solidité comme l'équilibre du contrat établi ou du conseil prodigué par l'étude. Sa description permet à chaque notaire ou à celui qui aspire à le devenir, de confronter à tout instant son action aux principes qui doivent la guider. C'est assez dire l'importance de l'ouvrage de référence de notre confrère Gilles Rouzet, enseignant à la Faculté de droit de Bordeaux, qui en propose aujourd'hui une nouvelle édition aux étudiants comme à tous les notaires. Le lecteur ne pourra qu'être sensible à l'exceptionnelle qualité du travail accompli, et la profession toute entière y puisera un puissant motif de confiance. (Hubert Gence, Président honoraire du Conseil supérieur du notariat.)
Avec 1 200 000 hectares plantés en vignes, l'Espagne possède le plus vaste vignoble du monde et sa production moyenne, supérieure à 40 millions d'hectolitres, n'est dépassée que par celles de la France et de l'Italie. Les vins d'Espagne se caractérisent par leur diversité qui s'explique non seulement par les contrastes climatiques et pédologiques entre les différentes parties de la Péninsule, mais aussi par l'ancienneté de la culture de la vigne dans ce pays dont les habitants ont fait du vin un élément essentiel de leur civilisation. Cet ouvrage met en évidence l'originalité des vins d'Espagne, en retraçant tout d'abord l'histoire de la viticulture et du commerce du vin en Espagne depuis l'Antiquité. Il décrit également, à travers une étude régionale, la situation actuelle des différents vignobles, en particulier de ceux dont les vins jouissent d'une appellation d'origine contrôlée. Il s'intéresse enfin à l'évolution de la production, de la commercialisation et de la consommation du vin en Espagne au cours des dernières décennies.
Cet ouvrage décrit et analyse les différents emplois de nom mono (chose, objet) en japonais contemporain. Comme le mot français chose, ce terme d'usage très courant a la particularité de ne pas avoir de signifié en propre mais de pouvoir tout aussi bien désigner un objet concret qu'un concept abstrait ou encore une classe d'individus partageant les mêmes traits. Il est aussi fréquemment employé à des fins fonctionnelles, voire purement énonciatives. A travers des observations en discours, cet ouvrage précise les contours de ces deux emplois référentiel et fonctionnel et explore la contribution sémantique de mono à la réalisation de tournures expressives plus ou moins figées.