Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Histoire de la France littéraire. Tome 1, Naissances, Renaissances Moyen Age-XVIe siècle
Prigent Michel ; Lestringant Frank ; Zink Michel
PUF
21,50 €
Épuisé
EAN :9782130524304
Des vieillards bougons ou suaves, des amants éconduits ou triomphants, des assassins coupables ou innocents, des héros enthousiastes ou fatigués, des histoires véridiques ou invraisemblables, des phrases longues comme des fleuves ou vives comme des cascades, des personnages en quête d'auteurs, des écrivains à la recherche de leur personne ou du temps perdu, des modèles de vertu et des abîmes de vice... Des courants, des écoles, des genres, des critiques, des querelles, des doctrines, des excommunications et des réconciliations, des triomphes (souvent sans lendemain) et des échecs (parfois sans raison), des rouvres oubliées et retrouvées, des poètes maudits et des romanciers bourgeois, des plumes sans honneur et des gloires sans talent... autant de symptômes ou de signes vivants de la "comédie humaine", ce théâtre sans frontières de la France littéraire. Le septième art ne s'y est pas trompé, dès sa genèse, avec l'image et comme une "romance sans paroles", qui a puisé son inspiration et son expression dans la résonance et la résistance de cette France littéraire. La France littéraire est une construction, une architecture d'hypothèses, une mise en scène (pas en ordre) progressive des représentations. Naissances, Renaissances. Classicismes. Modernités. La perspective retenue donne la direction et s'entend comme un diapason. "Naissances, Renaissances". La France littéraire n'a vu le jour ni dans la phrase abâtardie d'un Romain plus ou moins Gaulois, ni dans une quelconque Cantilène, ni dans un texte politico-juridique fondateur - déjà? - d'un espace européen, ni dans un ordre religieux; elle est d'abord une mosaïque de "renaissances". L'oralité, le manuscrit, l'image, les querelles théologiques, le rire des pauvres ou le sourire des riches, les racines hébraïques, arabes, grecques... et latines, les vers et la prose, les formes et les genres occupent peu à peu, comme une genèse impressionniste avant l'heure, le temps et l'espace d'un millénaire "français". "France, mère des arts...", écrit le poète: c'est bien de maternité, de naissance, de "mise au monde" dont parle d'abord cette France littéraire.
LA tragédie, chez Pierre Corneille, est nécessairement politique car la politique est fatalement tragique une tragédie non politique est impossible, une politique non tragique est impensable. Le poète n'a jamais manqué une occasion de rappeler ce double lien. Du Gid (1636) a Suréna (1674), les valeurs de l'héroïsme fondent l'Etat avant de l'affronter et d'être elles-mêmes écrasées : le héros crée l'Etat qui détruit le héros, Rodrigue est un fondateur, Suréna sera une victime. Du Cid à Polyeucte, de La mort de Pompée à Pertharite, d'Oedipe à Suréna trois étapes scandent l'évolution de la pensée cornélienne : Rodrigue, Horace, Auguste et Polyeucte construisent un ordre héroïque et politique conforme aux vues de la providence ; cet ordre se trouve peu à peu soumis à la démesure de la libido dominandi et aux abus du machiavélisme alors même que la légitimité n'est plus reconnue (Héraclius, Rodogune, Nicomède) ; les héros enfin, hommes et femmes, Sertorius et Sophonisbe, Tite et Pulchérie, subissent le destin d'une histoire qui ébranle leur nature et les compromet dans une politique sans finalité autre que sa propre survie. L'Etat, créature du héros, est devenu son bourreau. La providence historique n'est plus qu'un destin politique. L'héroïsme est le témoin mort de la genèse de l'Etat.
Résumé : Ce livre se veut un véritable " manuel de poche " qui accompagnera le candidat tout au long de l'année scolaire, dans ses révisions, et jusqu'au jour de l'épreuve. Il y trouvera à la fois l'essentiel des connaissances à maîtriser, des sujets de réflexion et des plans de dissertations qui l'aideront à appréhender des sujets sur la France particulièrement importants aux examens et concours. Le souci premier des auteurs a été de répondre aux besoins pratiques des lecteurs en les faisant bénéficier de leur expérience pédagogique et professionnelle : Michel Prigent est professeur d'Histoire en classes préparatoires et Marc Naigeon, qui fut son élève, est diplômé de l'IEP de Paris et a été notamment journaliste au Figaro.
Travail et dominationPrésentation Dossier: travail et dominationEmmanuel Renault, Comment Marx se réfère-t-il au travail et à la domination? Claude Gautier, La domination en sociologie n'est-elle qu'une fiction? Bernard Lahire, Kafka et le travail de la domination Stephen Bouquin, La question des résistances au travail dans la sociologie du travail française Jean-Philippe Deranty, Travail et expérience de la domination dans le néolibéralisme contemporain Danièle Linhart, De la domination et de son déni Natacha Borgeaud-Garciandia et Bruno Lautier, La personnalisation de la relation de domination au travail: les ouvrières des maquilas et les employées domestiques en Amérique latine InterventionsUrs Lindner, Repenser la « coupure épistémologique ». Lire Marx avec et contre Althusser Franck Fischbach, Les mésaventures de la critique. Réflexions à partir de Jacques Rancière Kim Sang Ong-Van-Cung, Critique et subjectivation. Foucault et Butler sur le sujet DébatTony Andréani et Yves Vargas débattent avec Yvon Quiniou, Quelle ambition morale pour la politique? LivresAbstractsAuteurs
Résumé : L'ouvrage est destiné à tous ceux qui s'intéressent à la question fondamentale : " Est-ce que j'éduque bien ? " Parents, enseignants, éducateurs, responsables politiques, travailleurs sociaux, chercheurs peuvent y trouver matière à réflexion. Un modèle de besoins psychopédagogiques fondamentaux est présenté. Il tente de prendre en compte les dimensions les plus importantes entrant en jeu dans la construction de l'identité d'un individu : besoins affectifs, cognitifs, sociaux, idéologiques. Il donne donc un contenu - et, en cela, il constitue une véritable innovation - à la réponse à la question précitée. Par ailleurs, les auteurs s'interrogent : " Comment, concrètement, répondre au mieux à ces différents besoins ? " Pour cela, ils proposent un " système pédagogique multiréférentiel et intégré " car ils se sont aperçus que les divers courants de pensée pédagogique développent spécifiquement un besoin particulier. Ainsi, ils font correspondre une pédagogie à chaque besoin fondamental. Leur proposition - et c'est en cela que leurs propos sont " postmodernes " - est de ne pas privilégier un courant au détriment des autres. Chaque courant apporte des éléments importants. La multiréférence que chaque adulte doit intégrer dans un modèle pédagogique propre est, selon eux, une démarche incontournable. Leur conception de la formation des adultes est de faire de ceux-ci des sujets-acteurs, voire, mieux, des sujets-auteurs de leur projet éducatif. En d'autres termes, on peut dire que complexité éducative et agir communicationnel sont ici au c?ur des propositions.
La perte d'une personne aimée est toujours éprouvante et trop souvent aboutit à des perturbations émotionnelles durables et profondes, en particulier à de l'angoisse et de la dépression. Ce livre, troisième et dernier de l'oeuvre que John Bowlby a consacré au concept de l'attachement, décrit les réactions des enfants et des adolescents à la perte d'un parent en les comparant aux réactions des adultes à la perte d'un conjoint ou d'un enfant Une attention toute particulière est accordée aux perturbations du deuil aux différents âges et aux événements récents ou anciens qui les favorisent Les différents types de réactions ainsi que les circonstances qui aboutissent à des évolutions favorables ou perturbées s'avèrent être semblables à tous les âges. John Bowlby intègre à la théorie psychanalytique les notions les plus récentes tirées de l'éthologie, de la cybernétique et de la psychologie cognitive. Sa pensée stimulante est parfois controversée, mais elle a le mérite de conduire les cliniciens à une réflexion renouvelée sur les notions de perte, de deuil, de dépression, permettant des approches thérapeutiques nouvelles.
Héraclès, Thésée, Jason, Athéna, Zeus... Tous ces héros et ces dieux nous sont familiers, mais connaît-on véritablement les mythes qui s'attachent à leurs noms? Pourtant, Ceux-ci revêtent une importance considérable pour qui se passionne pour l'histoire de la pensée humaine. Mais l'intérêt de les connaître concerne aussi chacun d'entre nous. Constamment repris, réutilisés dans la littérature antique, médiévale, mais également contemporaine, ils sont devenus des références que nul ne peut ignorer, un patrimoine que chacun se doit de connaître. Pierre Grimal, grand spécialiste des études latines, n'a pas eu pour objectif de proposer un système explicatif de ces mythes, mais de les faire connaître et d'apporter ainsi des éléments indispensables à la compréhension de nombreux textes et oeuvres d'art. Fruit d'un colossal travail d'inventaire et de classement des textes, ce dictionnaire est d'un abord simple, clair et précis. Classés par ordre alphabétique, les mythes sont accompagnés des références des textes qui en font mention. Complet et pratique, cet ouvrage publié en 1951, réédité de très nombreuses fois, est toujours précieux.
Dans ce volume, le premier d'une trilogie, John Bowlby examine à la lumière de travaux récents les processus qui sous-tendent la relation de l'enfant à sa mère. L'attachement chez le petit de l'homme est considéré comme un schème de comportement instinctif, ayant pour fonction de protéger l'enfant des dangers, en particulier des prédateurs. Son importance est donc équivalente à celle des schèmes aboutissant à la nutrition ou à la reproduction. Biographie de l'auteur De 1946 à 1972, Le Dr Bowlby travailla à plein temps comme psychiatre consultant à la Tavistock Clinic et au Tavistock Institute of Human Relations - pour une grande part sous les auspices du National Health Service joint au Medical Research Council. Il poursuit son oeuvre dans les deux institutions, à la fois comme chercheur et comme enseignant. Il a été président de la Société britannique de Psychanalyse et de l'Association internationale de Psychiatrie infantile et des Professions associées.
Résumé : "On aura peut-être été un peu surpris de voir dans ces discours l'accent porté par Camus sur la défense de l'art et la liberté de l'artiste - en même temps que sur la solidarité qui s'impose à lui. Cela faisait certes partie de ce que lui dictaient les circonstances et le milieu où il devait les prononcer, mais il est certain que Camus se sentait accablé par une situation où, selon ses propres paroles, "le silence même prend un sens redoutable. A partir du moment où l'abstention elle-même est considérée comme un choix, puni ou loué comme tel, l'artiste, qu'il le veuille ou non, est embarqué. Embarqué me paraît ici plus juste qu'engagé". Et malgré une certaine éloquence - qu'on lui reprochait également - il se sentait profondément concerné et douloureusement atteint par un conflit qui le touchait jusque dans sa chair et dans ses affections les plus enracinées", Carl Gustav Bjurström.
Le roi Salomon suppliait l'Eternel de lui accorder un coeur intelligent. Au sortir d'un siècle ravagé par les méfaits conjoints de la bureaucratie, c'est-à-dire d'une intelligence purement fonctionnelle, et de l'idéologie, c'est-à-dire d'une senti-mentalité binaire indifférente à la singularité des destins individuels, à quelle instance adresser cette prière? Ce livre répond: à la littérature. Me fiant à mon émotion, j'ai choisi neuf titres:"La Plaisanterie"de Milan Kundera,"Tout passe"de Vassili Grossman,"Histoire d'un Allemand"de Sebastian Haffner,"Le Premier Homme"d'Albert Camus,"La Tache"de Philip Roth,"Lord Jim"de Joseph Conrad,"Les Carnets du sous-sol"de Fédor Dostoïevski,"Washington Square"de Henry James et"Le Festin de Babette"de Karen Blixen. Et je me suis efforcé de mettre dans mes lectures tout le sérieux, toute l'attention que requiert le déchiffrement des énigmes du monde". Alain Finkielkraut.
Vers l'autre flamme s'inscrit bien au c?ur d'une actualité dont les débats idéologiques et culturels confirment la pertinence du regard que portait Istrati sur l'Occident et «Octobre rouge».Un regard contemporain dont l'acuité est révélée par un présent qui n'en finit pas de reproduire son passé... De prisons en ghettos, d'asiles psychiatriques en lois martiales, la gangrène totalitaire exerce ses ravages sans distinctions idéologiques. À de rares exceptions près, nos sociétés, qu'elles se proclament prolétariennes ou libérales, violent impunément les droits et les libertés élémentaires de l'homme. Un homme asservi et exploité par l'homme. À quoi s'ajoute cette tare congénitale des sociétés modernes : la bureaucratie, expression maligne du pouvoir d'État.
La lecture n'a pas toujours été une activité solitaire : elle s'est longtemps pratiquée à voix haute, de manière collective, et, partagée dans les salons ou les jardins, fut un élément majeur de la sociabilité. La lecture est une rencontre : entre un lecteur, un texte et un auteur ; mais aussi entre plusieurs lecteurs qui confrontent leurs interprétations. La frontière entre l'écrit et l'oral s'estompe : la lecture vocalise le texte écrit et le prolonge par la conversation, voire la relation amoureuse. Cette anthologie regroupe une soixantaine de textes (très connus comme rares, français et étrangers) illustrant les différentes manières de lire : les rapports à l'objet-livre, à l'activité de lecture (rêverie, réflexion, méditation...) et au corps du lecteur. Car le plaisir de lire n'est pas seulement intellectuel mais aussi sensuel. On passe progressivement d'une lecture sacrée à une lecture profane, et d'une lecture édifiante à une lecture dangereuse — celle des romans, longtemps accusés de favoriser le vice de la curiosité. A l'heure où la lecture subit de profondes mutations, ces textes sont autant de témoignages d'une activité qui traverse les siècles et questionne notre rapport à la tradition et à l'altérité.