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Eidôlon N° 127 : L'intime de l'Antiquité à nos jours. Tome 1, Espaces de l'intime
Puccini Géraldine
PU BORDEAUX
26,00 €
Épuisé
EAN :9791091052283
La question de l'intime et de ses variations au cours du temps fait l'objet depuis peu d'un fort intérêt parmi les chercheurs. Mais la recherche en la matière reste inépuisable, tant la notion est difficile à cerner selon les époques. L'ouvrage propose une approche interdisciplinaire de l'étude de l'intime et de ses espaces, de l'Antiquité (souvent négligée par les travaux consacrés à la littérature française) à nos jours, qui croise les regards d'archéologues, d'historiens, d'historiens de l'art, de littéraires, de philosophes et d'anthropologues, afin de délimiter les contours de cette notion floue et d'analyser son évolution dans la diachronie. Le mot intime provient du superlatif latin intimus (comparatif interior), "ce qui est le plus intérieur" et s'inscrit dans la dialectique du dedans et du dehors. C'est la prise de conscience de l'existence d'un "dehors" et d'un "dedans" qui entrain l'idée de soi. L'intime est d'abord une question de lieu. Deux voies parallèles se développent à partir du mot latin : d'une part l'intime comme étant le plus profond et le plus secret, caché à autrui, d'autre pan l'intime comme étant ce qui nous associe étroitement à autrui. L'intime porte en lui une contradiction entre la radicalisation d'un intérieur, dérobé à autrui, et l'"union intime", l'"ami intime", qui suscitent une ouverture à l'Autre. L'intime dit à la fois le retrait et le partage. Ce sont les rapports du dedans et du dehors qui sont fondamentalement mis enjeu. L'intime est une catégorie qui ne va pas de soi. Dans une première partie, des articles d'archéologues et d'historiens montrent que l'espace réservé à l'intime dans les demeures est une lente conquête. Dans une seconde pane, c'est la naissance de l'espace intérieur de l'intime qui est interrogée par des chercheurs spécialistes de philosophie et de littérature latines. La troisième partie envisage l'intime comme construction de l'individu "moderne" à travers l'étude des pratiques du soin de soi, en lien avec une histoire du corps, mais aussi avec une histoire des femmes dont l'"intimité" pose question aux hommes. La quatrième partie envisage des scénographies littéraires de l'intime à partir de quelques cas particuliers. Comment dire l'intime, le représenter, si ce n'est à travers des motifs privilégiés, comme la chambre, la fenêtre, lieux symboliques qui disent la profondeur, le secret, l'invisible, qui suggèrent l'indicible ?
Clefs concours Lettres. Tous les titres sont organisés autour d'une structure commune : - des repères : un rappel du contexte historique et littéraire. - les grandes "problématiques", indispensables à la compréhension des enjeux de l'?uvre. - le "travail du texte" consacré aux questions de langue, de stylistique et de grammaire. - des outils méthodologiques, notamment bibliographiques. - un système de circulation entre les fiches et les références bibliographiques.
Exister sans consister en quoi que ce soit, n'est-ce pas le déroutant, décevant, irritant paradoxe du Charme ? " Cette question de Vladimir Jankélévitch, un des rares penseurs à s'être intéressé au charme, rend compte de la difficulté à saisir et à théoriser une notion au carrefour de plusieurs disciplines. Notion éminemment subjective, le charme contient une part d'inattendu, d'incertain. Il s'oppose à l'habituel et à la routine, aux normes et aux cadres. Il désigne tout ce qui est léger et fugitif, vague et vaporeux, échappant ainsi aux tentatives de théorisation. Il comporte une part de mystère, il est au rebours du prévisible. Il laisse deviner un monde inconnu qui attire et fascine. Il est promesse de nouveauté et d'imprévu ; promesse de plaisir et de bonheur à venir. C'est l'appel du rêve, de l'imaginaire. C'est la porte ouverte vers un possible indéterminé, vers une éventuelle transcendance. Le charme s'impose à nous et nous sommes alors sous le charme d'un sourire, d'une atmosphère, d'un parfum, d'une musique, d'un lieu, d'une personne, d'une oeuvre littéraire ou artistique. Mais on ne sait ni pourquoi ni comment. Son étymologie latine confirme son pouvoir de fascination : son étymon carmen désigne tout d'abord une formule rythmée, notamment magique, dans la langue religieuse et juridique, puis renvoie à une parole poétique aux vertus magiques. Le chant enchante... Si la question de la beauté traverse nombre de recherches, la notion de charme, elle, a fait l'objet de très peu d'intérêt, comme toutes les notions qui désignent de l'impalpable, et se trouve ainsi à la marge des recherches scientifiques. L'ouvrage a pour ambition de combler un réel vide dans ce domaine. Il s'organise thématiquement en quatre parties, en rayonnant de l'Antiquité gréco-latine à l'époque contemporaine : après un chapitre liminaire inaugurant la réflexion, le charme est tour à tour étudié dans ses rapports à la musique, à la peinture, dans les paysages ou les personnages littéraires, enfin, dans la chair même des textes.
Dans le champ étendu des recherches actuelles sur le corps, la question des cinq sens et de leur hiérarchie est peu abordée. C'est le premier ouvrage véritablement consacré à l'histoire des cinq sens, à leur théorisation philosophique et à la variété de leur mise en scène dans la littérature et les arts, occidentaux principalement. Son organisation chronologique, depuis l'Antiquité grecque jusqu'à l'extrême contemporain, met en lumière les différentes manières dont nos modes sensoriels ont été appréhendés durant l'histoire, traduisant l'évolution de nos schémas de pensée non seulement sur le corps et ses sensations, mais aussi sur l'âme. C'est l'identité humaine qui s'en trouve redessinée. L'ouvrage obéit à une approche résolument plurielle et pluridisciplinaire, selon les fondements essentiels des études sur l'imaginaire, dans les domaines de la littérature, la médecine, la philosophie, l'anthropologie, la religion, aussi bien que dans les arts (l'iconographie, les arts plastiques, le théâtre, l'opéra, la bande dessinée), chacun révélant la fécondité de cette notion. Instauré par Platon, repris par Aristote, adopté par les Romains, le débat des sens témoigne du dualisme entre le corps et l'esprit qui structure toute l'histoire de la pensée occidentale. Notre culture s'est construite autour de la vue et, dans une moindre mesure, de l'ouïe, sens valorisés parce qu'ils font tendre le corps humain vers le corps divin, tandis que le goût, l'odorat et le toucher étaient considérés comme des sens inférieurs entraînant le corps humain vers le corps animal. Le débat sur les sens fait l'objet d'une représentation riche et complexe dans l'art et les textes médiévaux, comme en témoigne la tapisserie de la Dame à la licorne ; il demeure au centre des préoccupations philosophiques de la Renaissance. Un tournant majeur se produit au XVIIIe siècle où apparaissent une esthétique de l'émotion et une valorisation du sens du toucher au détriment de la vue. C'est toute l'expérience sensible qui est repensée. La remise en cause de la hiérarchie des sens se poursuit à l'époque moderne. La représentation littéraire accorde désormais une large place à l'expérience sensorielle qui se déploie jusqu'à la synesthésie. L'époque contemporaine, dans un mouvement de transgression, s'attache à se dégager d'un modèle culturel prohibitif, et les pratiques littéraires et artistiques contemporaines cherchent à réhabiliter tous les sens et à leur donner sens. De la hiérarchie aristotélicienne à la pluri-sensorialité de la scène lyrique d'aujourd'hui, c'est le "régime sensoriel" d'une culture à un moment donné que l'ouvrage éclaire.
Dans une de ses Satires (III, 30), le poète latin Perse affirme la possibilité de la connaissance de soi et de l'autre, de manière intime : te intus et in cute noui "je te connais de l'intérieur et sous la peau". Ce vers a été rendu célèbre par sa mise en exergue au livre I des Confessions de Jean-Jacques Rousseau. Pourtant, cette affirmation ne va pas de soi. L'intime est un concept marginal, imprécis, flou, qui subsume nombre de faits psychologiques, sociaux et littéraires, difficiles à cerner de manière précise et rigoureuse. S'il est une impulsion essentielle de toute créativité, c'est surtout dans la littérature que la "pulsion vers l'intime" se déploie le plus largement. Après un premier volume consacré aux Espaces de l'intime, ce second volume d'une série L'intime de l'Antiquité à nos jours aborde la question, inépuisable, des "Littératures intimes", selon l'expression de Sébastien Hubier. Peut-on dire, représenter, écrire ou partager l'intime ? La difficulté est double : dire ou écrire l'intime, c'est perdre la qualité d'intime ; mais le taire, c'est se condamner a ne pas le consultes, à ne pas le faire connaître. L'ouvrage, en croisant les regards de chercheurs spécialistes de psychanalyse, de littérature ou d'histoire, offre un ample panorama de la diversité et de la richesse extraordinaires des écritures à la première personne, à travers un parcours chronologique qui fait voyager le lecteur de l'Antiquité à nos jours à travers des correspondances, des mémoires, des autobiographies, des écrits du "for privé", des poèmes ou des récits en prose.
Regourd François ; Castelnau-l'Estoile Charlotte d
Comment les empires de l'époque moderne ont-ils gouverné à distance des terres lointaines encore méconnues ? Comment la collecte et la diffusion des savoirs sur les espaces d'outre-mer ont-elles été organisées ? Quelles étaient les finalités de cet effort de connaissance dirigé vers les périphéries du monde moderne européen ? Les liens complexes et ambigus qu'entretiennent les savoirs et les pouvoirs politiques ou religieux au sein des espaces impériaux de l'Ancien Régime sont au coeur du livre. Nourri des récents renouvellements de la recherche dans les domaines de l'histoire des savoirs et des pouvoirs impériaux, l'ouvrage illustré d'une trentaine de documents rares pose la question de la connaissance du monde et de l'"autre" dans une perspective impériale, au cours de la première vague de l'expansion européenne, 16-18e siècles. Adoptant une démarche comparatiste entre trois empires majeurs de l'époque moderne (Espagne, France et Portugal), alternant études spécialisées et articles de synthèse rédigés par des spécialistes internationaux originaires du Brésil, d'Espagne, des Etats-Unis, de France, du Mexique et du Portugal, l'ouvrage met à la disposition du public français des clés originales pour comprendre les fondements intellectuels qui sont aux origines de la mondialisation.
Lehn Jean-Marie ; Parisot Jean-Paul ; Reisse Jacqu
L'exobiologie a pour objet l'étude des origines de la vie, de son évolution et de sa distribution sur Terre et dans l'Univers. Cette nouvelle discipline s'intéresse aux conditions et aux processus qui ont permis l'émergence du vivant sur notre planète et ont pu ou pourraient le permettre ailleurs. Ce vaste domaine thématique touche à la fois l'astronomie, la géologie, la chimie, la biochimie et la biologie. Le présent ouvrage constitue le second livre d'une collection initiée en 2001 avec la parution de L'environnement de la Terre primitive. Le premier livre a été très favorablement accueilli tant par les scientifiques actifs dans le domaine que par un public moins averti, intéressé par une discipline qui tente d'apporter des réponses à des questions d'importance majeure et que l'homme se pose probablement depuis qu'il est Homo Sapiens. Les traces du vivant est construit sur le même canevas que le livre précédent : un ensemble de chapitres écrits par des spécialistes, mais rédigés de manière telle qu'ils soient compréhensibles par des non-spécialistes du domaine concerné. L'exobiologie est par essence interdisciplinaire et c'est du dialogue entre praticiens de diverses disciplines que sont nés les idées originales, les scénarios plausibles, les hypothèses à tester. Pour que ce dialogue soit fructueux, il faut que le biologiste puisse interagir avec l'astronome, que le chimiste puisse interagir avec le paléo-climatologue... Il est donc impératif pour l'exobiologie elle-même, que les praticiens de cette discipline s'expriment en faisant usage d'un langage qui réduit au maximum le caractère parfois ésotérique des modes d'expression des spécialistes. Le volumineux glossaire en fin d'ouvrage est là aussi pour que le lecteur puisse trouver aisément les définitions de termes et de concepts qui lui sont moins familiers.