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Officiers et poètes russes
Prilepine Zakhar ; Peuch Jean-Christophe
DES SYRTES
23,00 €
Épuisé
EAN :9782940628476
Vous avez sous les yeux le premier tome de mon livre, Officiers et poètes russes. Dans ce volume sont réunies les biographies de quelques littérateurs nés au XVIIIe siècle. L'aspect militaire de la biographie de la plupart des héros de ce livre a toujours occupé une position secondaire, contingente, quand il n'a pas été totalement ignoré. Cela, alors même que le littérateur russe de la période classique passait son temps à guerroyer ou, quand il n'y avait pas de guerre, demeurait sous les drapeaux, prêt à prendre les armes à toute heure du jour et de la nuit." Zakhar Prilepine. Une démarche originale et pertinente : dévoiler le lien entre la poésie de guerre (souvent abondante) des écrivains classiques russes et leurs réelles expériences militaires, aujourd'hui oubliées ou méconnues. A travers les portraits de Gavrila Derjavine, Alexandre Chichkov, Denis Davydov, Konstantin Batiouchkov, Piotr Viazemski, Alexandre Bestoujev-Marlinski, Piotr Tchaadaev et Alexandre Pouchkine, c'est le portrait littéraire et historique d'une époque, avec, de la part de l'auteur, de fréquents clins d'oeil aux lecteurs et une grande proximité avec ses personnages.
Le narrateur du Singe noir, journaliste et auteur de romans politiques, est envoyé par son journal enquêter sur un étrange institut où un professeur "s'occupe" d'enfants meurtriers. "Savez-vous que, dans la Chine ancienne, certains empereurs confiaient aux enfants le soin de torturer?" Car à l'âge béni de l'innocence, on ignore les notions de Bien et de Mal... Mais que le lecteur se rassure, malgré la noirceur de l'intrigue, le ton de Prilepine, la vivacité acide de sa phrase, l'acuité amusée de son regard sur le monde, la vie, l'amour, la mort - les grandes questions du roman russe en somme - sont bien là!????????1
Zakhar Prilepine, que beaucoup considèrent en Russie comme le Maxime Gorki de notre temps, est l'auteur d'une dizaine de romans traduits dans plusieurs langues. San'kia, le plus connu d'entre eux, a fait de lui un gourou de la jeunesse. Ni ses idées politiques radicales ni son engagement dans le mouvement national-bolchevique de Limonov ne détournent de lui des millions de lecteurs. C'est qu'il empoigne la terrible réalité russe des "années zéro", de 2000 à aujourd'hui, sans pathos ni faux-semblants, avec une lucidité implacable servie par un immense talent. Je viens de Russie, recueil de miniatures écrites à la volée, forme un condensé merveilleusement spontané de ses émotions, de ses colères et de ses intuitions. Il y est donc question de politique, de littérature, d'histoire, d'amour, d'impressions de voyage, de tout ce qui le fait vivre et écrire à cent à l'heure.
Résumé : Dans ces onze nouvelles où il est question de voitures déglinguées, de chien qu'on s'apprête à manger bravement, de filles délurées, de patrouilles en Tchétchénie, d'amour, d'amitié, de trahison, Zakhar Prilepine passe sans crier gare du comique au tragique pour dresser le portrait des jeunes paumés de la Russie de Poutine. Tout en faisant entrer dans ses récits une réalité brûlante, dérangeante, que ne donnent pas à voir les médias officiels, l'auteur promène sur le monde un regard souvent tendre, étonné, plein d'humour. Il y a un ton Prilepine, celui d'un écrivain disciple de Limonov, qui ne se confond pas avec le militant aux positions extrêmes.
Le Péché est une gourmandise littéraire. Prilepine s'est fait une joie de rassembler dans ce "roman en nouvelles" les fragments de la vie de Zakhar, double de l'auteur. Les épisodes se succèdent dans un ordre imposé par la mémoire, lorsqu'elle se plait à donner de la force et de la brillance à de menus faits, en apparence insignifiants, et épars dans le temps. Mais le regard de Zakhar est toujours tendre, étonné, émerveillé et plein d'humour sur le monde.
Ce qui est terrible chez un enfant, ce n'est pas tellement de savoir qu'il n'est pas aimé, et pourtant c'est important, mais c'est de ne pas pouvoir aimer parce que ce noble sentiment est rejeté des autres." Ces mots bouleversants sont ceux de Daniel, un de ces "fils de Boches", de ces "enfants de la honte", ou de la "collaboration horizontale", comme les qualifiaient les patriotes zélés de 1945, les premiers à prendre la tondeuse pour stigmatiser le comportement des mères qui, aujourd'hui encore, se terrent dans la souffrance. Ces enfants maudits, niés avant même leur naissance, mis au ban la société, seraient aujourd'hui 200 000, estime-t-on à l'Institut d'histoire du temps présent. Nés de liaisons clandestines entre des jeunes appelés de la Wehrmacht, l'ennemi, et des femmes d'un pays qui les accueillait malgré lui, ces petits êtres indésirables ont grandi dans la honte, portant au plus profond de leur âme une double filiation qui a laissé chez nombre d'entre eux une plaie jamais refermée. Mis au rancard de l'Histoire, les enfants oubliés du pacte d'amitié et de réconciliation franco-allemand veulent rompre le silence. Soixante ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, ils témoignent ici pour la première fois. Beaucoup se sont lancés sur les traces du père disparu. Certains ont retrouvé leur famille allemande en recourant aux services d'information des Archives de la Wehrmacht à Berlin, la WASt, qui submergée de demandes, a décidé d'apporter son aide en éditant un petit formulaire que nous avons encarté dans cet ouvrage. D'autres "enfants" poursuivent inlassablement leur quête. Ce livre est pour eux un espoir. Puisse-t-il trouver un écho... et leur permettre de vivre leur singularité avec plus de sérénité.
Le livre qu'on va lire opère une double résurrection : celle d'une femme russe du XXe siècle hors du commun et celle d'une oeuvre méconnue", selon Etienne Fouilloux, le préfacier. Petite-nièce du témoin du duel de Pouchkine, née à Athènes en 1879, demoiselle d'honneur de la dernière impératrice de Russie, sous-officier d'un escadron de Cosaques pendant la guerre, bibliothécaire et moniale catholique dans le Petrograd révolutionnaire ; collaboratrice de Gorki, arrêtée en 1923 pour ses activités religieuses, condamnée à dix ans de camp (Irkoutsk, Solovki), libérée en 1932 grâce à Gorki et sa femme, rachetée au gouvernement soviétique par son frère pour pouvoir émigrer en France ; tertiaire dominicaine et cheville ouvrière de la revue Russie et Chrétienté (Istina), Julia Danzas part en 1939 pour Rome, où elle meurt en 1942 : en vérité, elle connut, selon son expression, une "existence extraordinairement mouvementée". Julia Danzas laisse une oeuvre philosophique méconnue, un témoignage unique (le premier d'une détenue) sur ses années de Goulag (Bagne rouge, 1935), des études sur l'histoire du christianisme et la pensée religieuse russe. Plusieurs importants écrits inédits sont publiés dans cet ouvrage pionnier : deux journaux intimes (1914-1922) relatant une expérience mystique sans équivalent dans la littérature russe, des autobiographies, une étude sur Raspoutine et l'impératrice. Comparable sur bien des points à ceux d'Etty Hillesum, de Margarete Buber-Neumann ou d'Edith Stein, l'itinéraire de Julia Danzas éclaire non seulement l'histoire de la Russie entre tsarisme et communisme, mais aussi et surtout des trésors inconnus de la vie intellectuelle et spirituelle russes.
Berlin, 9 novembre 1989... Le mur est ouvert. La République démocratique allemande ferme boutique. Son existence ne tenait qu'à un mur. Un mur qui n'était que la partie visible de l'iceberg. Dessous se cachait la Stasi, ce monstre tentaculaire de la guerre froide, cette police secrète à qui rien n'échappait. C'est dans son antre que nous emmène l'auteur. Pendant près de trente ans, il a affronté à Berlin-Ouest et en RFA les agitateurs et désinformateurs stipendiés de la Stasi, déjouant ses traquenards à Berlin-Est et en RDA. Il a vécu aussi l'infiltration du mouvement étudiant des années 1960 et de divers organismes d'Allemagne de l'Ouest ; il a contacté à maintes reprises des dissidents est-allemands et collaboré avec eux, menant sa petite guerre personnelle contre cette dangereuse organisation tout au long de la guerre froide. A partir de son expérience, de témoignages poignants, d'entretiens avec des espions et leurs victimes, il nous entraîne dans les arcanes du " meilleur service d'espionnage de l'histoire ", et nous fait vivre le quotidien d'une dictature, mêlant à la fois l'analyse rigoureuse du politologue et la narration du journaliste. Un document rare.
La Traque est une histoire de chasse a? l'homme et de perse?cution psychologique. En enque?tant sur un homme politique douteux, incarnation de la corruption et de tous les vices, le journaliste Anton Piaty devient la cible des hommes de main de l'oligarque. Ils ne reculeront devant rien dans leur minutieuse ope?ration de de?stabilisation, rien ne sera laisse? au hasard : « Aucun exce?s de ze?le : le harceler par la norme. Tout ce qui se produit habituellement dans ce pays doit lui arriver au quotidien. Des serveurs malpolis, des conducteurs qui pe?tent les plombs. On va de?velopper sa paranoi?a. Je propose de lui mettre le monde entier a? dos. Ce n'est pas son corps qui doit e?tre vise? par nos mesures de re?torsion, mais son esprit. » Les intimidations, la manipulation, le harce?lement, tout doit rendre la vie du journaliste insupportable et le forcer a? s'expatrier. Sacha Filipenko de?monte un a? un, avec virtuosite?, tous les rouages de cette traque. Tanto?t acteur, tanto?t scrute? par ses perse?cuteurs, son personnage devient ainsi le prototype du lanceur d'alerte obstine? dans ce me?lange de fable politique universelle et de roman noir.La Traque est le deuxie?me roman traduit en franc?ais du jeune e?crivain bie?lorusse Sacha Filipenko, ne? en 1984. Ses romans ont e?te? traduits en plusieurs langues et lui ont valu de nombreuses re?compenses litte?raires. Paru en 2018 aux e?ditions des Syrtes, Croix rouges a e?te? salue? par la critique francophone.4e de couverture : La Traque est une histoire de chasse a? l'homme et de perse?cution psychologique. En enque?tant sur un homme politique douteux, incarnation de la corruption et de tous les vices, le journaliste Anton Piaty devient la cible des hommes de main de l'oligarque. Ils ne reculeront devant rien dans leur minutieuse ope?ration de de?stabilisation, rien ne sera laisse? au hasard : « Aucun exce?s de ze?le : le harceler par la norme. Tout ce qui se produit habituellement dans ce pays doit lui arriver au quotidien. Des serveurs malpolis, des conducteurs qui pe?tent les plombs. On va de?velopper sa paranoi?a. Je propose de lui mettre le monde entier a? dos. Ce n'est pas son corps qui doit e?tre vise? par nos mesures de re?torsion, mais son esprit. » Les intimidations, la manipulation, le harce?lement, tout doit rendre la vie du journaliste insupportable et le forcer a? s'expatrier. Sacha Filipenko de?monte un a? un, avec virtuosite?, tous les rouages de cette traque. Tanto?t acteur, tanto?t scrute? par ses perse?cuteurs, son personnage devient ainsi le prototype du lanceur d'alerte obstine? dans ce me?lange de fable politique universelle et de roman noir.La Traque est le deuxie?me roman traduit en franc?ais du jeune e?crivain bie?lorusse Sacha Filipenko, ne? en 1984. Ses romans ont e?te? traduits en plusieurs langues et lui ont valu de nombreuses re?compenses litte?raires. Paru en 2018 aux e?ditions des Syrtes, Croix rouges a e?te? salue? par la critique francophone.