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Certains n'iront pas en enfer
Prilepine Zakhar ; Peuch Jean-Christophe
DES SYRTES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782940628780
Roman d'autofiction fantasmagorique inspiré de son expérience personnelle, Certains n'iront pas en enfer a été écrit après le retour de Zakhar Prilepine du Donbass. Imprégné d'une indéniable mélancolie il permet de magnifier La réalité métamorphosée en une "fiction d'événements". Zakhar, l'alter ego de l'écrivain, évoque ainsi La vie de tous les jours des combattants à Donetsk, Les opérations militaires, Le quotidien dans les tranchées et Les quelques moments de liberté. Prilepine offre ici un texte éclectique, impressionniste, une oeuvre littéraire qui permet de mieux comprendre les raisons de son engagement, son état d'esprit et ses occupations pendant les années de guerre. Il retrouve sa plume imagée et concise, chaleureuse et facétieuse à la fois, et une force d'évocation captivante. Sa prose romanesque est aussi Le prétexte pour créer un double fantasmé et omniprésent. Roman de La fraternité et de la solidarité, Certains n'iront pas en enfer dit la cruauté des temps mais aussi Les moments de pure grâce au détour d'une rencontre ou d'une rue, dans la grande lignée des écrivains russes toujours prêts à défendre leurs idées.
Le Péché est une gourmandise littéraire. Prilepine s'est fait une joie de rassembler dans ce "roman en nouvelles" les fragments de la vie de Zakhar, double de l'auteur. Les épisodes se succèdent dans un ordre imposé par la mémoire, lorsqu'elle se plait à donner de la force et de la brillance à de menus faits, en apparence insignifiants, et épars dans le temps. Mais le regard de Zakhar est toujours tendre, étonné, émerveillé et plein d'humour sur le monde.
Résumé : Dans ces onze nouvelles où il est question de voitures déglinguées, de chien qu'on s'apprête à manger bravement, de filles délurées, de patrouilles en Tchétchénie, d'amour, d'amitié, de trahison, Zakhar Prilepine passe sans crier gare du comique au tragique pour dresser le portrait des jeunes paumés de la Russie de Poutine. Tout en faisant entrer dans ses récits une réalité brûlante, dérangeante, que ne donnent pas à voir les médias officiels, l'auteur promène sur le monde un regard souvent tendre, étonné, plein d'humour. Il y a un ton Prilepine, celui d'un écrivain disciple de Limonov, qui ne se confond pas avec le militant aux positions extrêmes.
Ce recueil de nouvelles permet à Zakhar Prilepine de nous parler à sa façon, qu?on a pu qualifier de ?brutale?, d?amour, des femmes, de la guerre, de mecs avec des histoires de chien qu?on mange bravement alors que c?est du porc, de filles délurées? Il y a un ton Prilepine, à coup sûr celui d?un grand écrivain. Les héros de Zakhar Prilepine sont des jeunes gens des années 1990 qui boivent énormément, se sentent ?paumés? et sont profondément las. Mais, ?c?est toute la Russie qui est lasse: ses pierres, ses arbres, ses maisons, ses routes, ses croyances sont fatigués. Même si l?horizon est bouché, même si les riches ne voient pas la pauvreté autour d?eux, c?est tout de même la Russie.? C?est dans cette Russie-là, horrible mais forcément aimée, que Prilepine nous entraîne A travers ces onze nouvelles, il nous parler d?amour et de guerre, des femmes et des ?mecs?, de comment on devient un homme, de la campagne qui se meurt (?Un Village mortel?), toujours à sa façon qu?on a pu qualifier de ?brutale?. La série des nouvelles ?entre mecs? (?Récit de garçons?) est souvent tristement comique avec des histoires de voitures déglinguées, de chien qu?on mange bravement alors qu?on découvrira le lendemain que c?était du porc (?Viande de chien?), de filles délurées? pour devenir tragique quand l?action se passe en Tchétchénie (?Le Meurtrier et son jeune ami?, ?Slavtchouk?) portée par des personnages particulièrement réussis comme Roubtchik ou le Primate. Mais dans cet univers masculin au possible, deux nouvelles (?Gilka? et ?Ma Fille?) montrent un Prilepine nostalgique à jamais de la tendresse des femmes. Avec une force d?évocation qui subjugue, une écriture brutale mais somptueuse, Zakhar Prilepine s?inscrit dans la grande tradition du roman russe. Il promène sur le monde un regard toujours tendre, étonné, émerveillé et plein d?humour, tout en faisant entrer dans ses romans une réalité brûlante, dérangeante, loin de l?image lisse, heureuse et conquérante que souhaite donner la Russie d?elle-même. Il y a un ton ?Prilepine?, à coup sûr celui d?un grand écrivain.
San "kia, deuxième roman de Zakhar Prilepine après Pathologies, qui racontait la guerre en Tchétchénie, témoigne du parcours d'une certaine jeunesse russe. Un roman qui se veut le pendant d'aujourd'hui de La Mère de Gorki. Sacha, militant d'un groupuscule d'extrême gauche, hantise de tous les services de sécurité, vient se réfugier un temps à la campagne auprès de ses grands-parents, après une manifestation qui a mal tourné. Il a cessé de travailler, vit d'expédients chez sa mère, qui se tue à la tâche à l'usine pour un salaire de misère et ne comprend pas les aspirations révolutionnaires de son fils. En plus de ses amis, avec qui il picole énormément, comme son père, mort d'alcoolisme, il y a Yana, une jeune fille responsable de la même organisation, dont il s'est épris. Arrêté quelques jours plus tard, torturé, humilié, laissé pour mort par la police, Sacha ne peut que se radicaliser davantage. Anna Politkovskaïa, la journaliste assassinée, avait de la sympathie pour ces jeunes, les seuls à oser affronter, à leurs risques et périls, le pouvoir en place. Des jeunes à qui on ne laisse que la liberté de se fracasser la tête contre les murs et de passer à l'action directe."Zakhar Prilepine est à la mode, expliquait un critique russe. Crâne rasé et chemise noire déboutonnée, il pourrait jouer au cinéma un killer ou un anti-killer. Il plaît à tous: aux uns pour son réalisme, aux autres pour un antilibéralisme militant; aux radicaux de gauche pour son héros révolté, qui hait la société de consommation avec sa liberté d'entreprendre et son délitement social; aux adversaires libéraux de toutes les révolutions parce que ce héros-là est condamné, et que ces gamins enragés qui cassent les vitrines et brûlent les voitures ne pourront jamais accomplir aucune révolution."A quoi l'auteur de San'kia répondait d'avance:"La Russie se nourrit des âmes de ses fils, c'est cela qui la fait vivre. Ce ne sont pas les saints, ce sont les maudits qui la font vivre."Pas étonnant qu'en quelques années Zakhar Prilepine soit devenu, dans son pays, l'un des écrivains les plus populaires et son roman San"kia un best-seller sur internet.
Roman d?aventures dans la plus pure tradition, Le Maître d?armes est une plongée dans les mystères de la Russie de 1825, dans la démesure souveraine de sa nature, dans les passions qui tourmentent sa vie politique et bouleversent son histoire. Dumas y met tout son amour pour ce pays qui le fascine et qu?il s?efforce de comprendre. Le Maître d?armes dévoile une facette surprenante et non moins délectable de son talent de conteur et d?écrivain voyageur.4e de couverture : Roman d?aventures dans la plus pure tradition, Le Maître d?armes est une plongée dans les mystères de la Russie de 1825, dans la démesure souveraine de sa nature, dans les passions qui tourmentent sa vie politique et bouleversent son histoire. Dumas y met tout son amour pour ce pays qui le fascine et qu?il s?efforce de comprendre. Le Maître d?armes dévoile une facette surprenante et non moins délectable de son talent de conteur et d?écrivain voyageur.
La famille Stauffenberg sera détruite jusqu'au dernier membre", a déclaré Hitler après l'attentat manqué du 20 juillet 1944, initié par Claus von Stauffenberg. Nina, son épouse, est arrêtée deux jours plus tard, et commence alors pour elle près d'une année d'isolement : les prisons, puis le camp de concentration de Ravensbrück et, enfin, les hôpitaux. C'est sa grossesse qui l'a sans doute sauvée de l'exécution ; elle a donné naissance à Konstanze, l'auteure de ce livre, en prison. Ses quatre autres enfants sont placés par les nazis dans un orphelinat sous un faux nom, dans le but d'être adoptés. Basée sur des entretiens, de nombreux documents, lettres et archives, mais aussi des histoires orales transmises de génération en génération, cette chronique familiale se confond avec la grande Histoire dans ses moments les plus tragiques. C'est aussi une lettre d'amour de Konstanze von Schulthess à sa mère et un hommage aux héroïnes inconnues et silencieuses de la Seconde Guerre mondiale.
Leontiev Konstantin ; Lepekhine Mikhaïl ; Roure Ne
En retraçant le parcours mystique du père Clément Zederholm, protestant allemand converti à l'orthodoxie et tardivement consacré moine, Constantin Leontiev nous fait découvrir le célèbre monastère d'Optino, près de Moscou, où Zederholm s'était retiré, et nous conduit jusqu'au mont Athos en Grèce, haut lieu de la spiritualité orthodoxe universelle. À travers la monographie de son grand ami et interlocuteur, l'auteur nous livre le portrait complexe et passionné d'un intellectuel brûlant d'une foi exigeante jusqu'à l'excès, rompu au débat théologique et nourri de ses contacts avec les célèbres personnalités orthodoxes, grecques et slaves, de la seconde moitié du XIXe siècle. Quiconque s'intéresse à l'expérience humaine, à la question slavophile ou au débat dogmatique, trouvera ici matière à enrichir ses connaissances du monde orthodoxe, du monachisme et de ses starets, et des pères de l'Église. Leontiev rédigera cet ouvrage après avoir lui-même pris ardemment part au débat philosophique, politique et religieux qui a marqué la Russie de son époque. Libre-penseur, visionnaire, convaincu du rôle messianique de la Russie orthodoxe, il mènera une vie agitée avant de finir ses jours au monastère de la Trinité-Saint-Serge, près de Moscou. C'est là qu'il prendra lui aussi l'habit monacal sous le nom de Clément, ultime hommage à celui qui fut son guide spirituel. Foi et raison, Orient et Occident, temporel et éternel, personnel et universel... Autant d'interrogations auxquelles cette biographie permettra de donner réponse.