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Un taxi pour Recouvrance
Prima Jean-Michel
EX AEQUO
10,00 €
Épuisé
EAN :9791038800748
Brest, ses cargos, ses matelots, ses bistrots et ses macchabées qui remontent à la surface de l'eau. Un éternel recommencement au rythme des marées et des comptes à régler. L'histoire relatée ici a fait couler beaucoup d'encre. Et un peu de sang aussi. Dans les tavernes de la rue de Siam, elle continue d'alimenter les conversations. De nourrir les fantasmes. Mais comme tout bon ragot de comptoir, elle est rigoureusement inauthentique. Le lecteur qui croirait reconnaître le perroquet Balthazar se trompe de perchoir. Celui qui croirait reconnaître la serveuse se trompe d'abreuvoir. Seules la pluie, les grues et les mouettes sont garanties d'origine. Bien sûr, il y a ceux qui continueront de douter. Ceux qui s'obstineront à chercher. Qu'ils sachent tout de même que d'autres ont enquêté avant eux... Brochu, flic vieille France en fin de carrière. Martineau, stagiaire fraîchement sorti de l'école de police et de la puberté. Quoique dûment circonstancié et un tantinet sybillin, leur rapport restera dans les annales criminelles comme un modèle de récit épique et poétique.
Martin Jean-Hubert ; Primat Bérangère ; Primat Gar
Après le succès de l'exposition Before Time Began, la Fondation Opale se lance dans une nouvelle aventure en faisant dialoguer l'art aborigène contemporain avec les expressions artistiques les plus importantes de la contemporanéité qui ont vu le jour dans des contextes occidentaux et, parfois, orientaux. Les oeuvres présentées font partie de deux collections distinctes, mais possèdent toutes les deux une grande beauté et une signification profonde : la collection d'art aborigène appartient à Bérengère Primat, celle d'art contemporain à Garance Primat. Ce sont de véritables résonances que l'on perçoit - avec les yeux et les mouvements de l'âme - en observant ces oeuvres qui malgré leurs généalogies différentes parviennent à construire un dialogue efficace et d'une grande puissance. Le lien qui se crée suggère une unité : le ciel et la terre se rencontrent, et les hommes aussi se rencontrent, non seulement entre eux mais avec la terre et l'univers. Une circularité infinie qui engendre une harmonie. Tel est le point de départ du volume Résonances qui accompagne l'exposition du même nom et qui s'inspire de la pensée suivante de Gulumbu Yunupingu, artiste yolngu de la Terre d'Arnhem (Australie du Nord) : "[... ] J'ai regardé l'univers, j'ai regardé cet endroit la Terre, les gens et les étoiles et je me suis dit : on est exactement comme les étoiles. Groupés ensemble, tout près les uns des autres. En fait on n'est qu'un, comme les étoiles. Nous sommes si nombreux à vivre sur la Terre. La terre, la mer, le ciel, c'est un continuum. C'est une seule et même chose [... ]". Grâce aux quelque quatre-vingts oeuvres d'art sélectionnées et approfondies dans le volume, réalisées par cinquante-quatre artistes, Georges Petitjean, Hervé Mikaeloff et Ingrid Pux auront la possibilité de mettre en lumière la poudre stellaire et la croûte terrestre que nous sommes et dont les oeuvres d'art se font les porte-parole. Parmi les artistes aborigènes exposés se trouvent Rover Thomas, Gulumbu Yunupingu, Clifford Possum Tjapaltjarri, Judy Watson, Sally Gabori, Emily Kame Kngwarreye, Paddy Bedford, Nonggirrnga Marawili, Ronnie Tjampitjinpa et John Mawurndjul. Et parmi les artistes de traditions occidentale et orientale : Jean Dubuffet, Kiki Smith, Anselm Kiefer, Sol LeWitt, Yayoi Kusama, Giuseppe Penone, Anish Kapoor.
Résumé : Galant, spirituel, perspicace, Jean-Baptiste Primi Visconti, Piémontais arrivé à Paris en 1673, est un peu devin. Il lit dans les cartes, tire les horoscopes, prédit la victoire des armées du roi ou le terme d'une grossesse de la reine. Il est aussi un observateur à nul autre pareil de la cour du Grand Roi. De Paris à Saint-Germain et à Versailles en pleins travaux, il y a beaucoup à voir et autant à raconter : le roi, sa famille et ses maîtresses, Colbert et Louvois, Turenne et Condé, l'affaire des Poisons dont Primi Visconti est le premier à relever l'aspect politique. C'est toute une époque qui défile sous son regard toujours incisif, souvent amusé. Moeurs, institutions, mentalités, campagnes militaires, intrigues mondaines, rien n'est oublié. Ainsi, riches d'anecdotes, les Mémoires de cet étranger forment-ils un témoignage essentiel sur la première partie du règne de Louis XIV.
6 juin 1944, 6h30. Une première vague d'assaut de 1450 soldats américains débarque devant lalongue plage au nom de code d'Omaha Beach. Face à une défense allemande intacte, les GI's se lancent dans une lutte enragée. La bataille la plus meurtrière du Débarquement a commencé. Il était presque impossible de mener une opération d'une telle ampleur sur ce terrain peu propice à un assaut amphibie : conditions météorologiques défavorables, imprécision des bombardements préliminaires, quasi-absence de chars... Dans un récit captivant, Christophe Prime retrace minute par minute " Omaha la sanglante ", événement militaire majeur qui tua ou blessa près de 4 700 soldats alliés et 1200 soldats allemands et marqua la première étape de la Libération de la France.
Ruptures historiques et ruptures personnelles se télescopent dans ce roman qui parcourt les années 1960 à 1990 et leurs bouleversements. Ruptures? s'attarde, plus précisément, sur deux faits marquants de cette période : Mai 68 ? sur rappel de contexte national et international, le roman évoque, de Nancy à Metz et Strasbourg, la situation régionale et raconte, en particulier, le Mai strasbourgeois ? et la chute du Mur de Berlin. Parallèlement à cet argument historique, Ruptures? développe un argument romanesque, celui du désespoir amoureux dont il explore les différentes facettes. L'amour fusionnel qui lie Mathilde à Matt, sur fond de Mai 68, alors qu'ils sont tous deux étudiants, marquera celle-ci à tout jamais et elle n'aura de cesse de retrouver le paradis perdu. D'emblée, cette quête d'absolu, de secrètes blessures, également, voueront à l'échec sa rencontre avec le peu sympathique François. Elles l'enfermeront dans un schéma répétitif dont elle ne parviendra que difficilement à se libérer, grâce en particulier à sa passion pour l'art. Mais, prendra-t-elle le risque, dorénavant, de s'abandonner à l'instant et à l'éternité, selon cette formule de Nietzsche qu'elle avait faite sienne autrefois ?
Manbat la grenouille s'ennuie sur son étang et rêve d'aventure. Un jour elle part, son baluchon sur l'épaule, sans se douter un instant de ce qui l'attend ! Et si, finalement, la véritable aventure était de rester soi-même ?
Quand en 1888, James Ensor peint " L'entrée du Christ à Bruxelles ", il réaffirme le lien insécable qu'il y a entre la figure du Christ et la peinture, entre le Verbe et la lumière. Mais, dans le même temps, une invention vient à manger peu à peu le monde et sa représentation jusqu'alors dévolue à la seule peinture : c'est la photographie. Et la figure de disparaître aussitôt dans l'insignifiance générale. Et la peinture de redevenir curieusement maladroite et bientôt abstraite (de toute figuration). Quelles conséquences en tirer ? Que la peinture, aujourd'hui ne peut être conçue qu'avec ce qui à la fois l'anime et la remet en question, avec ce qui l'a toujours animée, la lumière, et avec ce qui l'interroge depuis l'invention de la photographie, la figure. Telle est l'ambition du peintre Jacques Cauda qui se confond ici avec l'enjeu de son écrit : redonner un regard au monde aveuglé où rien n'existe plus désormais en dehors de son image aveuglante. Un regard ? C'est-à-dire un nouveau verbe, un verbe de lumière : surfigurer !