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OBJETS DE PENSEE
PRIOR
VRIN
27,00 €
Épuisé
EAN :9782711615513
Dans Objets de pensée, Arthur Prior (1914-1969) a condensé un certain nombre de thèmes directeurs de sa philosophie de la logique et de sa philosophie de l'esprit en les regroupant autour de deux centres d'intérêt: "Ce que nous pensons" et "Ce sur quoi nous pensons". Le terme d'objet de pensée peut en effet désigner soit le contenu des représentations que nous formons, soit l'objet - quand il y en a un - sur lequel porte notre pensée. Nous disons souvent que ce que nous pensons est un fait ou est une proposition vraie. Que voulons-nous dire dans ces cas-là? Pour répondre à cette question, est-il indispensable d'admettre dans notre ontologie des entités telles que faits ou propositions? En le contestant, Prior est conduit à réexaminer la syntaxe logique de nos énoncés, à étudier de près la nature des variables, et à introduire, pour analyser les énoncés qui décrivent non pas le monde, mais ce que nous pensons, un foncteur d'un type inédit dont il explore les caractéristiques. La seconde partie du livre est entièrement consacrée aux attitudes intentionnelles, dont la croyance est ici le principal représentant. Si la croyance ne peut être considérée comme une relation entre un individu et une proposition, Prior se demande à quelles conditions on peut admettre qu'elle établit une authentique relation entre deux individus. Sa réponse passe par des mises au point originales sur le discours rapporté ainsi que sur le nom propre, dont il discute diverses théories. Publié deux ans après la mort de Prior, ce livre donnera au lecteur une juste idée de la combinaison de profondeur et de subtilité qui caractérise sa pensée.
Résumé : Bien plus qu'une histoire d'amour, la rencontre de deux destins déboussolés, de deux vies abîmées qui vont mutuellement se réparer. Il suffit d'un rien pour changer les perspectives d'une vie Dan a besoin de paix et d'ordre. Il aime son existence calme, prévisible, à l'abri des dangers et des surprises. Il a perdu confiance en lui et a choisi de vivre en reclus, dans sa grange-atelier, où il fabrique des harpes. Ellie est une rêveuse. Ou plutôt, elle l'était, avant que son quotidien ne rétrécisse aux dimensions d'une vie de couple banale et étriquée. Ses journées, elle les passe à tenir une maison parfaite pour son mari, Clive, et à s'efforcer de le rendre heureux. Un jour, le hasard conduit Ellie dans l'atelier de Dan. Le destin vient de rapprocher deux êtres qui ne sont pas sûrs d'être à la bonne place dans un monde dont ils se méfient. A force de bienveillance et de compréhension, ils vont s'aider l'un l'autre à retrouver le nord... Collection " Instants suspendus "
Voici un éclairage original et novateur sur la Première Guerre mondiale. Trop souvent européocentriste, la vision de la période 1914-1918 qu'offrent Robin Prior et Trevor Wilson permet d'étendre le regard au-delà de la Somme et de Verdun. À partir de très nombreux documents (photographies, extraits de journaux) et d'une abondante cartographie, les deux auteurs restituent cette boucherie humaine dans toute sa dimension mondiale. Gallipoli, Cameroun, Mésopotamie, tous les théâtres d'opérations militaires sont abordés. De fait, l'approche des deux historiens est triple : australe, en raison de leurs origines néo-zélandaises et australiennes ; anglo-saxonne, d'où leur insistance, par exemple, sur le rôle des forces britanniques lors de la bataille de la Somme ; militaire et industrielle, d'où la précision de leur exposé sur les objectifs technologiques poursuivis par les principaux belligérants. S'il occulte la dimension socioculturelle du conflit particulièrement vivace dans l'historiographie française ? les civils restent singulièrement absents du récit ?, cet ouvrage montre combien la Grande Guerre reste à l'échelle planétaire profondément ancrée dans les mémoires collectives. --Sylvain Lefort
Résumé : Veronica a été malmenée par la vie et se méfie du genre humain. Alors, à 86 ans, elle décide de partir en Antarctique pour léguer toutes ses économies aux pingouins. C'était sans compter la réapparition de son petit-fils, bien décidé à connaître les secrets de son aïeule... Le nouveau roman feel good de la collection "Instants suspendus". Le coeur ne gèle jamais, même au milieu des icebergs Au crépuscule de sa vie, Veronica McCreedy, 84 ans, se replonge dans son existence pour chercher ses héritiers. Elle retrouve la trace de Patrick, un petit-fils de vingt ans abandonné par son père et orphelin depuis l'âge de six ans, après le suicide de sa mère. Mais le jeune homme ne plaît pas à cette grand-mère acariâtre. A la suite de cette rencontre désastreuse, Veronica décide de léguer ses biens aux pingouins et obtient d'accompagner une mission scientifique en Antarctique pour observer ses petits protégés. Mais Veronica tombe malade lors de ce voyage et Patrick, sa seule famille, est appelé à son chevet. Comme deux animaux sauvages, ils vont apprendre à s'apprivoiser au milieu des icebergs...
Ce livre n'est pas un exposé de la métaphysique cartésienne, mais s'attache à la pensée qui l'anime et qui cherche en elle son expression. Ce mot "expression" introduit un premier postulat : une philosophie n'a de sens que par référence à une certaine vision du monde dont précisément elle veut être l'expression. A l'origine il y a un esprit qui regarde l'univers, l'homme, Dieu et qui s'étonne de les voir comme on ne les a encore jamais vus. Qui dit "expression" dit donc volonté de communication. La vision du monde - c'est le second postulat - n'est en aucune façon une sorte d'essence intemporelle et elle ne peut être séparée de son "environnement" historique. Ainsi tout texte a deux contexte : l'ensemble ordonné d'idées duquel il tient son sens et un certain dialogue qu'il doit rendre propice à la transmission de ce sens.
Nombreuse, infiniment ondoyante et diverse, cette pensée n'est qu'une charité toujours active dont le mouvement incessant tend vers des objets qui nous échappent ou vers les aspects inconnus de ceux que nous percevions déjà. Comment suivre une telle pensée sans être cette pensée même (...)? ". Le présent ouvrage tente une réponse en même temps qu'il pose la question. Considérant que les écrits de Bonaventure dessinent moins une progression linéaire qu'ils ne suivent un " ordre du coeur ", Etienne Gilson propose ici, après un chapitre introductif de nature biographique qui cherche l'homme derrière l'oeuvre, un parcours circulaire autour du centre de la synthèse bonaventurienne, le Verbe, incarné en la personne du Christ. C'est ainsi que se trouvent abordés les thèmes fondamentaux que sont la critique de la philosophie naturelle, l'évidence de l'existence de Dieu et le problème de la science et de la volonté divines, mais aussi la création, les corps inanimés, les animaux, l'âme humaine, les anges, ou encore l'illumination, la grâce et la béatitude. Ces études convergent et culminent tout à la fois dans un dernier chapitre qui s'attache à saisir l'esprit de ce penseur. A l'encontre de l'argument qui consiste à qualifier Bonaventure de mystique pour le reléguer hors de l'histoire de la philosophie, Etienne Gilson se propose de recourir précisément à cet argument pour l'y réintégrer : le sentiment mystique, pénétrant en effet toutes les couches de l'édifice, est ce qui lui confère sa systématicité, et une systématicité telle que cette mystique spéculative bonaventurienne partage seule avec la doctrine thomiste le titre de synthèse de la pensée scolastique tout entière. Tendant toujours vers une métaphysique de la mystique chrétienne comme vers son terme ultime, cette pensée témoigne simultanément de la nécessité de la science et de sa subordination aux " ravissements mystiques ", et se situe à la rencontre des influences de saint François, de saint Augustin et des exigences systématiques des Sommes de Thomas d'Aquin. L'oeuvre de Bonaventure marque ainsi un moment capital dans le long progrès par lequel la théologie scolastique parvint à l'unité d'un système.
Des religieux voués à la prédication peuvent-ils se reconnaître "une vocation universitaire" ? L'Université, de son côté, est-elle prête à recevoir et intégrer la collaboration de "frères prêcheurs" ? En 1907, quelques jeunes dominicains français, professeurs au "Saulchoir" , en Belgique, où ils étaient alors exilés par les lois anti-congréganistes, créaient la Revue des Sciences philosophiques et théologiques : ils se donnaient ainsi un instrument qui leur permettrait de communiquer au public savant non seulement les fruits de leurs propres travaux, mais aussi les résultats d'autres spécialistes engagés dans les mêmes disciplines et de nourrir par là un dialogue constant au sein de la recherche universitaire. En 2007, célébrant son centenaire par un colloque à l'Institut Catholique de Paris, la revue a voulu évaluer la pertinence des intuitions qui présidèrent à sa fondation et dresser un inventaire critique de ses principales réalisations. L'intérêt des contributions ici rassemblées dépasse celui de l'histoire d'un siècle d'études dans l'Ordre des Prêcheurs : on y trouve des ressources originales pour penser aujourd'hui la question du rapport entre culture universitaire et appartenances religieuses, raison et foi.