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Apulée : roman et philosophie
Puccini Géraldine
SUP
24,99 €
Épuisé
EAN :9791023105179
Comment définir Apulée ? Quels rapports entretiennent entre eux le "philosophe platonicien", initié à de nombreux cultes à mystères, le chercheur scientifique et l?écrivain polygraphe ? Cette interrogation conduit d?abord à une interprétation d?ensemble de l?oeuvre d?Apulée, qui prend pour fil conducteur l?auto-définition d?Apulée comme philosophus Platonicus, afin de saisir la cohérence d?un corpus multi-générique. Puis elle propose une nouvelle interprétation des Métamorphoses qui privilégie l?aspect sério-comique du roman et analyse le parcours du héros narrateur Lucius découvrant l?intériorité de l?homo religiosus au livre XI. Cette étude veut montrer la place occupée par Apulée dans la tradition platonicienne et dégager les rapports étroits entre pensée philosophique et fiction romanesque de manière à faire apparaître la cohérence de la fiction avec les traditionslittérairesetculturellesdontApuléeseréclameparailleurs.
Résumé : " L'imaginaire des femmes est inépuisable, comme la musique, la peinture, l'écriture : leurs coulées de fantasmes sont inouïes. " - ; Hélène Cixous De la poétesse grecque Sappho aux lettres d'Héloïse à Abélard, des femmes troubadours du Moyen Age aux oeuvres de Colette, de George Sand à Marguerite Yourcenar ou à Monique Wittig se raconte une approche plurielle et sensible du désir féminin qui affirme sa puissance. Car les femmes ont toujours écrit, mais ont très longtemps été cantonnées à des marges, par manque de moyens, d'accès aux études, de possibilité de reconnaissance - par manque d'une " chambre à soi ", comme dirait Virginia Woolf. C'est sur les traces de ces femmes qui ont donné voix et corps au désir que nous convie cette anthologie.
Les sociétés modernes fondent leur conception de la sexualité sur la distinction des sexes biologiques, et reconnaissent trois catégories de personnes : hétérosexuels, homosexuels et bisexuels. Or ces notions n'ont pas cours dans la Rome antique, où tout est affaire de statut social et de classe d'âge. En gros, les citoyens mâles pénètrent et ne sont jamais pénétrés, tous les autres sont pénétrables, dans des conditions et des proportions variables selon qu'il s'agit de matrones respectables, de coquettes libérées, de prostitués et d'esclaves des deux sexes. A quoi s'ajoute le cas très particulier des empereurs libidineux, comme Tibère, Caligula ou Néron. Il s'ensuit des comportements et une morale bien différents des nôtres, au reste difficiles à se représenter car, pour les Romains, la sexualité relève de l'intime et doit rester cachée. Mais Géraldine Puccini-Delbey, forte de sa parfaite connaissance de la littérature latine, de Cicéron à Ulpien, parvient à faire parler les textes, et à démêler les possibles rapports entre la pratique sexuelle, le plaisir féminin et le sentiment amoureux. Là encore, rien n'est alors comme aujourd'hui. Ainsi la sexualité en dit long sur la culture et la société romaines, que l'auteur analyse et décrit sans aucune inhibition, mue seulement par la volonté de savoir et de comprendre.
Dans une de ses Satires (III, 30), le poète latin Perse affirme la possibilité de la connaissance de soi et de l'autre, de manière intime : te intus et in cute noui "je te connais de l'intérieur et sous la peau". Ce vers a été rendu célèbre par sa mise en exergue au livre I des Confessions de Jean-Jacques Rousseau. Pourtant, cette affirmation ne va pas de soi. L'intime est un concept marginal, imprécis, flou, qui subsume nombre de faits psychologiques, sociaux et littéraires, difficiles à cerner de manière précise et rigoureuse. S'il est une impulsion essentielle de toute créativité, c'est surtout dans la littérature que la "pulsion vers l'intime" se déploie le plus largement. Après un premier volume consacré aux Espaces de l'intime, ce second volume d'une série L'intime de l'Antiquité à nos jours aborde la question, inépuisable, des "Littératures intimes", selon l'expression de Sébastien Hubier. Peut-on dire, représenter, écrire ou partager l'intime ? La difficulté est double : dire ou écrire l'intime, c'est perdre la qualité d'intime ; mais le taire, c'est se condamner a ne pas le consultes, à ne pas le faire connaître. L'ouvrage, en croisant les regards de chercheurs spécialistes de psychanalyse, de littérature ou d'histoire, offre un ample panorama de la diversité et de la richesse extraordinaires des écritures à la première personne, à travers un parcours chronologique qui fait voyager le lecteur de l'Antiquité à nos jours à travers des correspondances, des mémoires, des autobiographies, des écrits du "for privé", des poèmes ou des récits en prose.
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Alors que l'Amérique s'interroge sur l'héritage de la révolution fondatrice, et doit faire face à de grandes questions telles que l'expansion territoriale vers l'Ouest, l'industrialisation naissante, l'afflux massif d'immigrants ou encore la question de l'esclavage, les Américains manifestent un vif intérêt pour les deux révolutions qui secouent la France en 1830 et 1848. Ces événements font l'objet de multiples célébrations officielles et populaires aux Etats-Unis et donnent lieu à des débats passionnés dans la presse américaine, au Congrès et dans les milieux contestataires tels que les premiers mouvements ouvriers, les abolitionnistes ou encore le féminisme naissant. L'approche transnationale de Yohanna Alimi-Levy se démarque de l'historiographie traditionnelle et invite à penser autrement la démocratie américaine en soulignant la circulation d'idées entre les deux rives de l'Atlantique.
Tabeaud Martine ; Browaeys Xavier ; des Gachons An
Des centaines d'aquarelles. Un seul et même motif : le ciel de la Champagne. André des Gachons (1871-1951), artiste peintre, météorologue bénévole, a saisi presque chaque jour, pendant près de quarante ans, des instantanés du paysage céleste. Il les a associés à des relevés météorologiques. A l'état de l'air, il a ajouté un tableau du ciel, dont les couleurs et les formes changeantes devaient permettre de prévoir le temps du lendemain. Au temps de la Grande Guerre, ces oeuvres sont des documents de premier ordre, lorsqu'on les met en regard des témoignages des soldats et des officiers, qui étaient dans la boue des tranchées, les nacelles des ballons, à bord des avions ou derrière les canons. La "météo" était l'une de leurs préoccupations quotidiennes. Chaque jour, André des Gachons a donné des couleurs au temps. Il nous a laissé des ciels de Champagne qui entrent ainsi dans l'histoire de la guerre 1914-1918.
Le premier 19e siècle, dans l'immédiat héritage, problématique, de la Révolution française, est un moment décisif où se reconfigurent les rapports de la littérature et de la morale. Préparée en cela par le rationalisme des Lumières, la Révolution a mis à bas un système social et moral hiérarchisé ; désormais l'individu, promu sujet raisonnable et responsable, se voit imposer de redéfinir son identité, sa place et sa fonction. L'ouvrage se propose de brosser un panorama de la reconfiguration de la question morale dans cette période charnière, particulièrement riche et complexe.
Ahmad Zaki fut entre 1892 et 1934 l'une des figures les plus dynamiques de la vie culturelle égyptienne : polyglotte, traducteur, bibliophile, philologue, homme d'érudition, mais épris de modernité et de voyages. A l'aise tant dans la culture arabe que française, il stupéfiait déjà ses contemporains par l'ampleur de ses connaissances et sa liberté d'esprit. Le tour d'Europe qu'il effectua à partir de 1892 et dont on présente ici la traduction intégrale a tout pour nous étonner encore aujourd'hui par éclectisme dont il témoigne. Rédigeant ses feuillets à la diable, d'où un style singulièrement alerte, l'auteur nous fait partager le regard qu'il porte à la fois en humaniste, en ethnographe amateur et en touriste bon vivant, sur l'Italie, la France, l'Angleterre, le pays de Galles, la péninsule Ibérique, auréolée pour lui du souvenir d'Al-Andalus et de ses splendeurs. Chemin faisant, ce qui se construit, dans ce récit au ton personnel, mi-parti d'humour et de souci patriotique, c'est aussi un discours occidentaliste, véhiculant savoir et représentations moins de "l'Autre", que des autres, mais sans aucune lourdeur dogmatique.