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La place de l'Autre
Prum Michel
L'HARMATTAN
22,50 €
Épuisé
EAN :9782296132610
La fabrication de l'Autre est un stratagème bien connu pour souder une communauté nationale ou pour d'autres fins politiques. Les Anglo-Saxons en ont même fait un verbe (Othering). L'Autre peut être ethnique, confessionnel, ou sexuel... Les onze contributions de ce volume s'intéressent à ce rapport à l'Autre, principalement (mais non pas uniquement) dans l'aire anglophone. C'est le juif au Québec, aux Etats-Unis ou en Angleterre, c'est l'Irlandais à Londres, ou le catholique irlandais en Ecosse... Le mariage interracial d'un futur monarque avec une roturière anglaise dans l'actuel Botswana ou l'expédition de missionnaires français en Afrique du Sud font aussi l'objet de cet ouvrage, qui couvre trois continents pour essayer de mieux comprendre les enjeux actuels de l'altérité.
L'obsession de la " race " et la peur du mélange " racial " qu'exprimait Disraeli au XIXe siècle se retrouvent au fil des ans, tant en Grande-Bretagne qu'en Australie, en Amérique ou en Afrique du Sud. La " race " est théorisée, mise en spectacle (comme dans les exhibitions londoniennes dignes de la Vénus noire ou lors du carnaval de la Nouvelle-Orléans) ; elle est étudiée fiévreusement (par exemple le " gène aborigène " quand on découvre avec horreur que ces " sauvages noirs " sont des Caucasiens, au même titre que les Britanniques) ; elle est mise en avant pour justifier toutes les injustices, et enfin elle est souvent croisée avec des critères de genre. Elle s'exprime aussi dans l'antisémitisme qui s'exacerbe au début du XXe siècle et que les femmes britanniques, rarement étudiées sur cette question, défendent ou attaquent selon qu'elles appartiennent à l'Union britannique des fascistes ou qu'elles en soient de virulentes opposantes. Les onze contributions de ce volume illustrent bien les débats passionnés qui font rage du XIXe siècle à nos jours autour des questions de sexe, de race et de mixité.
Les races humaines n'existant pas (il n'y a qu'un seul " genre humain "), c'est bien d'imaginaire racial qu'il sera question dans cet ouvrage couvrant l'aire anglophone. De l'Afrique australe à l'Australie en passant par l'Inde, de la Grande-Bretagne aux Etats-Unis, du xix` siècle au XXIe, les treize contributions de ce volume analysent les jeux identitaires complexes qui opposent les groupes humains, au nom de l'apparence physique du corps, ce qu'on appelle la "biologisation des rapports sociaux". Corps colonisés, corps ségrégués, corps enfermés pour folie ou délinquance, ou envoyés au front comme chair à canon, tous sont assignés à un destin de " race " et aussi de classe. Le livre prend divers chemins pour rendre compte de ces trajectoires : le cinéma sud-africain, les cartes postales coloniales, la fiction de Doris Lessing, la poésie victorienne ou les théories évolutionnistes.
Quel est aujourd'hui le visage de la diversité dans le monde ? Quelles ont été les évolutions historiques qui l'ont construite ? Ces dix contributions couvrent quatre continents et plusieurs siècles et s'intéressent aux minorités ethniques, dont le sort est lui-même pluriel : Irlandais en Grande-Bretagne, juifs en Angleterre ou en Palestine, Noirs à Détroit, etc. Quatre contributions sont consacrées à l'Afrique et à son immense diversité.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.