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Les Malvenus. Race et sexe dans le monde anglophone
Prum Michel
L'HARMATTAN
23,00 €
Épuisé
EAN :9782747555937
Le monde anglophone n'a pas la même approche de la "race" que nous. Derrière un mot qui semble identique en français et en anglais, nous mettons des connotations fort différentes. Des chercheurs anglophones et francophones ont fondé à l'Université Paris 7 Denis Diderot le Groupe de Recherches sur l'Eugénisme et le Racisme afin de permettre cette comparaison et donner au public francophone des éléments pour mieux comprendre la façon dont s'exercent aux Etats-Unis, en Angleterre ou en Australie la discrimination et l'exclusion de l'Autre. Cet ouvrage contient neuf études dont plusieurs croisent les critères de race, de sexe et de classe. Des femmes de couleur dans l'industrie du sexe aux Etats-Unis aux femmes indiennes sur le marché de l'emploi en Grande-Bretagne, des politiques racistes anti-asiatiques en Australie à l'expression de l'antisémitisme dans les livres pour enfants édités en Angleterre, ce volume essaie de montrer de quelle façon et pour quelles raisons certains, dans ces sociétés proches de la nôtre, sont "malvenus".
Qu'est-ce que l'ethnicité ? En quoi diffère-t-elle de la "race" ? C'est à la lumière d'une définition non naturaliste de l'ethnicité comme "sentiment d'appartenance" que cet ouvrage s'intéresse à l'aire anglophone dans toute son étendue et toute sa complexité. Des cimetières multiculturels anglais au potager "bio" de Michelle Obama, du cinéma sri-lankais à la vague germanophobe australienne aux temps de la Grande Guerre, des catégorisations raciales du XIXe siècle aux statistiques ethniques de la nouvelle Afrique du Sud postapartheid, onze contributions couvrent les cinq continents pour illustrer l'approche anglo-saxonne de l'ethnicité, si différente de la nôtre.
Parler de "racialisations", c'est d'abord rappeler, si besoin était, que la "race" n'existe pas. La seule race dont on puisse parler à notre propos est la "race humaine". Ce qui en revanche existe, c'est le regard porté par certains sur une catégorie d'êtres humains partageant un même phénotype, comme le taux de mélanine à la surface de la peau. Ces racialisations sont des processus sociaux et historiques, qui tous usurpent la légitimation biologique.
Le corps humain est l'obsession commune de l'eugéniste, qui veut le rendre plus sain, plus fort, ou plus beau, et du raciste, qui au nom du corps et des différences phénotypiques exclut et parfois extermine. Malgré tous les discours sur le racisme " moderne " qui se serait détaché du corps pour ne plus s'intéresser qu'au culturel, il faut bien reconnaître que l'ancrage somatique est loin d'avoir disparu de la perception et même de la rhétorique racistes. L'Autre que rejette le raciste est d'abord une altérité incarnée. Ceci est en particulier le cas dans l'aire anglophone, britannique ou américaine. Dans cette nouvelle livraison du groupe de recherche sur l'eugénisme et le racisme, dix universitaires français ou anglo-saxons apportent leur éclairage à la question de la " race " qu'il s'agisse des politiques eugénistes aux Etats-Unis, des liens peu connus entre Indiens d'Amérique et indigènes de Diego Garcia déportés en masse par les Britanniques pour les besoins d'une base militaire américaine ou encore du rôle des missionnaires protestants en Afrique australe.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.