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Imaginaire racial et oppositions identitaires. (aire anglophone)
Prum Michel
L'HARMATTAN
32,50 €
Épuisé
EAN :9782343105055
Les races humaines n'existant pas (il n'y a qu'un seul " genre humain "), c'est bien d'imaginaire racial qu'il sera question dans cet ouvrage couvrant l'aire anglophone. De l'Afrique australe à l'Australie en passant par l'Inde, de la Grande-Bretagne aux Etats-Unis, du xix` siècle au XXIe, les treize contributions de ce volume analysent les jeux identitaires complexes qui opposent les groupes humains, au nom de l'apparence physique du corps, ce qu'on appelle la "biologisation des rapports sociaux". Corps colonisés, corps ségrégués, corps enfermés pour folie ou délinquance, ou envoyés au front comme chair à canon, tous sont assignés à un destin de " race " et aussi de classe. Le livre prend divers chemins pour rendre compte de ces trajectoires : le cinéma sud-africain, les cartes postales coloniales, la fiction de Doris Lessing, la poésie victorienne ou les théories évolutionnistes.
Catégoriser l'Autre du point de vue de l'ethnicité, c'est se placer soi-même au-dessus de toute catégorisation et assigner celui-ci à des particularismes dont on serait exempt. Le "majoritaire" s'arroge ainsi le droit de nommer et de classer les "minoritaires" ; il est la norme non dite à partir de laquelle s'inscrit la différence. Les neuf contributions de ce volume renvoient à ces catégorisations, pour huit d'entre elles dans l'aire anglophone (Grande-Bretagne, Etats-Unis, Afrique du Sud, Kenya, Australie), la dernière dans l'aire lusophone (la République du Cap-Vert). C'est un tour d'horizon de ce qu'on a appelé la "race" qui est proposé ici, qu'il s'agisse de célébrités comme Nelson Mandela ou Lord Kitchener, ou d'anonymes, comme les colons de l'Empire britannique décrits par Elspeth Huxley ou les étudiants contestataires de #Feesmustfall.
L'obsession de la " race " et la peur du mélange " racial " qu'exprimait Disraeli au XIXe siècle se retrouvent au fil des ans, tant en Grande-Bretagne qu'en Australie, en Amérique ou en Afrique du Sud. La " race " est théorisée, mise en spectacle (comme dans les exhibitions londoniennes dignes de la Vénus noire ou lors du carnaval de la Nouvelle-Orléans) ; elle est étudiée fiévreusement (par exemple le " gène aborigène " quand on découvre avec horreur que ces " sauvages noirs " sont des Caucasiens, au même titre que les Britanniques) ; elle est mise en avant pour justifier toutes les injustices, et enfin elle est souvent croisée avec des critères de genre. Elle s'exprime aussi dans l'antisémitisme qui s'exacerbe au début du XXe siècle et que les femmes britanniques, rarement étudiées sur cette question, défendent ou attaquent selon qu'elles appartiennent à l'Union britannique des fascistes ou qu'elles en soient de virulentes opposantes. Les onze contributions de ce volume illustrent bien les débats passionnés qui font rage du XIXe siècle à nos jours autour des questions de sexe, de race et de mixité.
Les " races " humaines n'existent que pour ceux qui les pensent et les disent. Mais il importe d'aller dénicher, dans le discours et les représentations, ce que l'on met derrière ce terme. On parlera donc ici des races, mais aussi de " la " race (au singulier), celle que l'eugéniste voudrait améliorer ou du moins sauver de la " dégénérescence ". De la colonie française de Saint-Domingue, où naît au XvIlIe siècle le " préjugé de couleur ", au Congo belge ou à l'Afrique du célèbre Livingstone, de l'Irlande des Travellers - cette minorité ethnique de nomades irlandais inconnue en France - à l'Angleterre d'aujourd'hui, où l'imagerie médicale semble vouloir remplacer la phrénologie du XIXe siècle, ce volume fait un voyage, en onze étapes, dans l'espace et dans le temps, pour mieux cerner cette notion, si controversée en France, de " race ".
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.