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Proposition pour une rythmologie de la mobilité et des sociétés contemporaines
Drevon Guillaume
ALPHIL
29,90 €
Épuisé
EAN :9782889302369
Il est 21 heures, Barbara et Maxime s'écroulent dans le canapé. Ils viennent de coucher le petit dernier. Il leur faut encore s'organiser pour la journée de demain. Maxime quittera la maison à l'aube pour éviter les embouteillages et Barbara suivra pour une présentation du travail d'une année à ses employeurs. Qui s'occupera des enfants ? Les esprits s'échauffent autour du même débat il faut que l'un d'eux passe à 80% pour prendre soin des enfants et de la maison. Comme nombre de nos contemporains, Barbara et Maxime ressentent de plus en plus le manque de temps pour leur travail, leurs enfants et Leur couple. Ils se sentent souvent prisonniers d'un rythme de vie toujours plus soutenu, soumis à des arbitrages permanents entre vie professionnelle, vie familiale et vie personnelle. Issu des recherches en cours sur l'accélération sociale et les rythmes de vie individuels ou collectifs, cet ouvrage milite pour un changement de regard sur les sociétés contemporaines en proposant une approche rythmique de la mobilité et des modes de vie. Cette proposition s'appuie sur l'analyse des comportements spatio-temporels et du rapport au temps chez des couples biactifs qui doivent concilier famille, travail et mobilité quotidienne. Les résultats mettent en perspective les importantes tensions liées à la gestion des temps quotidiens et suggèrent des formes de vulnérabilités temporelles qu'il s'agit de prendre en compte. Ils témoignent aussi des aptitudes développées par les couples pour gérer ces contraintes et des formes de mobilisation des ressources déployées dans la conduite de la vie quotidienne.
Ces dernières années en Europe, le durcissement des politiques migratoires, le Brexit, la pandémie de COVID-19 et la guerre en Ukraine ont contribué à renforcer la tension entre liberté de circuler et contrôles aux frontières. Ces grandes dynamiques tendent à faire oublier que dans des contextes pacifiés, la vie des populations frontalières s'organise de façon plus discrète en relation constante avec le pays voisin. C'est à ces populations que se consacre cet ouvrage, fruit d'une enquête sociologique de grande ampleur réalisée dans les territoires urbains et frontaliers genevois, lillois et basque. Il s'intéresse à leurs pratiques quotidiennes, à leur rapport à l'espace et aux voisins, ainsi qu'aux tensions et aux inégalités qui les traversent, soit l'ensemble des éléments qui participent de la formation de ce que les auteurs qualifient de "sociétés frontalières" . Cette étude met en lumière aussi bien la banalité que la singularité de ces sociétés, dont les représentations et les comportements désavouent certains préjugés quant à leur composition et leurs relations sociales.
A l'occasion de sa nouvelle exposition permanente, le Musée d'art et d'histoire de Neuchâtel interroge ses collections et les fait dialoguer à travers le prisme du mouvement, une notion à la fois individuelle et universelle. Un éclairage inédit et interdisciplinaire est proposé au public par un questionnement pluriel. Quels sont les profils et les motivations des personnes migrantes ? Quels rôles jouent les guerres et le négoce international dans les déplacements ? Quelle est la nature des biens produits et les stratégies mises en oeuvre pour les exporter ? Quels sont les liens entre les réseaux commerciaux et la traite négrière ? Que cherchent les artistes sous des ciels lointains ? Quels obstacles rencontrent les migrants et migrantes dans leur quotidien ? Un parcours au fil des petites et grandes histoires où se reflètent mémoire et richesse des destinées. L'ouvrage collectif réunit les textes d'exposition rédigés par les conservatrices et conservateurs du Musée. Il livre une vaste sélection d'objets qui nous saisissent par leur beauté, la maîtrise technique de leur créateur ou leur histoire. Placés dans un contexte mondial, ces objets permettent d'établir des liens avec les enjeux contemporains, comme le débat mémoriel autour du passé colonial de la ville de Neuchâtel. Le questionnement s'étend ici jusqu'à l'espace public et témoigne de la nécessité du Musée de refléter un monde en mutation.
S'appuyant sur un rappel de ses racines italiennes, la présente série d'entretiens commence par évoquer en détail les premières années de cet enfant du Val-de-Travers, entre fratrie nombreuse, parents mal appariés et aïeux profondément aimants. On évoque ensuite ses séjours à Genève et à Engelberg (OW), passages obligés vers le Grand séminaire. C'est de cette abbaye bénédictine que le choc d'une lecture le ramène à Neuchâtel, pour y achever ses études gymnasiales et universitaires. A côté de quelques mentions discrètes sur sa vie de couple et de famille, on le suit, à compter du milieu des années 1960, dans sa carrière d'enseignant, d'abord, puis de conservateur au Musée d'art et d'histoire de Neuchâtel, qu'il codirigera de main de maître pendant près de trois décennies. Le fait de renvoyer en sous-titre à la forme des " carnets de route " relève à la vérité d'une aimable provocation : c'est en effet un des petits secrets du personnage que d'avoir été marqué, durant la première moitié de sa vie d'adulte, par une réelle phobie des voyages ou, comme il aime à le dire, des " déplacements latéraux "! Au final, ce petit clin d'oeil ne fait donc que souligner mieux encore la persistante fidélité de Jean-Pierre Jelmini à l'axe de la verticalité. Celui-là même qui l'aspira d'abord vers le Ciel avant de le plonger dans le fécond gisement des siècles passés, qu'il ne cessa d'exploiter pour le plaisir et l'édification des Neuchâtelois curieux de leur propre histoire.Entretien avec Julien Knoepfler.